Une table de Chabbat dans une lumière chaude : deux bougies allumées, une ’hala couverte, une coupe d’argent et un siddour ouvert
Leçon de Siddour 12

Un chant pour le jour du Chabbat

מִזְמוֹר שִׁיר לְיוֹם הַשַּׁבָּת
Mardi 3 novembre 2026
23 ’Hechvan 5787◆כ״ג חשון תשפ״ז
Siddour Tehilat Hachem (Noussa’h Ari Zal) · Cha’harit de Chabbat · Les psaumes du Chabbat, 2e partie · Psaumes 98, 121, 122, 123, 124, 135, 136 · HaAdérèt vehaEmouna · Psaumes 92, 93
Compilé par Rabbi Haim Tebeka
Sources : Siddour Tehilat Hachem · Tehilim avec Rachi · Michna Tamid et Middot · Talmud Roch Hachana, Makot, Pessa’him, Soucca · Béréchit Rabba · Midrach Tehilim · Heikhalot Rabbati · Pri Ets ’Haïm · Torah Or · Likouté Torah · Chabad.org

Dans la leçon 11, nous avons dit les cinq premiers psaumes du Chabbat matin. Ici nous les terminons, dans l’ordre de notre siddour : le psaume 98, « Chantez à Hachem un chant nouveau » ; quatre chants des montées, 121, 122, 123 et 124 ; 135 et 136, le Grand Hallel ; et l’hymne ancien HaAdérèt vehaEmouna. Puis vient Baroukh Chéomar (leçon 10), et après lui les deux psaumes que chantaient les Léviim au Beth HaMikdach : le 92, « Un psaume, un chant pour le jour du Chabbat », et le 93, « Hachem règne ». Pour chacun je raconte son histoire d’après la Michna, la Guemara, le Midrach et Rachi, et pourquoi il appartient au Chabbat ; pour le psaume 92, l’Admour Hazaken explique ses deux mots pour « chant ». Le texte entier est imprimé avec ma propre traduction, et les mots clés sont décomposés. La grammaire nouvelle (§G53 à §G55) est « ton, ta » dit à une femme, la condition « si ce n’avait été … alors », et le mot écrit et le mot lu. La façon pratique de les dire est une question pour votre rav.

1Histoire : les chants des Léviimשִׁירֵי הַלְוִיִּם

Où nous en sommes dans le siddour

Dans la leçon 11, nous avons dit les cinq premiers psaumes du Chabbat, 19, 33, 34, 90 et 91, aux pages 150 à 154 de notre siddour, Tehilat Hachem. Cette leçon termine le parcours. J’ai ouvert le siddour imprimé et je l’ai suivi page après page. À la page 154 viennent les psaumes 98, « Chantez à Hachem un chant nouveau », et 121, « Je lève les yeux vers les montagnes ». À la page 155 viennent les 122, 123 et 124, de sorte que nous disons quatre Chir HaMaalot à la suite, puis le 135. Aux pages 156 et 157 vient le 136, Hodou, avec ses vingt-six « car Sa bonté est éternelle ». Et à la page 157, avant Baroukh Chéomar, se trouve l’hymne הָאַדֶּרֶת וְהָאֱמוּנָה, HaAdérèt vehaEmouna.

Puis vient Baroukh Chéomar, la bénédiction qui ouvre les Pessouké deZimra (leçon 10). C’est seulement après elle, à la page 158, que vient מִזְמוֹר שִׁיר לְיוֹם הַשַּׁבָּת, le psaume 92, et à la page 159 le psaume 93, Hachem molokh. C’est l’ordre qu’enseigne le Arizal dans le Pri Ets ’Haïm (Chaar HaChabbat 19) : après Hodou (136), « d’ici on revient et on dit Baroukh Chéomar, Mizmor chir leyom haChabbat ». Le psaume du jour du Chabbat est donc le premier chant que nous disons après la bénédiction.

ומכאן חוזר ואומר ב"ש, מזמור שיר ליום השבת
SourceSiddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot
Pri Ets ’Haïm, Chaar HaChabbat, ch. 19 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Pri_Etz_Chaim,_Gate_of_the_Sabbath.19

Quinze marches, et les chants des Léviim

Quatre de nos psaumes commencent par les mots Chir HaMaalot, « un chant des montées ». Il y a quinze psaumes de ce genre dans les Tehilim, du 120 au 134. Rachi explique le nom sur le premier d’entre eux (120:1) : « quinze marches qui descendent du parvis d’Israël au parvis des femmes », et sur elles les Léviim se tenaient et chantaient ces quinze chants. La Michna (Middot 2:5) décrit les mêmes marches : quinze marches montent du parvis des femmes au parvis d’Israël, « correspondant aux quinze montées des Tehilim, sur lesquelles les Léviim disent le chant ». Et la Guemara (Soucca 51b) raconte que la nuit de Sim’hat Beth HaChoéva, les Léviim se tenaient sur ces marches avec leurs instruments, « sur lesquelles les Léviim se tiennent avec des instruments de musique et disent un chant ».

Les Léviim avaient aussi un chant pour chaque jour de la semaine. La Michna à la fin de Tamid (7:4) les énumère : le vendredi ils disaient le psaume 93, Hachem molokh ; et le Chabbat ils disaient le psaume 92, « un psaume, un chant pour l’avenir, pour le jour qui est entièrement Chabbat et repos pour la vie éternelle ». Les deux derniers psaumes de cette leçon sont donc les chants des Léviim du vendredi et du Chabbat.

חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה מַעֲלוֹת הַיּוֹרְדוֹת מֵעֶזְרַת יִשְׂרָאֵל עַד עֶזְרַת נָשִׁים
כְּנֶגֶד חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה מַעֲלוֹת שֶׁבַּתְּהִלִּים, שֶׁעֲלֵיהֶן הַלְוִיִּם אוֹמְרִים בַּשִּׁיר
שֶׁעֲלֵיהֶן לְוִיִּם עוֹמְדִין בִּכְלֵי שִׁיר וְאוֹמְרִים שִׁירָה
מִזְמוֹר שִׁיר לֶעָתִיד לָבֹא, לְיוֹם שֶׁכֻּלּוֹ שַׁבָּת מְנוּחָה לְחַיֵּי הָעוֹלָמִים
SourceRachi sur Tehilim 120:1 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.120.1
Michna, Middot 2:5 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Mishnah_Middot.2.5
Talmud, Soucca 51b · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Sukkah.51b
Michna, Tamid 7:4 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Mishnah_Tamid.7.4
De larges marches en pierre de Jérusalem montant vers une porte voûtée, un olivier à côté, dans une lumière douce
« Nos pieds se tenaient dans tes portes, Jérusalem » (Tehilim 122:2)
2Les psaumes : leur histoire et leur sensמִזְמוֹרֵי שַׁבָּת

Psaume 98 : un chant nouveau

Le psaume appelle tout à chanter : le peuple avec la lyre, la trompette et le chofar, puis la mer et tout ce qui la remplit, les fleuves qui « battent des mains » et les montagnes qui chantent ensemble, « devant Hachem, car Il vient juger la terre ». Rachi sur le premier verset : « tout cela est pour l’avenir ». Un « chant nouveau » est un chant pour un monde nouveau, à la délivrance. Quand les fleuves battent des mains, explique Rachi, les prophètes parlent d’une façon que l’oreille peut recevoir ; ce n’est « qu’une expression de joie et d’allégresse ».

Pourquoi le Chabbat ? Le Arizal (Pri Ets ’Haïm 19) relie ce psaume aux vaches qui ramenèrent l’Arche du pays des Philistins, et marchèrent « droit sur le chemin » (Chemouel I 6:12) : « nos Sages ont dit : cela enseigne que les vaches chantaient », et elles chantaient « Chantez à Hachem un chant nouveau ». Même des animaux, portant la sainteté de l’Arche, chantaient. Le Chabbat, qui est un avant-goût de l’avenir, nous chantons avec elles ce chant nouveau.

כָּל אֵלֶּה לֶעָתִיד
אֶלָּא לְשׁוֹן שִׂמְחָה וְחֶדְוָה
אמרו רז"ל מלמד שהיו הפרות משוררות
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 98 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 154, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16319
Rachi sur Tehilim 98 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.98
Pri Ets ’Haïm, Chaar HaChabbat, ch. 19 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Pri_Etz_Chaim,_Gate_of_the_Sabbath.19

Psaume 121 : « D’où viendra mon secours ? »

Des quinze chants des montées, celui-ci seul est appelé שִׁיר לַמַּעֲלוֹת, « un chant pour les montées », avec un lamed. Rachi rapporte le Sifré (cité d’après lui) : il n’est pas écrit ici « un chant des montées » mais « un chant pour les montées : un chant pour Celui qui fera des montées pour les justes dans l’avenir ».

« Je lève les yeux vers les montagnes : d’où viendra mon secours ? » Et le verset suivant répond : « Mon secours vient d’Hachem, qui fait le ciel et la terre. » Puis le mot « garder » revient encore et encore : Il ne laissera pas ton pied chanceler, ton Gardien ne sommeillera pas ; le Gardien d’Israël ne sommeille ni ne dort ; Hachem est ton Gardien, ton ombre à ta droite.

Pourquoi le Chabbat ? Le Arizal compte : « dans cette louange il y a six fois “garder” ». Je les ai comptés dans notre texte : שֹׁמְרֶךָ au verset 3, שֹׁמֵר au verset 4, שֹׁמְרֶךָ au verset 5, יִשְׁמָרְךָ et יִשְׁמֹר au verset 7, et יִשְׁמָר au verset 8. Six, comme les six jours de la semaine ; et le Chabbat, dit-il, les bénédictions descendent d’en haut, et par elles nous sommes gardés de tout mal. Le reste de ses paroles appartient à l’étude de la Kabbale.

שִׁיר לְמִי שֶׁעָתִיד לַעֲשׂוֹת מַעֲלוֹת לַצַּדִּיקִים לֶעָתִיד לָבֹא
ויש בזה השבח ו' פעמים שמירה
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 121 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 154, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16342
Rachi sur Tehilim 121 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.121
Sifré · cité d’après Rachi ; non consulté
Pri Ets ’Haïm, Chaar HaChabbat, ch. 19 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Pri_Etz_Chaim,_Gate_of_the_Sabbath.19
Une chaîne de collines et de montagnes aux couleurs douces du matin, un sentier qui monte de la vallée
« Je lève les yeux vers les montagnes » (Tehilim 121:1)

Psaume 122 : « Allons à la maison d’Hachem »

« Je me suis réjoui quand on m’a dit : Allons à la maison d’Hachem. » La Guemara (Makot 10a) raconte ce que David entendait. Des gens passaient et disaient : « Quand ce vieillard mourra-t-il, pour que Chelomo son fils vienne bâtir le Beth HaBe’hira, et que nous montions pour la fête ? » Et David se réjouissait. Hachem lui dit : « Meilleur pour Moi est un jour où tu t’occupes de la Torah devant Moi, que mille holocaustes que Chelomo ton fils offrira un jour devant Moi sur l’autel. » Et sur le verset suivant, « nos pieds se tenaient dans tes portes, Jérusalem », la Guemara demande : « Qui a fait tenir nos pieds dans la guerre ? Les portes de Jérusalem, où l’on s’occupait de la Torah. »

Puis David parle à la ville elle-même, et l’appelle « tu », au féminin : dans tes portes, ceux qui t’aiment, la paix dans tes remparts, je parlerai de paix en toi (§G53). Rachi sur le verset 6 : « Demandez la paix de Jérusalem, et dites-lui : Que ceux qui t’aiment soient en paix. » Et sur le verset 8 : « Moi, David le roi, je dis : la paix soit en toi. »

מָתַי יָמוּת זָקֵן זֶה, וְיָבֹא שְׁלֹמֹה בְּנוֹ וְיִבְנֶה בֵּית הַבְּחִירָה וְנַעֲלֶה לָרֶגֶל
טוֹב לִי יוֹם אֶחָד שֶׁאַתָּה עוֹסֵק בַּתּוֹרָה לְפָנַי, מֵאֶלֶף עוֹלוֹת שֶׁעָתִיד שְׁלֹמֹה בִּנְךָ לְהַקְרִיב לְפָנַי עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ
מִי גָּרַם לְרַגְלֵינוּ שֶׁיַּעַמְדוּ בַּמִּלְחָמָה – שַׁעֲרֵי יְרוּשָׁלַםִ, שֶׁהָיוּ עוֹסְקִים בַּתּוֹרָה
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 122 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16343
Talmud, Makot 10a · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Makkot.10a
Rachi sur Tehilim 122 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.122

Psaumes 123 et 124 : des yeux levés, et « Si ce n’avait été Hachem »

Le psaume 123 a quatre courts versets. « Vers Toi je lève les yeux, Toi qui demeures dans les cieux. » Nous regardons vers Hachem « comme les yeux des serviteurs vers la main de leurs maîtres », jusqu’à ce qu’Il nous fasse grâce ; « car nous avons été plus que rassasiés de mépris ». Sur le mot הַיֹּשְׁבִי, « Toi qui demeures », Rachi note un « youd en plus » à la fin, une terminaison poétique. Au dernier verset, notre siddour lit deux mots, לִגְאֵי יוֹנִים, là où le texte écrit des Tehilim n’en a qu’un ; Rachi dit : « écrit en un, et nous le lisons en deux » (§G55).

Le psaume 124 est un chant de reconnaissance pour un sauvetage : « Si ce n’avait été Hachem qui était avec nous, qu’Israël le dise donc. » Si ce n’avait été Lui, les eaux nous auraient emportés, « alors » et encore « alors », trois fois אֲזַי (§G54). « Notre âme s’est échappée comme un oiseau du piège des oiseleurs ; le piège s’est brisé, et nous nous sommes échappés. »

Pourquoi le Chabbat ? Le Arizal écrit : « David le roi, que la paix soit sur lui, l’a dit au sujet de la délivrance future » ; alors Israël dira : « Si ce n’avait été Hachem… ». Et il explique pourquoi il a sa place ici : « parce que le Chabbat est à l’image du Monde à venir, un monde qui est entièrement Chabbat ».

יוֹ״ד יְתֵירָה
כְּתִיב חַד וְקָרִינָן תְּרֵין
דוד המלך ע"ה אמר על הגאולה העתידה
ולפי שבשבת דוגמת עולם הבא, עולם שכולו שבת
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 123 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16344
Chabad.org : Tehilim, chapitre 124 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16345
Rachi sur Tehilim 123 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.123
Pri Ets ’Haïm, Chaar HaChabbat, ch. 19 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Pri_Etz_Chaim,_Gate_of_the_Sabbath.19

Psaumes 135 et 136 : le Grand Hallel

Le psaume 135 commence et se termine par Halleluya. Il loue Hachem qui a choisi Yaakov « pour Son trésor », qui fait tout ce qu’Il veut au ciel et sur la terre, qui a frappé les premiers-nés d’Égypte et donné le pays de Si’hon et d’Og en héritage à Israël ; et il se moque des idoles, qui ont une bouche et ne parlent pas.

Le psaume 136, Hodou, est appelé dans la Guemara (Pessa’him 118a) הַלֵּל הַגָּדוֹל, « le Grand Hallel ». Nous le disons au Séder, après le Hallel habituel : « la quatrième coupe, on termine sur elle le Hallel et on dit le Grand Hallel ». Pourquoi l’appelle-t-on grand ? Rabbi Yo’hanan : « parce que le Saint, béni soit-Il, siège dans les hauteurs du monde et distribue la nourriture à chaque créature » (verset 25, « Il donne du pain à toute chair »). Et la Guemara ajoute : « la nourriture de l’homme est aussi difficile que la séparation de la mer des Joncs », et elle lit « Il donne du pain à toute chair » (verset 25) avec « qui a fendu la mer des Joncs en parts » (verset 13). Où commence exactement le Grand Hallel, la Guemara rapporte trois avis ; dans l’un d’eux, il inclut la fin du psaume 135, à partir de « car Hachem a choisi Yaakov pour Lui ».

Vingt-six fois. Chaque verset se termine par כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ, « car Sa bonté est éternelle ». Rabbi Yehochoua ben Lévi dit dans la Guemara que les vingt-six refrains correspondent « aux vingt-six générations que le Saint, béni soit-Il, a créées dans Son monde sans leur donner la Torah, et Il les a nourries par Sa bonté ». Rachi dit la même chose sur le verset 25. Le Arizal ajoute : « il a vingt-six versets, correspondant à Havaya », le Nom d’Hachem dont les quatre lettres font vingt-six (§G45). Rachi explique aussi le verset 13, « qui a fendu la mer des Joncs en parts » : « douze déchirures, pour douze tribus ».

רְבִיעִי גּוֹמֵר עָלָיו אֶת הַהַלֵּל, וְאוֹמֵר הַלֵּל הַגָּדוֹל
מִפְּנֵי שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יוֹשֵׁב בְּרוּמוֹ שֶׁל עוֹלָם וּמְחַלֵּק מְזוֹנוֹת לְכׇל בְּרִיָּה
קָשִׁין מְזוֹנוֹתָיו שֶׁל אָדָם כִּקְרִיעַת יַם סוּף
כְּנֶגֶד עֶשְׂרִים וְשִׁשָּׁה דּוֹרוֹת שֶׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ וְלֹא נָתַן לָהֶם תּוֹרָה, וְזָן אוֹתָם בְּחַסְדּוֹ
יש בו כ"ו פסוקים נגד הויה
שְׁנֵים עָשָׂר קְרָעִים לִשְׁנֵים עָשָׂר שְׁבָטִים
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 135 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155-156, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16356
Chabad.org : Tehilim, chapitre 136 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 156-157, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16357
Talmud, Pessa’him 118a · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Pesachim.118a
Rachi sur Tehilim 136 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.136
Pri Ets ’Haïm, Chaar HaChabbat, ch. 19 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Pri_Etz_Chaim,_Gate_of_the_Sabbath.19

HaAdérèt vehaEmouna : un hymne des palais célestes

À la fin de la page 157, notre siddour imprime un hymne de vingt-deux lignes. Chaque ligne nomme deux qualités commençant par la même lettre, dans l’ordre de l’alef-beth, et se termine par לְחַי עוֹלָמִים, « appartiennent à Celui qui vit éternellement » : la majesté et la fidélité, l’intelligence et la bénédiction, et ainsi de suite jusqu’à la louange et la gloire.

Il est très ancien. Je l’ai trouvé dans les Heikhalot Rabbati (28), un des livres anciens des « palais » célestes, avec une formulation un peu différente : il commence par הָאַדֶּרֶת וְהָאֱמוּנָה לְחַי הָעוֹלָמִים, et certains de ses mots diffèrent de notre siddour. Le texte de notre leçon est celui qui est imprimé dans notre siddour.

Le chant français du Rabbi. Tout enfant de ’Habad connaît HaAdérèt vehaEmouna avec un air. Chabad.org raconte l’histoire (Mordechai Lightstone, « The Rebbe’s French Revolution »). Le soir de Sim’hat Torah 5734, le 19 octobre 1973, au 770, dans une année de Hakhel, moins de deux semaines après l’attaque contre Israël le jour de Kippour, le Rabbi ouvrit son siddour et se mit à chanter un air inconnu. Un étudiant français s’écria que c’était La Marseillaise, l’hymne national français. Le Rabbi y avait mis les paroles de HaAdérèt vehaEmouna, « un poème acrostiche alphabétique, chanté couramment pendant les danses de Sim’hat Torah » (traduit de l’anglais). Ce soir-là, il honora le jeune Rav Chmouel « Moulé » Azimov, son émissaire à Paris depuis 1968, en lui faisant porter le « Séfer Torah pour accueillir Machia’h », et une soixantaine de jeunes invités français dansèrent avec lui.

Il y avait un précédent. L’Admour Hazaken entendit la marche des armées de Napoléon et dit : « C’est un chant de victoire ! » (traduit de l’anglais). Elle devint la Marche de Napoléon, chantée à la fin de Yom Kippour. Au farbrenguen du Chabbat qui suivit Sim’hat Torah, le Rabbi expliqua (Torat Mena’hem, vol. 74, p. 171, cité d’après l’article) : son intention n’était pas que quelqu’un assis à Brooklyn apprenne un nouveau chant, « mais que ces Juifs de France marchent avec lui victorieusement pour accueillir Machia’h » (traduit de l’anglais). Et en 1991 il dit : « Ce chant a été entièrement transformé en quelque chose de saint » (traduit de l’anglais ; Séfer HaSi’hot 5752, p. 183-184, cité d’après l’article).

האדרת והאמונה לחי העולמים
SourceSiddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 157 · HaAdérèt vehaEmouna, transcrit de la page imprimée ; traduction personnelle
Heikhalot Rabbati 28 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Heikhalot_Rabbati.28
Chabad.org : Mordechai Lightstone, « The Rebbe’s French Revolution » (3 octobre 2023) · anglais cité (traduit de l’anglais) et en paraphrase · chabad.org/…/aid/6100450
Torat Mena’hem, vol. 74, p. 171 ; Séfer HaSi’hot 5752, p. 183-184 · cité d’après l’article de Chabad.org ; non consulté

Psaume 92 : le chant du jour du Chabbat

Le chant des Léviim. C’est le psaume que les Léviim chantaient au Beth HaMikdach chaque Chabbat (Michna Tamid 7:4). La Michna lit son titre d’une façon plus profonde : « un psaume, un chant pour l’avenir, pour le jour qui est entièrement Chabbat et repos pour la vie éternelle ». Dans la Guemara (Roch Hachana 31a), Rabbi Akiva explique les chants des jours par les jours de la création, et pour le septième il donne la même lecture : « pour le jour qui est entièrement Chabbat » ; Rabbi Ne’hémia dit : « le septième, parce qu’Il s’est reposé ». Rachi aussi : « pour le jour du Chabbat : que nous le disons le Chabbat, et il parle du Monde à venir, qui est entièrement Chabbat ».

Le chant d’Adam. Béréchit Rabba (22:13) raconte qu’Adam rencontra Caïn après sa punition et lui demanda ce qu’il était advenu de son jugement. Caïn répondit : « J’ai fait techouva, et il a été adouci. » Adam se frappa le visage et dit : « Si grande est la force de la techouva, et je ne le savais pas ! » Aussitôt il se leva et dit : « Un psaume, un chant pour le jour du Chabbat… Il est bon de rendre grâce à Hachem. » Le Midrach Tehilim lit טוֹב לְהוֹדוֹת comme « bon d’avouer » : Adam l’a dit « pour que toutes les générations apprennent que quiconque avoue ses fautes et les abandonne est sauvé ». Et Rabbi Lévi ajoute : « Adam a dit ce psaume, il fut oublié dans sa génération ; et Moché vint et le renouvela en son nom. »

Doublé. Le Midrach Tehilim remarque : « tout ce qui concerne le Chabbat est doublé » : la double part de manne, son sacrifice, sa punition, sa récompense, et aussi « son psaume est doublé : mizmor chir leyom haChabbat », deux mots pour « chant ». L’éclairage ’hassidique ci-dessous explique cette paire.

Le matin et la nuit. « Raconter Ta bonté le matin, et Ta fidélité dans les nuits. » Rachi : le matin, « au temps de la délivrance » ; et dans les nuits, « encore dans la détresse de l’exil, croire en Toi » que Tu tiendras Ta promesse.

Le palmier et le cèdre. « Le juste fleurira comme le palmier ; comme un cèdre du Liban il grandira. » Pourquoi les deux ? Rachi : « comme le palmier, pour donner des fruits ; et comme un cèdre du Liban, pour renouveler son tronc ». Un cèdre que l’on coupe repousse de sa racine. Le juste donne des fruits, et même après une chute il repousse.

מִזְמוֹר שִׁיר לֶעָתִיד לָבֹא, לְיוֹם שֶׁכֻּלּוֹ שַׁבָּת מְנוּחָה לְחַיֵּי הָעוֹלָמִים
בַּשְּׁבִיעִי — עַל שֵׁם שֶׁשָּׁבַת
שֶׁאוֹמְרִים אוֹתוֹ בְּשַׁבָּתוֹת, וְהוּא מְדַבֵּר בְּעִנְיַן הָעוֹלָם הַבָּא שֶׁכֻּלּוֹ שַׁבָּת
כָּךְ הִיא כֹּחָהּ שֶׁל תְּשׁוּבָה וַאֲנִי לֹא הָיִיתִי יוֹדֵעַ
שכל מי שמודה על פשעים ועוזב ניצל מדינה של גהינם
הַמִּזְמוֹר הַזֶּה אָדָם הָרִאשׁוֹן אֲמָרוֹ וְנִשְׁתַּכַּח מִדּוֹרוֹ וּבָא משֶׁה וְחִדְּשׁוֹ עַל שְׁמוֹ
כל עיסקא דשבתא כפול
מזמורו כפול מזמור שיר ליום השבת
וּבְעוֹד צָרַת הַגָּלוּת לְהַאֲמִין בְּךָ
כַּתָּמָר – לַעֲשׂוֹת פֵּרוֹת, וּכְאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן – לְהַחֲלִיף גִּזְעוֹ
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 92 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 158, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16313
Michna, Tamid 7:4 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Mishnah_Tamid.7.4
Talmud, Roch Hachana 31a · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rosh_Hashanah.31a
Rachi sur Tehilim 92 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.92
Béréchit Rabba 22:13 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Bereishit_Rabbah.22.13
Midrach Tehilim 92 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Midrash_Tehillim.92
Éclairage ’hassidique

Mizmor chir : le chant de l’instrument s’élève dans le chant de l’âme

Une table de Chabbat dans une lumière chaude : deux bougies allumées, une ’hala couverte, une coupe d’argent et un siddour ouvert

Pourquoi le psaume du Chabbat s’ouvre-t-il par deux mots pour « chant », מִזְמוֹר שִׁיר ? Le Midrach l’a dit : tout ce qui concerne le Chabbat est doublé. L’Admour Hazaken, dans le Likouté Torah, dans le discours qui commence par מִזְמוֹר שִׁיר חֲנֻכַּת הַבַּיִת (Vezot HaBerakha, 98c-d), explique ce qu’est chacun de ces mots. Je traduis de l’hébreu :

« Or mizmor chir est une expression double. Mais il y a une différence entre mizmor et chir : le zémèr, la mélodie, est ce que l’on joue sur un instrument, la harpe et la lyre… Et le chir est dans la bouche : la voix qui sort de la bouche, qui n’est pas revêtue d’un instrument.

Le mizmor est le chant des anges… Le chir est le chant des âmes au Gan Éden… dans une véritable annulation de soi, comme l’annulation d’une bougie devant une torche.

C’est pourquoi, quand il est dit mizmor chir, c’est l’élévation du mizmor, pour être inclus dans le chir et s’unir à lui… Et de même : mizmor chir leyom haChabbat. »

— L’Admour Hazaken, Likouté Torah, Vezot HaBerakha 98c-d (ma traduction)
SourceLikouté Torah, Vezot HaBerakha, le discours מזמור שיר חנוכת הבית (Kehot), 98c-d · texte hébreu via Sefaria (V’Zot HaBerachah 5) ; cité tel qu’imprimé, et traduit par moi · sefaria.org/Likkutei_Torah,_V'Zot_HaBerachah.5
Midrach Tehilim 92 · texte hébreu via Sefaria ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles · sefaria.org/Midrash_Tehillim.92
Grammaire : le participe, « Celui qui fait » → voir Leçon 3 §G15
Ce qu’ajoute l’Admour Hazaken, et ce que j’en retiens

Deux sortes de chant. Le chant des anges est bruyant : l’Admour Hazaken dit que même leur annulation se ressent « avec une grande voix et un grand fracas, tout cela à cause du réceptacle », car ils sont revêtus d’une sorte de corps. Le chant de l’âme est silencieux et vrai, comme une petite flamme qui disparaît dans une grande torche. Mizmor chir veut dire que le chant inférieur monte dans le chant supérieur ; chir mizmor, dit-il, c’est l’inverse, quand le chant supérieur descend s’unir à l’inférieur. Et sur mizmor chir leyom haChabbat il rapporte le Mikdach Méle’h, un commentaire du Zohar, qui l’explique par la Michna à la fin de Tamid : « pour le jour qui est entièrement Chabbat ».

Le vendredi soir : l’ouvrage monte. Dans le Torah Or (Yitro, 73b-c), l’Admour Hazaken dit la même chose du Chabbat lui-même : « le Chabbat du vendredi soir est un état d’élévation, et c’est le sens de mizmor chir leyom haChabbat », tandis que « le Chabbat du jour est un état d’épanchement vers le bas ». Il donne une parabole. Un homme d’un grand esprit abaisse et resserre son esprit dans un ouvrage, un dessin ou un écrit. Quand il achève son ouvrage et se repose, son esprit revient à sa source ; et ensuite il regarde de nouveau, de son grand esprit, tout ce qu’il a fait. La nuit du Chabbat est le repos et le retour vers le haut ; le jour est le second regard, qui fait descendre la lumière. C’est pourquoi, dit-il, la nuit nous chantons Azamer bichva’hin, et le jour Assader lisseoudata. Je le note honnêtement : le Torah Or relie mizmor chir au vendredi soir, où nous le disons dans la Kabbalat Chabbat ; le matin, nous le disons une seconde fois, ici, après Baroukh Chéomar.

Et à la fin. Maintenant, écrit-il, il y a des montées et des descentes ; mais dans l’avenir, à la résurrection, « il y aura un jour qui sera entièrement Chabbat et repos pour la vie éternelle, et il n’y aura plus de montées et de descentes ». Ce sont les mots de la Michna de Tamid, le titre même que chantaient les Léviim.

À partir d’ici, mes propres pensées. Le chant de la semaine monte. Toute la semaine, notre louange est un mizmor : elle se joue sur des instruments, par nos mains, notre travail, nos journées chargées, et elle est bruyante. Le Chabbat, l’instrument est posé, et le chant qui était en lui monte dans le chir, le chant silencieux de l’âme. Le psaume le dit lui-même : כִּי שִׂמַּחְתַּנִי יְיָ בְּפָעֳלֶךָ, בְּמַעֲשֵׂי יָדֶיךָ אֲרַנֵּן, « Tu m’as réjoui, Hachem, par Tes œuvres ; devant les ouvrages de Tes mains je chante de joie. » Comme l’homme de la parabole, nous nous arrêtons, nous regardons l’ouvrage, et nous chantons.

Le Chabbat matin. Quand vous dites מִזְמוֹר שִׁיר, apportez la semaine avec vous : le travail, le bruit, l’effort. Non pour les laisser derrière vous, mais pour qu’ils s’élèvent et soient inclus dans le chant de l’âme, comme une petite bougie est incluse dans une grande torche.

SourceLikouté Torah, Vezot HaBerakha, le discours מזמור שיר חנוכת הבית (Kehot), 98c-d · texte hébreu via Sefaria (V’Zot HaBerachah 5) ; cité tel qu’imprimé, et traduit par moi · sefaria.org/Likkutei_Torah,_V'Zot_HaBerachah.5
Torah Or, Yitro, le discours להבין ביאור ענין האבות הן הן המרכבה (Kehot), 73b-c · texte hébreu via Sefaria (Torah Ohr, Yitro 9) ; cité tel qu’imprimé, et traduit par moi · sefaria.org/Torah_Ohr,_Yitro.9
Michna, Tamid 7:4 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Mishnah_Tamid.7.4
Mikdach Méle’h (sur mizmor chir) · cité d’après le Likouté Torah ; non consulté
Un grand palmier dattier chargé de fruits à côté d’un grand cèdre sur une colline verte
« Le juste fleurira comme le palmier ; comme un cèdre du Liban il grandira » (Tehilim 92:13)

Psaume 93 : Hachem règne

« Hachem règne ; Il est revêtu de majesté. » C’était le chant des Léviim du vendredi (Michna Tamid 7:4), et Rabbi Akiva dans la Guemara (Roch Hachana 31a) explique pourquoi : « parce qu’Il a achevé Son œuvre et a régné sur elles ». Le sixième jour le monde était complet, et le Roi fut couronné sur tout ce qu’Il avait fait. C’est pourquoi il suit le psaume du Chabbat dans notre siddour, ici et dans la Kabbalat Chabbat.

Rachi sur le premier verset : « ils le diront dans l’avenir » : la royauté d’Hachem sera vue de tous. « Les fleuves ont élevé leur voix », les vagues de la mer se brisent et grondent ; mais « plus que le bruit des grandes eaux… puissant dans les hauteurs est Hachem ».

Le psaume se termine : « Tes témoignages sont très fidèles ; la sainteté convient à Ta maison, Hachem, pour la longueur des jours. » Notre siddour lit נַאֲוָה, avec un pata’h ; Rachi lit aussi נַאֲוָה, et l’explique comme « un terme de demeure (נָוֶה) » : la sainteté demeure dans Ta maison. Le siddour imprime aussi, en petits caractères, l’autre lecture נָאֲוָה, « convient ». J’ai traduit « convient », et les deux sens sont vrais.

עַל שֵׁם שֶׁגָּמַר מְלַאכְתּוֹ וּמָלַךְ עֲלֵיהֶן
יֹאמְרוּ לֶעָתִיד
לְשׁוֹן נָוֶה
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 93 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 159, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16314
Michna, Tamid 7:4 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Mishnah_Tamid.7.4
Talmud, Roch Hachana 31a · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rosh_Hashanah.31a
Rachi sur Tehilim 93 · texte hébreu via Sefaria ; cité · sefaria.org/Rashi_on_Psalms.93
De grandes vagues se brisant sur des rochers sombres, l’écume blanche dans l’air, sous un ciel doux
« Plus que le bruit des grandes eaux… puissant dans les hauteurs est Hachem » (Tehilim 93:4)
3Le texteהַנֻּסָּח

Comment le texte est imprimé ici

Les neuf psaumes sont imprimés en entier, verset par verset, avec ma propre traduction ; le numéro du verset ouvre chaque traduction. Comme dans la leçon 11, j’ai pris l’hébreu dans les Tehilim de Chabad.org et j’ai vérifié chaque mot sur notre siddour imprimé, Tehilat Hachem, pages 154 à 159 ; HaAdérèt vehaEmouna, je l’ai recopié de la page 157. Je l’ai imprimé comme le siddour l’imprime : le Nom d’Hachem écrit יְיָ, sans traits d’union entre les mots, et l’orthographe du siddour là où elle diffère (je la donne sous chaque psaume). L’ordre est celui du siddour, avec Baroukh Chéomar (leçon 10) entre HaAdérèt et le psaume 92. Les mots qui ont besoin d’une translittération sont translittérés dans la partie Mot à mot.

SourceSiddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot
Chabad.org : Tehilim, chapitre 98 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 154, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16319
Chabad.org : Tehilim, chapitre 121 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 154, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16342
Chabad.org : Tehilim, chapitre 122 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16343
Chabad.org : Tehilim, chapitre 123 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16344
Chabad.org : Tehilim, chapitre 124 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16345
Chabad.org : Tehilim, chapitre 135 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155-156, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16356
Chabad.org : Tehilim, chapitre 136 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 156-157, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16357
Chabad.org : Tehilim, chapitre 92 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 158, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16313
Chabad.org : Tehilim, chapitre 93 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 159, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16314

1. Psaume 98 : « Chantez à Hachem un chant nouveau »

HébreuSens
מִזְמוֹר שִׁירוּ לַייָ שִׁיר חָדָשׁ כִּי נִפְלָאוֹת עָשָׂה הוֹשִׁיעָה לּוֹ יְמִינוֹ וּזְרוֹעַ קָדְשׁוֹ:1. Un psaume. Chantez à Hachem un chant nouveau, car Il a fait des merveilles ; Sa droite et Son bras saint Lui ont donné la victoire.
הוֹדִיעַ יְיָ יְשׁוּעָתוֹ לְעֵינֵי הַגּוֹיִם גִּלָּה צִדְקָתוֹ:2. Hachem a fait connaître Son salut ; aux yeux des nations Il a dévoilé Sa justice.
זָכַר חַסְדּוֹ וֶאֱמוּנָתוֹ לְבֵית יִשְׂרָאֵל רָאוּ כָל אַפְסֵי אָרֶץ אֵת יְשׁוּעַת אֱלֹהֵינוּ:3. Il S’est souvenu de Sa bonté et de Sa fidélité envers la maison d’Israël ; toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre D.ieu.
הָרִיעוּ לַייָ כָּל הָאָרֶץ פִּצְחוּ וְרַנְּנוּ וְזַמֵּרוּ:4. Acclamez Hachem, toute la terre ; éclatez, chantez de joie et jouez.
זַמְּרוּ לַייָ בְּכִנּוֹר בְּכִנּוֹר וְקוֹל זִמְרָה:5. Jouez pour Hachem sur la lyre, sur la lyre et au son du chant.
בַּחֲצֹצְרוֹת וְקוֹל שׁוֹפָר הָרִיעוּ לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ יְיָ:6. Avec les trompettes et le son du chofar, acclamez le Roi, Hachem.
יִרְעַם הַיָּם וּמְלוֹאוֹ תֵּבֵל וְיֹשְׁבֵי בָהּ:7. Que la mer gronde, et tout ce qui la remplit ; le monde, et ceux qui y habitent.
נְהָרוֹת יִמְחֲאוּ כָף יַחַד הָרִים יְרַנֵּנוּ:8. Que les fleuves battent des mains ; que les montagnes chantent de joie ensemble
לִפְנֵי יְיָ כִּי בָא לִשְׁפֹּט הָאָרֶץ יִשְׁפֹּט תֵּבֵל בְּצֶדֶק וְעַמִּים בְּמֵישָׁרִים:9. devant Hachem, car Il vient juger la terre ; Il jugera le monde avec justice, et les peuples avec droiture.

Siddour, p. 154. Notre siddour écrit וּמְלוֹאוֹ et וְיֹשְׁבֵי au verset 7.

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 98 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 154, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16319
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

2. Psaume 121 : « Un chant pour les montées »

HébreuSens
שִׁיר לַמַּעֲלוֹת אֶשָּׂא עֵינַי אֶל הֶהָרִים מֵאַיִן יָבוֹא עֶזְרִי:1. Un chant pour les montées. Je lève les yeux vers les montagnes : d’où viendra mon secours ?
עֶזְרִי מֵעִם יְיָ עֹשֵׂה שָׁמַיִם וָאָרֶץ:2. Mon secours vient d’Hachem, qui fait le ciel et la terre.
אַל יִתֵּן לַמּוֹט רַגְלֶךָ אַל יָנוּם שֹׁמְרֶךָ:3. Il ne laissera pas ton pied chanceler ; ton Gardien ne sommeillera pas.
הִנֵּה לֹא יָנוּם וְלֹא יִישָׁן שֹׁמֵר יִשְׂרָאֵל:4. Voici, le Gardien d’Israël ne sommeille ni ne dort.
יְיָ שֹׁמְרֶךָ יְיָ צִלְּךָ עַל יַד יְמִינֶךָ:5. Hachem est ton Gardien ; Hachem est ton ombre à ta droite.
יוֹמָם הַשֶּׁמֶשׁ לֹא יַכֶּכָּה וְיָרֵחַ בַּלָּיְלָה:6. Le jour, le soleil ne te frappera pas, ni la lune pendant la nuit.
יְיָ יִשְׁמָרְךָ מִכָּל רָע יִשְׁמֹר אֶת נַפְשֶׁךָ:7. Hachem te gardera de tout mal ; Il gardera ton âme.
יְיָ יִשְׁמָר צֵאתְךָ וּבוֹאֶךָ מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם:8. Hachem gardera ta sortie et ton entrée, dès maintenant et à jamais.

Siddour, p. 154. Notre siddour écrit יָבוֹא, avec un vav, au verset 1, et שֹׁמֵר, sans vav, au verset 4. Six fois « garder » (Pri Ets ’Haïm).

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 121 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 154, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16342
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

3. Psaume 122 : « Je me suis réjoui »

HébreuSens
שִׁיר הַמַּעֲלוֹת לְדָוִד שָׂמַחְתִּי בְּאֹמְרִים לִי בֵּית יְיָ נֵלֵךְ:1. Un chant des montées, de David. Je me suis réjoui quand on m’a dit : Allons à la maison d’Hachem.
עֹמְדוֹת הָיוּ רַגְלֵינוּ בִּשְׁעָרַיִךְ יְרוּשָׁלִָם:2. Nos pieds se tenaient dans tes portes, Jérusalem :
יְרוּשָׁלִַם הַבְּנוּיָה כְּעִיר שֶׁחֻבְּרָה לָּהּ יַחְדָּו:3. Jérusalem, bâtie comme une ville unie en elle-même,
שֶׁשָּׁם עָלוּ שְׁבָטִים שִׁבְטֵי יָהּ עֵדוּת לְיִשְׂרָאֵל לְהוֹדוֹת לְשֵׁם יְיָ:4. où montaient les tribus, les tribus d’Hachem, un témoignage pour Israël, pour rendre grâce au Nom d’Hachem.
כִּי שָׁמָּה יָשְׁבוּ כִסְאוֹת לְמִשְׁפָּט כִּסְאוֹת לְבֵית דָּוִד:5. Car là se tenaient des trônes pour le jugement, les trônes de la maison de David.
שַׁאֲלוּ שְׁלוֹם יְרוּשָׁלִָם יִשְׁלָיוּ אֹהֲבָיִךְ:6. Demandez la paix de Jérusalem ; que ceux qui t’aiment soient en paix.
יְהִי שָׁלוֹם בְּחֵילֵךְ שַׁלְוָה בְּאַרְמְנוֹתָיִךְ:7. Que la paix soit dans tes remparts, la tranquillité dans tes palais.
לְמַעַן אַחַי וְרֵעָי אֲדַבְּרָה נָּא שָׁלוֹם בָּךְ:8. Pour l’amour de mes frères et de mes amis, je veux dire : La paix soit en toi.
לְמַעַן בֵּית יְיָ אֱלֹהֵינוּ אֲבַקְשָׁה טוֹב לָךְ:9. Pour l’amour de la maison d’Hachem notre D.ieu, je veux rechercher ton bien.

Siddour, p. 155. Notre siddour écrit לְהוֹדוֹת, avec un vav, au verset 4.

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 122 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16343
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

4. Psaume 123 : « Vers Toi je lève les yeux »

HébreuSens
שִׁיר הַמַּעֲלוֹת אֵלֶיךָ נָשָׂאתִי אֶת עֵינַי הַיֹּשְׁבִי בַּשָּׁמָיִם:1. Un chant des montées. Vers Toi je lève les yeux, Toi qui demeures dans les cieux.
הִנֵּה כְעֵינֵי עֲבָדִים אֶל יַד אֲדוֹנֵיהֶם כְּעֵינֵי שִׁפְחָה אֶל יַד גְּבִרְתָּהּ כֵּן עֵינֵינוּ אֶל יְיָ אֱלֹהֵינוּ עַד שֶׁיְּחָנֵּנוּ:2. Voici, comme les yeux des serviteurs vers la main de leurs maîtres, comme les yeux d’une servante vers la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux sont vers Hachem notre D.ieu, jusqu’à ce qu’Il nous fasse grâce.
חָנֵּנוּ יְיָ חָנֵּנוּ כִּי רַב שָׂבַעְנוּ בוּז:3. Fais-nous grâce, Hachem, fais-nous grâce, car nous avons été plus que rassasiés de mépris.
רַבַּת שָׂבְעָה לָּהּ נַפְשֵׁנוּ הַלַּעַג הַשַּׁאֲנַנִּים הַבּוּז לִגְאֵי יוֹנִים:4. Notre âme a été plus que rassasiée de la moquerie des insouciants, du mépris des orgueilleux oppresseurs.

Siddour, p. 155. Au verset 4, le siddour lit deux mots, לִגְאֵי יוֹנִים ; le verset est écrit en un seul mot, לִגְאֵיוֹנִים (§G55).

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 123 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16344
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

5. Psaume 124 : « Si ce n’avait été Hachem »

HébreuSens
שִׁיר הַמַּעֲלוֹת לְדָוִד לוּלֵי יְיָ שֶׁהָיָה לָנוּ יֹאמַר נָא יִשְׂרָאֵל:1. Un chant des montées, de David. Si ce n’avait été Hachem qui était avec nous, qu’Israël le dise donc,
לוּלֵי יְיָ שֶׁהָיָה לָנוּ בְּקוּם עָלֵינוּ אָדָם:2. si ce n’avait été Hachem qui était avec nous quand des hommes se sont levés contre nous,
אֲזַי חַיִּים בְּלָעוּנוּ בַּחֲרוֹת אַפָּם בָּנוּ:3. alors ils nous auraient engloutis vivants, quand leur colère s’enflammait contre nous ;
אֲזַי הַמַּיִם שְׁטָפוּנוּ נַחְלָה עָבַר עַל נַפְשֵׁנוּ:4. alors les eaux nous auraient emportés ; le torrent aurait passé sur notre âme ;
אֲזַי עָבַר עַל נַפְשֵׁנוּ הַמַּיִם הַזֵּידוֹנִים:5. alors les eaux furieuses auraient passé sur notre âme.
בָּרוּךְ יְיָ שֶׁלֹּא נְתָנָנוּ טֶרֶף לְשִׁנֵּיהֶם:6. Béni soit Hachem, qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents.
נַפְשֵׁנוּ כְּצִפּוֹר נִמְלְטָה מִפַּח יוֹקְשִׁים הַפַּח נִשְׁבָּר וַאֲנַחְנוּ נִמְלָטְנוּ:7. Notre âme s’est échappée comme un oiseau du piège des oiseleurs ; le piège s’est brisé, et nous nous sommes échappés.
עֶזְרֵנוּ בְּשֵׁם יְיָ עֹשֵׂה שָׁמַיִם וָאָרֶץ:8. Notre secours est dans le Nom d’Hachem, qui fait le ciel et la terre.

Siddour, p. 155. Trois fois אֲזַי, « alors » (§G54).

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 124 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16345
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

6. Psaume 135 : « Halleluya, louez le Nom d’Hachem »

HébreuSens
הַלְלוּיָהּ הַלְלוּ אֶת שֵׁם יְיָ הַלְלוּ עַבְדֵי יְיָ:1. Halleluya. Louez le Nom d’Hachem ; louez, serviteurs d’Hachem,
שֶׁעֹמְדִים בְּבֵית יְיָ בְּחַצְרוֹת בֵּית אֱלֹהֵינוּ:2. qui vous tenez dans la maison d’Hachem, dans les parvis de la maison de notre D.ieu.
הַלְלוּיָהּ כִּי טוֹב יְיָ זַמְּרוּ לִשְׁמוֹ כִּי נָעִים:3. Halleluya, car Hachem est bon ; chantez pour Son Nom, car c’est agréable.
כִּי יַעֲקֹב בָּחַר לוֹ יָהּ יִשְׂרָאֵל לִסְגֻלָּתוֹ:4. Car Hachem a choisi Yaakov pour Lui, Israël pour Son trésor.
כִּי אֲנִי יָדַעְתִּי כִּי גָדוֹל יְיָ וַאֲדֹנֵינוּ מִכָּל אֱלֹהִים:5. Car je sais qu’Hachem est grand, et notre Maître est au-dessus de toutes les puissances.
כֹּל אֲשֶׁר חָפֵץ יְיָ עָשָׂה בַּשָּׁמַיִם וּבָאָרֶץ בַּיַּמִּים וְכָל תְּהֹמוֹת:6. Tout ce qu’Hachem a voulu, Il l’a fait, au ciel et sur la terre, dans les mers et dans tous les abîmes.
מַעֲלֶה נְשִׂאִים מִקְצֵה הָאָרֶץ בְּרָקִים לַמָּטָר עָשָׂה מוֹצֵא רוּחַ מֵאוֹצְרוֹתָיו:7. Il fait monter les nuages du bout de la terre ; Il fait les éclairs pour la pluie ; Il fait sortir le vent de Ses réserves.
שֶׁהִכָּה בְּכוֹרֵי מִצְרָיִם מֵאָדָם עַד בְּהֵמָה:8. Il a frappé les premiers-nés d’Égypte, de l’homme jusqu’à la bête.
שָׁלַח אוֹתֹת וּמֹפְתִים בְּתוֹכֵכִי מִצְרָיִם בְּפַרְעֹה וּבְכָל עֲבָדָיו:9. Il a envoyé des signes et des prodiges au milieu de toi, Égypte, contre Pharaon et tous ses serviteurs.
שֶׁהִכָּה גּוֹיִם רַבִּים וְהָרַג מְלָכִים עֲצוּמִים:10. Il a frappé de nombreuses nations, et tué des rois puissants :
לְסִיחוֹן מֶלֶךְ הָאֱמֹרִי וּלְעוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן וּלְכֹל מַמְלְכוֹת כְּנָעַן:11. Si’hon, roi des Amorites, et Og, roi du Bachan, et tous les royaumes de Canaan ;
וְנָתַן אַרְצָם נַחֲלָה נַחֲלָה לְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ:12. et Il a donné leur pays en héritage, en héritage à Israël Son peuple.
יְיָ שִׁמְךָ לְעוֹלָם יְיָ זִכְרְךָ לְדֹר וָדֹר:13. Hachem, Ton Nom est éternel ; Hachem, Ton souvenir est de génération en génération.
כִּי יָדִין יְיָ עַמּוֹ וְעַל עֲבָדָיו יִתְנֶחָם:14. Car Hachem jugera Son peuple, et Il aura pitié de Ses serviteurs.
עֲצַבֵּי הַגּוֹיִם כֶּסֶף וְזָהָב מַעֲשֵׂה יְדֵי אָדָם:15. Les idoles des nations sont d’argent et d’or, l’œuvre de mains humaines.
פֶּה לָהֶם וְלֹא יְדַבֵּרוּ עֵינַיִם לָהֶם וְלֹא יִרְאוּ:16. Elles ont une bouche, mais ne parlent pas ; elles ont des yeux, mais ne voient pas.
אָזְנַיִם לָהֶם וְלֹא יַאֲזִינוּ אַף אֵין יֶשׁ רוּחַ בְּפִיהֶם:17. Elles ont des oreilles, mais n’entendent pas ; il n’y a pas de souffle dans leur bouche.
כְּמוֹהֶם יִהְיוּ עֹשֵׂיהֶם כֹּל אֲשֶׁר בֹּטֵחַ בָּהֶם:18. Ceux qui les font leur deviendront semblables, tous ceux qui ont confiance en elles.
בֵּית יִשְׂרָאֵל בָּרְכוּ אֶת יְיָ בֵּית אַהֲרֹן בָּרְכוּ אֶת יְיָ:19. Maison d’Israël, bénissez Hachem ; maison d’Aharon, bénissez Hachem.
בֵּית הַלֵּוִי בָּרְכוּ אֶת יְיָ יִרְאֵי יְיָ בָּרְכוּ אֶת יְיָ:20. Maison de Lévi, bénissez Hachem ; vous qui craignez Hachem, bénissez Hachem.
בָּרוּךְ יְיָ מִצִּיּוֹן שֹׁכֵן יְרוּשָׁלִָם הַלְלוּיָהּ:21. Béni soit Hachem depuis Tsion, Lui qui réside à Jérusalem. Halleluya.

Siddour, p. 155-156.

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 135 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 155-156, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16356
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

7. Psaume 136 : « Rendez grâce à Hachem » (versets 1-13)

HébreuSens
הוֹדוּ לַייָ כִּי טוֹב כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:1. Rendez grâce à Hachem, car Il est bon, car Sa bonté est éternelle.
הוֹדוּ לֵאלֹהֵי הָאֱלֹהִים כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:2. Rendez grâce au D.ieu au-dessus de toutes les puissances, car Sa bonté est éternelle.
הוֹדוּ לַאֲדֹנֵי הָאֲדֹנִים כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:3. Rendez grâce au Maître des maîtres, car Sa bonté est éternelle.
לְעֹשֵׂה נִפְלָאוֹת גְּדֹלוֹת לְבַדּוֹ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:4. À Celui qui seul fait de grandes merveilles, car Sa bonté est éternelle.
לְעֹשֵׂה הַשָּׁמַיִם בִּתְבוּנָה כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:5. À Celui qui a fait les cieux avec intelligence, car Sa bonté est éternelle.
לְרוֹקַע הָאָרֶץ עַל הַמָּיִם כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:6. À Celui qui a étendu la terre au-dessus des eaux, car Sa bonté est éternelle.
לְעֹשֵׂה אוֹרִים גְּדֹלִים כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:7. À Celui qui a fait les grands luminaires, car Sa bonté est éternelle.
אֶת הַשֶּׁמֶשׁ לְמֶמְשֶׁלֶת בַּיּוֹם כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:8. le soleil, pour dominer le jour, car Sa bonté est éternelle.
אֶת הַיָּרֵחַ וְכוֹכָבִים לְמֶמְשְׁלוֹת בַּלָּיְלָה כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:9. la lune et les étoiles, pour dominer la nuit, car Sa bonté est éternelle.
לְמַכֵּה מִצְרַיִם בִּבְכוֹרֵיהֶם כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:10. À Celui qui a frappé l’Égypte dans ses premiers-nés, car Sa bonté est éternelle.
וַיּוֹצֵא יִשְׂרָאֵל מִתּוֹכָם כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:11. et a fait sortir Israël du milieu d’eux, car Sa bonté est éternelle.
בְּיָד חֲזָקָה וּבִזְרוֹעַ נְטוּיָה כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:12. d’une main forte et d’un bras étendu, car Sa bonté est éternelle.
לְגֹזֵר יַם סוּף לִגְזָרִים כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:13. À Celui qui a fendu la mer des Joncs en parts, car Sa bonté est éternelle.
SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 136 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 156-157, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16357
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

Psaume 136 (versets 14-26)

HébreuSens
וְהֶעֱבִיר יִשְׂרָאֵל בְּתוֹכוֹ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:14. et a fait passer Israël au milieu d’elle, car Sa bonté est éternelle.
וְנִעֵר פַּרְעֹה וְחֵילוֹ בְיַם סוּף כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:15. et a précipité Pharaon et son armée dans la mer des Joncs, car Sa bonté est éternelle.
לְמוֹלִיךְ עַמּוֹ בַּמִּדְבָּר כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:16. À Celui qui a conduit Son peuple dans le désert, car Sa bonté est éternelle.
לְמַכֵּה מְלָכִים גְּדוֹלִים כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:17. À Celui qui a frappé de grands rois, car Sa bonté est éternelle.
וַיַּהֲרֹג מְלָכִים אַדִּירִים כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:18. et a tué des rois puissants, car Sa bonté est éternelle.
לְסִיחוֹן מֶלֶךְ הָאֱמֹרִי כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:19. Si’hon, roi des Amorites, car Sa bonté est éternelle.
וּלְעוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:20. et Og, roi du Bachan, car Sa bonté est éternelle.
וְנָתַן אַרְצָם לְנַחֲלָה כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:21. et a donné leur pays en héritage, car Sa bonté est éternelle.
נַחֲלָה לְיִשְׂרָאֵל עַבְדּוֹ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:22. en héritage à Israël Son serviteur, car Sa bonté est éternelle.
שֶׁבְּשִׁפְלֵנוּ זָכַר לָנוּ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:23. Lui qui S’est souvenu de nous dans notre abaissement, car Sa bonté est éternelle.
וַיִּפְרְקֵנוּ מִצָּרֵינוּ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:24. et nous a délivrés de nos oppresseurs, car Sa bonté est éternelle.
נֹתֵן לֶחֶם לְכָל בָּשָׂר כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:25. Il donne du pain à toute chair, car Sa bonté est éternelle.
הוֹדוּ לְאֵל הַשָּׁמָיִם כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:26. Rendez grâce au D.ieu du ciel, car Sa bonté est éternelle.

Siddour, p. 156-157. Notre siddour écrit לְרוֹקַע au verset 6 et גְּדוֹלִים au verset 17, tous deux avec un vav (au verset 7, גְּדֹלִים sans vav). Vingt-six versets, qui se terminent tous par כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ.

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 136 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 156-157, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16357
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

8. HaAdérèt vehaEmouna

HébreuSens
הָאַדֶּרֶת וְהָאֱמוּנָה לְחַי עוֹלָמִים1. La majesté et la fidélité appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַבִּינָה וְהַבְּרָכָה לְחַי עוֹלָמִים2. l’intelligence et la bénédiction appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַגַּאֲוָה וְהַגְּדֻלָּה לְחַי עוֹלָמִים3. la grandeur et la magnificence appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַדֵּעָה וְהַדִּבּוּר לְחַי עוֹלָמִים4. la connaissance et la parole appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַהוֹד וְהֶהָדָר לְחַי עוֹלָמִים5. la gloire et la splendeur appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַוַּעַד וְהַוָּתִיקוּת לְחַי עוֹלָמִים6. l’assemblée et la constance appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַזִּיו וְהַזֹּהַר לְחַי עוֹלָמִים7. le rayonnement et l’éclat appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַחַיִל וְהַחֹסֶן לְחַי עוֹלָמִים8. la puissance et la force appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַטֶּכֶס וְהַטֹּהַר לְחַי עוֹלָמִים9. l’ordre et la pureté appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַיִּחוּד וְהַיִּרְאָה לְחַי עוֹלָמִים10. l’unité et la crainte appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַכֶּתֶר וְהַכָּבוֹד לְחַי עוֹלָמִים11. la couronne et l’honneur appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַלֶּקַח וְהַלִּבּוּב לְחַי עוֹלָמִים12. l’enseignement et l’élan du cœur appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַמְּלוּכָה וְהַמֶּמְשָׁלָה לְחַי עוֹלָמִים13. la royauté et la souveraineté appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַנּוֹי וְהַנֵּצַח לְחַי עוֹלָמִים14. la beauté et l’éternité appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַסִּגּוּי וְהַשֶּׂגֶב לְחַי עוֹלָמִים15. l’élévation et la hauteur appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הָעוֹז וְהָעֲנָוָה לְחַי עוֹלָמִים16. la force et l’humilité appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַפְּדוּת וְהַפְּאֵר לְחַי עוֹלָמִים17. la délivrance et la splendeur appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַצְּבִי וְהַצֶּדֶק לְחַי עוֹלָמִים18. la beauté et la justice appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַקְּרִיאָה וְהַקְּדֻשָּׁה לְחַי עוֹלָמִים19. l’appel et la sainteté appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הָרוֹן וְהָרוֹמְמוּת לְחַי עוֹלָמִים20. le chant joyeux et l’exaltation appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַשִּׁיר וְהַשֶּׁבַח לְחַי עוֹלָמִים21. le chant et la louange appartiennent à Celui qui vit éternellement.
הַתְּהִלָּה וְהַתִּפְאֶרֶת לְחַי עוֹלָמִים22. la louange et la gloire appartiennent à Celui qui vit éternellement.

Siddour, p. 157. Vingt-deux lignes dans l’ordre de l’alef-beth : le premier mot de chaque ligne, après son הַ, commence par la lettre, et son partenaire aussi. À la ligne 15, la lettre samekh est associée à שֶׂגֶב, écrit avec un sin, qui se prononce de même.

SourceSiddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 157 · HaAdérèt vehaEmouna, transcrit de la page imprimée ; traduction personnelle

Baroukh Chéomar

Ici nous nous levons et disons Baroukh Chéomar (siddour, p. 157-158 ; leçon 10), la bénédiction qui ouvre les Pessouké deZimra. Puis viennent les deux derniers psaumes.

SourceSiddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

9. Psaume 92 : « Un psaume, un chant pour le jour du Chabbat »

HébreuSens
מִזְמוֹר שִׁיר לְיוֹם הַשַּׁבָּת:1. Un psaume, un chant pour le jour du Chabbat.
טוֹב לְהוֹדוֹת לַייָ וּלְזַמֵּר לְשִׁמְךָ עֶלְיוֹן:2. Il est bon de rendre grâce à Hachem, et de chanter pour Ton Nom, Très-Haut ;
לְהַגִּיד בַּבֹּקֶר חַסְדֶּךָ וֶאֱמוּנָתְךָ בַּלֵּילוֹת:3. de raconter Ta bonté le matin, et Ta fidélité dans les nuits,
עֲלֵי עָשׂוֹר וַעֲלֵי נָבֶל עֲלֵי הִגָּיוֹן בְּכִנּוֹר:4. sur l’instrument à dix cordes et sur la harpe, avec une mélodie sur la lyre.
כִּי שִׂמַּחְתַּנִי יְיָ בְּפָעֳלֶךָ בְּמַעֲשֵׂי יָדֶיךָ אֲרַנֵּן:5. Car Tu m’as réjoui, Hachem, par Tes œuvres ; devant les ouvrages de Tes mains je chante de joie.
מַה גָּדְלוּ מַעֲשֶׂיךָ יְיָ מְאֹד עָמְקוּ מַחְשְׁבוֹתֶיךָ:6. Que Tes œuvres sont grandes, Hachem ; Tes pensées sont très profondes.
אִישׁ בַּעַר לֹא יֵדָע וּכְסִיל לֹא יָבִין אֶת זֹאת:7. L’homme grossier ne le sait pas, et le sot ne comprend pas ceci :
בִּפְרֹחַ רְשָׁעִים כְּמוֹ עֵשֶׂב וַיָּצִיצוּ כָּל פֹּעֲלֵי אָוֶן לְהִשָּׁמְדָם עֲדֵי עַד:8. quand les méchants poussent comme l’herbe, et que fleurissent tous les malfaisants, c’est pour être anéantis à jamais.
וְאַתָּה מָרוֹם לְעֹלָם יְיָ:9. Mais Toi, Hachem, Tu es élevé pour toujours.
כִּי הִנֵּה אֹיְבֶיךָ יְיָ כִּי הִנֵּה אֹיְבֶיךָ יֹאבֵדוּ יִתְפָּרְדוּ כָּל פֹּעֲלֵי אָוֶן:10. Car voici, Tes ennemis, Hachem, car voici, Tes ennemis périront ; tous les malfaisants seront dispersés.
וַתָּרֶם כִּרְאֵים קַרְנִי בַּלֹּתִי בְּשֶׁמֶן רַעֲנָן:11. Tu as élevé ma force comme celle du buffle ; je suis oint d’une huile fraîche.
וַתַּבֵּט עֵינִי בְּשׁוּרָי בַּקָּמִים עָלַי מְרֵעִים תִּשְׁמַעְנָה אָזְנָי:12. Mon œil a vu ceux qui guettent ma chute ; des malfaisants qui se lèvent contre moi, mes oreilles ont entendu.
צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה:13. Le juste fleurira comme le palmier ; comme un cèdre du Liban il grandira.
שְׁתוּלִים בְּבֵית יְיָ בְּחַצְרוֹת אֱלֹהֵינוּ יַפְרִיחוּ:14. Plantés dans la maison d’Hachem, dans les parvis de notre D.ieu ils fleuriront.
עוֹד יְנוּבוּן בְּשֵׂיבָה דְּשֵׁנִים וְרַעֲנַנִּים יִהְיוּ:15. Ils porteront encore des fruits dans la vieillesse ; ils seront pleins de sève et verdoyants,
לְהַגִּיד כִּי יָשָׁר יְיָ צוּרִי וְלֹא עַוְלָתָה בּוֹ:16. pour raconter qu’Hachem est droit, mon Rocher, en qui il n’y a pas d’injustice.

Siddour, p. 158, après Baroukh Chéomar. Notre siddour écrit לְהוֹדוֹת au verset 2 et מַחְשְׁבוֹתֶיךָ au verset 6, avec un vav. Au verset 16, il lit עַוְלָתָה, avec une petite note indiquant qu’il est écrit עלתה (§G55).

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 92 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 158, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16313
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot

10. Psaume 93 : « Hachem règne »

HébreuSens
יְיָ מָלָךְ גֵּאוּת לָבֵשׁ לָבֵשׁ יְיָ עֹז הִתְאַזָּר אַף תִּכּוֹן תֵּבֵל בַּל תִּמּוֹט:1. Hachem règne ; Il est revêtu de majesté ; Hachem est revêtu, Il S’est ceint de force ; le monde aussi est affermi, il ne chancellera pas.
נָכוֹן כִּסְאֲךָ מֵאָז מֵעוֹלָם אָתָּה:2. Ton trône est établi depuis toujours ; Tu es de toute éternité.
נָשְׂאוּ נְהָרוֹת יְיָ נָשְׂאוּ נְהָרוֹת קוֹלָם יִשְׂאוּ נְהָרוֹת דָּכְיָם:3. Les fleuves ont élevé, Hachem, les fleuves ont élevé leur voix ; les fleuves élèvent leurs vagues fracassantes.
מִקֹּלוֹת מַיִם רַבִּים אַדִּירִים מִשְׁבְּרֵי יָם אַדִּיר בַּמָּרוֹם יְיָ:4. Plus que le bruit des grandes eaux, les puissantes vagues de la mer, puissant dans les hauteurs est Hachem.
עֵדֹתֶיךָ נֶאֶמְנוּ מְאֹד לְבֵיתְךָ נַאֲוָה קֹדֶשׁ יְיָ לְאֹרֶךְ יָמִים:5. Tes témoignages sont très fidèles ; la sainteté convient à Ta maison, Hachem, pour la longueur des jours.

Siddour, p. 159. Au verset 5, notre siddour lit נַאֲוָה, avec un pata’h, et imprime l’autre lecture נָאֲוָה en petits caractères.

SourceChabad.org : Tehilim, chapitre 93 (Judaica Press) · texte hébreu ; vérifié mot par mot sur le Siddour Tehilat Hachem, p. 159, le 3 novembre 2026 ; traduction personnelle · chabad.org/…/aid/16314
Siddour Tehilat Hachem (Kehot), p. 154-159 · la page imprimée, vérifiée pour l’ordre des psaumes et chaque mot
4Mot à motמִלָּה בְּמִלָּה
Les mots clés de chaque psaume découpés en préfixe, radical avec les lettres de la racine, et terminaison, avec un renvoi à la notion de grammaire qui l’explique. Les mots déjà expliqués dans les leçons précédentes ne sont pas répétés.

Psaume 98 : le monde entier chante

Le psaume passe du passé, « Il a fait des merveilles », aux ordres, « acclamez ! », et aux souhaits, « que les fleuves battent des mains ». Regardez les terminaisons, qui disent de qui il s’agit.

מִזְמוֹר שִׁירוּ לַייָ שִׁיר חָדָשׁ כִּי נִפְלָאוֹת עָשָׂה הוֹשִׁיעָה לּוֹ יְמִינוֹ וּזְרוֹעַ קָדְשׁוֹ:
הָרִיעוּ לַייָ כָּל הָאָרֶץ פִּצְחוּ וְרַנְּנוּ וְזַמֵּרוּ:
נְהָרוֹת יִמְחֲאוּ כָף יַחַד הָרִים יְרַנֵּנוּ:
Code couleur : préfixe / préposition lettres de la racine (choresh) suffixe / terminaisonbleu, cadre tireté = préfixe · bordeaux gras = racine · vert, cadre pointillé = suffixe ; chaque voyelle prend la couleur de sa lettre
נִפְלָאוֹת= ◌וֹת+פְלָא+נִ
nifla’ot
merveilles
pluriel (f.)être merveilleuxnif’al
Racine : פ־ל־א · Un présent du nif’al (§G21), au féminin pluriel (§G5), employé comme nom : « des choses merveilleuses ». Nous le retrouvons au psaume 136:4, נִפְלָאוֹת גְּדֹלוֹת. → voir Leçon 4 §G21, Leçon 1 §G5
הוֹשִׁיעָה= ◌ה+וֹשִׁיעָ+ה
hochi’o
a donné la victoire
elle (passé)sauverhif’il
Racine : י־שׁ־ע · Un passé du hif’il (§G7). La première lettre de la racine, י, apparaît comme ו (§G2). La terminaison ־ָה est « elle », parce que יְמִינוֹ, « Sa droite », est féminin. La même racine que יְשׁוּעָה, « salut ». → voir Leçon 1 §G7, Leçon 1 §G2
הָרִיעוּ= ◌וּ+רִיע+הָ
hori’ou
acclamez !
vous (ordre)acclamerhif’il
Racine : ר־ו־ע · Un ordre au hif’il, à plusieurs (§G31, §G7), d’une racine creuse (§G44) : le ו de la racine devient un י. La même racine que תְּרוּעָה, le son brisé du chofar. → voir Leçon 6 §G31, Leçon 9 §G44
יִמְחֲאוּ= ◌וּ+מְחֲא+יִ
yim’ha’ou
qu’ils battent
ilsbattre des mainsils (futur)
Racine : מ־ח־א · Un futur (§G20) employé comme souhait, « qu’ils battent » (§G30). יִמְחֲאוּ כָף : « ils battront la main ». → voir Leçon 4 §G20, Leçon 6 §G30

Psaume 121 : mon secours, ton Gardien

Les deux premiers versets parlent de « moi » ; à partir du verset 3, quelqu’un parle à « toi », ־ךָ, encore et encore (§G30).

שִׁיר לַמַּעֲלוֹת אֶשָּׂא עֵינַי אֶל הֶהָרִים מֵאַיִן יָבוֹא עֶזְרִי:
עֶזְרִי מֵעִם יְיָ עֹשֵׂה שָׁמַיִם וָאָרֶץ:
יְיָ שֹׁמְרֶךָ יְיָ צִלְּךָ עַל יַד יְמִינֶךָ:
אֶשָּׂא= שָּׂא+אֶ
esso
je lève
leverje (futur)
Racine : נ־שׂ־א · Un futur avec א, « je » (§G20). Le נ de la racine est caché dans le daguech du שּׂ (§G2). → voir Leçon 4 §G20, Leçon 1 §G2
עֶזְרִי= ◌י+עֶזְרִ
èzri
mon secours
monsecours
Racine : ע־ז־ר · עֵזֶר, « secours », + ־ִי, « mon » (§G18). La question du verset 1 et la réponse du verset 2 l’emploient toutes deux. → voir Leçon 3 §G18
יָנוּם= נוּם+יָ
yonoum
sommeillera
sommeilleril (futur)
Racine : נ־ו־ם · Un futur (§G20) d’une racine creuse, dont la lettre du milieu est un ו (§G44). Le verset 4 place deux verbes côte à côte : לֹא יָנוּם וְלֹא יִישָׁן, « ne sommeille pas et ne dort pas ». → voir Leçon 4 §G20, Leçon 9 §G44
שֹׁמְרֶךָ= ◌ךָ+שֹׁמְרֶ
chomrekho
ton Gardien
tongarder
Racine : שׁ־מ־ר · Un participe actif, « Celui qui garde » (§G15), + ־ךָ, « ton » (§G30). Le premier des six « garder » du psaume. → voir Leçon 3 §G15, Leçon 6 §G30

Psaume 122 : parler à la ville

Ici la terminaison de « ton, tes » change : on parle à Jérusalem comme à une femme, avec ־ַיִךְ ou ־ֵךְ ou ־ָךְ (§G53).

עֹמְדוֹת הָיוּ רַגְלֵינוּ בִּשְׁעָרַיִךְ יְרוּשָׁלִָם:
שַׁאֲלוּ שְׁלוֹם יְרוּשָׁלִָם יִשְׁלָיוּ אֹהֲבָיִךְ:
יְהִי שָׁלוֹם בְּחֵילֵךְ שַׁלְוָה בְּאַרְמְנוֹתָיִךְ:
שָׂמַחְתִּי= ◌תִּי+שָׂמַחְ
soma’hti
je me suis réjoui
je (passé)se réjouir
Racine : שׂ־מ־ח · Un passé avec la terminaison ־תִּי, « je » (§G8). La même racine que שִׂמְחָה, « joie ». → voir Leçon 1 §G8
בִּשְׁעָרַיִךְ= ◌יִךְ+שְׁעָרַ+בִּ
bich’orayi’kh
dans tes portes
tes (f.)portedans, par
Racine : שׁ־ע־ר · בְּ, « dans » (§G3) + שְׁעָרִים, « portes », + ־ַיִךְ, « tes », dit à une femme, ici à la ville de Jérusalem (§G53). → voir §G53, Leçon 1 §G3
אֹהֲבָיִךְ= ◌יִךְ+אֹהֲבָ
ohavoyi’kh
ceux qui t’aiment
tes (f.)aimer
Racine : א־ה־ב · Un participe actif employé comme nom, « ceux qui aiment » (§G15, §G17), + ־ַיִךְ, « tes » (f.) (§G53). → voir §G53, Leçon 3 §G15
אֲבַקְשָׁה= ◌ה+בַקְשָׁ+אֲ
avakcho
je veux rechercher
je veuxchercherje (futur)
Racine : ב־ק־שׁ · Un futur du pi’el (§G11) avec א, « je », et la terminaison ־ָה, « je veux » (§G50). Le verset 8 a la même forme : אֲדַבְּרָה, « je veux dire ». → voir Leçon 11 §G50, Leçon 2 §G11

Psaumes 123 et 124 : « nous », et « si ce n’avait été »

Ces deux psaumes sont pleins de la terminaison ־נוּ : « nous », « notre » (§G12). Le psaume 124 est construit sur לוּלֵי et אֲזַי (§G54).

חָנֵּנוּ יְיָ חָנֵּנוּ כִּי רַב שָׂבַעְנוּ בוּז:
לוּלֵי יְיָ שֶׁהָיָה לָנוּ בְּקוּם עָלֵינוּ אָדָם:
אֲזַי חַיִּים בְּלָעוּנוּ בַּחֲרוֹת אַפָּם בָּנוּ:
חָנֵּנוּ= ◌נוּ+חָנֵּ
’honénou
fais-nous grâce
nous, notrefaire grâce
Racine : ח־נ־ן · Un ordre (§G31) + ־נוּ, « nous » (§G12). La racine finit par נ, et les deux נ se rejoignent en une lettre avec un daguech (§G2). La même racine que חֵן, « grâce ». → voir Leçon 6 §G31, Leçon 2 §G12
שָׂבַעְנוּ= ◌נוּ+שָׂבַעְ
sovanou
nous avons été rassasiés
nous (passé)être rassasié
Racine : שׂ־ב־ע · Un passé avec ־נוּ, « nous » (§G12, §G8). Le verset suivant a le féminin שָׂבְעָה, parce que נַפְשֵׁנוּ, « notre âme », est féminin. → voir Leçon 2 §G12, Leçon 1 §G8
לוּלֵי= לוּלֵי
loulé
si ce n’avait été
si ce n’était
Racine : — · Un petit mot qui ouvre une condition irréelle : « si ce n’avait été … alors … » (§G54). Sa réponse est אֲזַי, « alors », trois fois. → voir §G54
נִמְלָטְנוּ= ◌נוּ+מְלָטְ+נִ
nimlotnou
nous nous sommes échappés
nous (passé)échappernif’al
Racine : מ־ל־ט · Un passé du nif’al (§G21) avec ־נוּ, « nous » (§G12). Plus tôt dans le verset, l’âme, féminin, נִמְלְטָה, « s’est échappée ». → voir Leçon 4 §G21, Leçon 2 §G12
עֶזְרֵנוּ= ◌נוּ+עֶזְרֵ
èzrénou
notre secours
nous, notresecours
Racine : ע־ז־ר · עֵזֶר + ־ֵנוּ, « notre » (§G4, §G12). Comparez עֶזְרִי, « mon secours », au psaume 121. → voir Leçon 1 §G4, Leçon 2 §G12

Psaumes 135 et 136 : Celui qui fait

Le psaume 136 est une liste de participes avec לְ, « à Celui qui… » : לְעֹשֵׂה « qui fait », לְרוֹקַע « qui a étendu », לְמַכֵּה « qui a frappé », לְגֹזֵר « qui a fendu », et לְמוֹלִיךְ « qui a conduit » (§G15).

כִּי יַעֲקֹב בָּחַר לוֹ יָהּ יִשְׂרָאֵל לִסְגֻלָּתוֹ:
לְעֹשֵׂה נִפְלָאוֹת גְּדֹלוֹת לְבַדּוֹ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:
לְגֹזֵר יַם סוּף לִגְזָרִים כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ:
לִסְגֻלָּתוֹ= ◌וֹ+◌ת+סְגֻלָּ+לִ
lisgoulato
pour Son trésor
Son, Sa-o → -attrésorà, pour
Racine : ס־ג־ל · לְ, « pour » (§G3) + סְגֻלָּה, « un trésor », + וֹ, « Son » (§G4). Devant une terminaison, le ־ָה devient ת, comme dans une chaîne (§G10). → voir Leçon 2 §G10, Leçon 1 §G4
עֲצַבֵּי= ◌י+עֲצַבֵּ
atsabé
les idoles de
de (chaîne au pluriel)idole
Racine : ע־צ־ב · עֲצַבִּים, « idoles », dans une chaîne : le ־ִים devient ־ֵי (§G10). עֲצַבֵּי הַגּוֹיִם, « les idoles des nations ». → voir Leçon 2 §G10, Leçon 1 §G5
לְעֹשֵׂה= עֹשֵׂה+לְ
léossé
à Celui qui fait
faireà, pour
Racine : ע־שׂ־ה · לְ (§G3) + עֹשֶׂה, « Celui qui fait » (§G15), une racine qui finit par ה (§G48). Dans une chaîne, le ־ֶה devient ־ֵה (§G10) : לְעֹשֵׂה נִפְלָאוֹת, « à Celui qui fait des merveilles ». → voir Leçon 3 §G15, Leçon 10 §G48
לְגֹזֵר= גֹזֵר+לְ
légozèr
à Celui qui a fendu
couper, fendreà, pour
Racine : ג־ז־ר · Un autre participe, « Celui qui coupe » (§G15). Le psaume joue sur la racine : לְגֹזֵר puis לִגְזָרִים, « qui a fendu … en parts ». → voir Leçon 3 §G15
חַסְדּוֹ= ◌וֹ+חַסְדּ
’hasdo
Sa bonté
Son, Sabonté
Racine : ח־ס־ד · חֶסֶד + וֹ, « Sa » (§G4). Vingt-six fois au psaume 136. → voir Leçon 1 §G4

Psaumes 92 et 93 : le palmier et le Roi

Le psaume 92 s’ouvre par un infinitif, « bon de rendre grâce », et grandit comme un arbre ; le psaume 93 s’ouvre par un passé, « Hachem règne », une royauté déjà établie.

טוֹב לְהוֹדוֹת לַייָ וּלְזַמֵּר לְשִׁמְךָ עֶלְיוֹן:
צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה:
יְיָ מָלָךְ גֵּאוּת לָבֵשׁ לָבֵשׁ יְיָ עֹז הִתְאַזָּר אַף תִּכּוֹן תֵּבֵל בַּל תִּמּוֹט:
לְהוֹדוֹת= ◌וֹת+וֹד+ה+לְ
léhodot
rendre grâce
infinitifremercierhif’ilà, pour
Racine : י־ד־ה · Un infinitif (§G23) du hif’il (§G7). La première lettre de la racine, י, apparaît comme ו (§G2) ; le ה de la fin devient ־וֹת (§G48). La même racine que מוֹדֶה אֲנִי (leçon 1). → voir Leçon 4 §G23, Leçon 10 §G48
כַּתָּמָר= תָּמָר+כַּ
katomor
comme le palmier
palmiercomme
Racine : ת־מ־ר · כְּ, « comme », uni à « le » (§G9, §G3) : le pata’h et le daguech montrent le הַ caché, « comme le palmier ». → voir Leçon 2 §G9, Leçon 1 §G3
יִפְרָח= פְרָח+יִ
yifro’h
fleurira
fleuriril (futur)
Racine : פ־ר־ח · Un futur (§G20). La même racine que פֶּרַח, « une fleur ». Le verset 14 a le hif’il, יַפְרִיחוּ, « ils fleuriront ». → voir Leçon 4 §G20, Leçon 1 §G7
שְׁתוּלִים= ◌ים+שְׁתוּלִ
chetoulim
plantés
plurielplanté
Racine : שׁ־ת־ל · Un participe passif, comme בָּרוּךְ (§G13), au pluriel (§G5) : « ceux qui sont plantés ». → voir Leçon 2 §G13, Leçon 1 §G5
מָלָךְ= מָלָךְ
molakh
règne
régner
Racine : מ־ל־ך · Un passé simple, « Il est devenu Roi, Il règne » (§G8). La même racine que מֶלֶךְ, « roi », et מַלְכוּת, « royauté ». → voir Leçon 1 §G8
לָבֵשׁ= לָבֵשׁ
lovéch
est revêtu
se vêtir
Racine : ל־ב־שׁ · Un passé (§G8), dit deux fois de suite (§G25) : גֵּאוּת לָבֵשׁ לָבֵשׁ יְיָ. La même racine que לְבוּשׁ, « un vêtement ». → voir Leçon 1 §G8, Leçon 4 §G25
נַאֲוָה= נַאֲוָה
na’avo
convient, demeure
convenir, demeurer
Racine : נ־א־ה · Rachi l’explique comme un mot pour une demeure, נָוֶה. Le siddour imprime l’autre lecture, נָאֲוָה, « convient », en petits caractères (§G55). → voir §G55
5Grammaire : ce que vous savez, et ce qui est nouveauדִּקְדּוּק
Les notions déjà expliquées sont rappelées en une ligne, avec l’endroit où elles sont expliquées en détail. Les notions nouvelles de cette leçon sont expliquées ici en profondeur (§G53 à §G55).
Déjà expliqué dans les leçons 1 à 11, et utilisé dans cette leçon
  • Leçon 1 §G2 · Les lettres cachées de la racine : le youd, le vav et le hé peuvent changer de forme ou tomber ; un daguech peut marquer une lettre fondue
  • Leçon 1 §G3 · Les préfixes d’une lettre : ve- et, be- dans/avec, le- à, mi- de, ché- que : écrits collés au mot suivant
  • Leçon 1 §G4 · Les pronoms : isolés et attachés : ani je, Ato Tu ; terminaisons -i mon/moi, -’ho/-è’ho ton, -éinou notre, -o/-ov son
  • Leçon 1 §G5 · Les noms : masculin, féminin, pluriel : féminin -a, qui devient -at/-ot devant une terminaison ; pluriels -im et -ot ; les voyelles s’abrègent quand le mot s’allonge
  • Leçon 1 §G7 · Les schèmes verbaux (binyanim) et le hif’il : une racine devient verbe par un schème ; le hif’il signifie « faire faire » et se reconnaît à hè- (passé) ou ma-/mo- (présent)
  • Leçon 1 §G8 · Présent et passé : qui parle : le présent (participe) varie en genre et en nombre ; le passé ajoute des terminaisons de personne : -ti je, -to tu, -nou nous
  • Leçon 2 §G9 · L’article : « le, la » : ha- plus un daguech dans la lettre suivante ; ho- devant aleph, ayin, rech ; caché dans be-, le-, ke-
  • Leçon 2 §G10 · L’état construit : « X de Y » : deux noms côte à côte signifient « X de Y » ; l’article va sur le second ; le féminin -a devient -at
  • Leçon 2 §G11 · Le pi’el : la lettre du milieu redoublée : le pi’el redouble la lettre médiane de la racine par un daguech ; passé ki-, présent me-
  • Leçon 2 §G12 · Terminaisons sur les verbes : « nous » complément ou sujet ? : une terminaison sur un verbe désigne le complément ; -onou « nous » (complément) et -nou « nous » (sujet) se distinguent par les voyelles
  • Leçon 2 §G13 · Le participe passif : boroukh : le schème kotouv (kamats, puis ou avant la dernière lettre) signifie « -é » : boroukh béni
  • Leçon 2 §G14 · Le duel : les paires : ce qui va par paires prend -ayim (-oyim à la pause) : yadayim mains
  • Leçon 3 §G15 · Le participe actif : « Celui qui fait » : le présent du kal a un o après la première lettre de la racine et un é sous la deuxième : pokéa’h, zokèf ; il décrit une action qui continue
  • Leçon 3 §G17 · Des mots qui servent de noms : « les aveugles », « Celui qui » : un adjectif ou un participe peut s’employer seul comme nom ; avec ha- devant, un participe signifie « Celui qui … »
  • Leçon 3 §G18 · « Me » et « mon » : -ni et -i : sur un verbe, -ni signifie « me » (assani, « m’a fait ») ; sur un nom, -i signifie « mon » (tsorki) ; sur un nom pluriel ou duel, -aï (éinaï, éinoï à la pause)
  • Leçon 4 §G20 · Le futur : une lettre devant : le futur met une lettre préfixe devant la racine : è- (א) je, ti- (ת) tu ou elle, yi- (י) il, ni- (נ) nous ; après אִם il signifie « si … venait à »
  • Leçon 4 §G21 · Le nif’al : quand l’action est subie par le sujet : le nif’al est le passif du verbe simple : passé et présent en ni-/nè- (nivro, nè’èmon) ; futur avec un daguech dans la première lettre de la racine (yissossém, yipossé’a’h)
  • Leçon 4 §G23 · L’infinitif : « faire » : l’infinitif nomme l’action elle-même et prend en général le- : la’assoss faire, la’amod se tenir, lehav’hin distinguer, lehiskayém survivre
  • Leçon 4 §G25 · Un mot dit deux fois : l’hébreu peut répéter un mot pour dire « beaucoup, de toutes sortes » (nekovim nekovim) ou pour le renforcer (meod meod, « très, très »)
  • Leçon 6 §G30 · « Qu’Il te bénisse » : le futur comme souhait, avec terminaisons de complément : le futur (§G20) dit aussi « que… » : yevorèkhekho qu’Il te bénisse ; une terminaison après un verbe au futur désigne le complément : -kho te, -èm les
  • Leçon 6 §G31 · Ordres et demandes : l’impératif, et נָא : l’impératif est le futur sans sa lettre de tête : tedabèr → dabèr parle ! ; une forme qui nomme l’action peut aussi ordonner (omor) ; נָא fait une demande : vehaarèv no, rends doux, s’il Te plaît
  • Leçon 9 §G44 · Les racines creuses : quand la lettre du milieu est un vav (אוֹר, מֵאִיר, טוּבוֹ) : dans les racines comme א־ו־ר (lumière) et ט־ו־ב (bon), le ו du milieu est une voyelle, pas une vraie lettre : or lumière, mé’ir éclaire (hif’il, §G16), mo’or un luminaire (מ devant, §G28), tov bon, touvo Sa bonté
  • Leçon 9 §G45 · Des lettres qui comptent : la guématria : chaque lettre hébraïque a un nombre : א–ט 1–9, י–צ 10–90, ק–ת 100–400 ; la valeur d’un mot est la somme de ses lettres : אוֹר = 207 = רָז (Zohar, cité) ; אֶת הָאוֹר = 613 = בַּתּוֹרָה (Baal HaTourim)
  • Leçon 10 §G48 · Les racines qui finissent par un hé (עֹשֶׂה, פּוֹדֶה, הָיָה) : quand une racine finit par ה, le participe finit en -è (עֹשֶׂה ossé, פּוֹדֶה podé), le passé « il » finit en -o (הָיָה hoyo), et devant une terminaison le ה tombe (מַעֲשֶׂה → מַעֲשֵׂי)
  • Leçon 11 §G50 · « Que je », « que nous » : la terminaison ־ָה sur le futur : un ־ָה (-o) ajouté à un futur « je » ou « nous » en fait un souhait ou une résolution : אֲבָרְכָה, « que je bénisse » ; וּנְרוֹמְמָה, « et exaltons » ; sur un impératif il ajoute de la chaleur : שׁוּבָה, « reviens, je T’en prie »
§G53 Notion de grammaire « Ton, ta, tes » dit à une femme : ־ַיִךְ ou ־ֵךְ ou ־ָךְ

Dans la leçon 6, nous avons appris la terminaison ־ךָ, « toi, ton », dite à un homme (§G30) : שֹׁמְרֶךָ, « ton Gardien », רַגְלֶךָ, « ton pied » (psaume 121). L’hébreu a une autre terminaison quand on parle à une femme. La lettre est la même, le כ final, écrit ־ךְ, mais elle n’a pas de kamats sous elle ; la voyelle passe avant elle.

Trois formes. Au psaume 122, David se tourne vers Jérusalem et lui parle. Une ville est féminine en hébreu, donc chaque « ton, tes » est au féminin :

  • sur un nom au pluriel, ־ַיִךְ, comme dans בִּשְׁעָרַיִךְ, « dans tes portes » (verset 2) ; אֹהֲבָיִךְ, « ceux qui t’aiment » (verset 6) ; בְּאַרְמְנוֹתָיִךְ, « dans tes palais » (verset 7) ;
  • sur un nom au singulier, ־ֵךְ, comme dans בְּחֵילֵךְ, « dans tes remparts » (verset 7) ;
  • sur un petit mot, ־ָךְ, comme dans בָּךְ, « en toi » (verset 8), et לָךְ, « pour toi » (verset 9).

Comparez. Masculin : לְךָ, lekho ; féminin : לָךְ, lo’kh. Masculin : בְּךָ, bekho ; féminin : בָּךְ, bo’kh. La différence est dans la voyelle : un kamats après le כ pour un homme, un kamats ou un pata’h avant lui pour une femme.

Pourquoi c’est important. Quand vous voyez ־ךְ sans voyelle sous lui, demandez-vous à qui l’on parle : à une femme, à la ville, à la Chekhina, ou à l’âme, נֶפֶשׁ, qui est aussi féminine.

בִּשְׁעָרַיִךְbich’orayi’khdans tes portes (f.)122:2
בְּחֵילֵךְbe’héle’khdans tes remparts (f.)122:7
בָּךְbo’khen toi (f.)122:8
לָךְlo’khpour toi (f.)122:9
§G54 Notion de grammaire « Si ce n’avait été … alors » : לוּלֵי et אֲזַי

L’hébreu a un « si » simple, אִם : « si vous écoutez ». Mais quand on parle de quelque chose qui ne s’est pas produit, et de ce qui en aurait découlé, l’hébreu emploie un mot spécial : לוּלֵי, « si ce n’avait été », « n’eût été ».

Le psaume 124. Le psaume s’ouvre deux fois par la même condition :

  • לוּלֵי יְיָ שֶׁהָיָה לָנוּ, « si ce n’avait été Hachem qui était avec nous » (versets 1 et 2).

Puis viennent trois réponses, chacune commençant par אֲזַי, « alors », une forme poétique ancienne de אָז :

  • אֲזַי חַיִּים בְּלָעוּנוּ, « alors ils nous auraient engloutis vivants » (verset 3) ;
  • אֲזַי הַמַּיִם שְׁטָפוּנוּ, « alors les eaux nous auraient emportés » (verset 4) ;
  • אֲזַי עָבַר עַל נַפְשֵׁנוּ, « alors [les eaux] auraient passé sur notre âme » (verset 5).

Comment lire les verbes. Les verbes après אֲזַי sont à la forme du passé (§G8) : בְּלָעוּנוּ, « ils nous ont engloutis ». Mais après לוּלֵי ils veulent dire « auraient » : cela ne s’est pas produit, parce qu’Hachem était avec nous. La grammaire elle-même dit merci : chaque אֲזַי est un danger qui n’est jamais venu.

לוּלֵיloulési ce n’avait été124:1-2
אֲזַיazaïalors124:3-5
בְּלָעוּנוּbelo’ounouils nous auraient engloutis124:3
§G55 Notion de grammaire Écrit d’une façon, lu d’une autre : ketiv et keri

Les mots du Tanakh ont été transmis lettre par lettre. À quelques endroits, la tradition nous dit qu’un mot est écrit d’une façon et lu d’une autre. La forme écrite s’appelle כְּתִיב, ketiv, « écrit » ; la forme lue s’appelle קְרִי, keri, « lu ». Quand nous prions, nous disons le keri, et notre siddour l’imprime avec ses voyelles.

Deux exemples dans cette leçon.

  • Psaume 123:4. Nous lisons deux mots, לִגְאֵי יוֹנִים, « des orgueilleux oppresseurs ». Le texte écrit a un seul mot, לִגְאֵיוֹנִים. Rachi dit : « écrit en un, et nous le lisons en deux ».
  • Psaume 92:16. Nous lisons עַוְלָתָה, « injustice », avec un vav. Le texte écrit a עלתה, sans le vav. Notre siddour imprime une petite note à côté du mot.

Une autre sorte de note. Au psaume 93:5, notre siddour lit נַאֲוָה, avec un pata’h, et imprime en petits caractères une autre lecture, נָאֲוָה, avec un kamats. Ce n’est pas un ketiv et keri : les lettres sont les mêmes, seule la voyelle diffère. Notre siddour donne les deux ; nous lisons ce qu’il imprime dans la ligne.

Que faire. Lisez les mots avec les voyelles telles qu’elles sont dans le siddour. Les petits caractères sont là pour vous montrer que les éditeurs ont vérifié la tradition.

לִגְאֵי יוֹנִיםlig’é yonimdes orgueilleux oppresseurs (lu en deux mots)123:4
עַוְלָתָהavlotainjustice (lue avec un vav)92:16
נַאֲוָהna’avoconvient, demeure (lecture du siddour)93:5

Petits mots dans ces psaumes

MotTranslittérationSensRacineGrammaire
מֵאַיִןméayind’où ?—מֵאַיִן יָבוֹא עֶזְרִי (121:1) : מִ, « de », + אַיִן, « où ».
הִנֵּהhinévoici—הִנֵּה לֹא יָנוּם (121:4), et הִנֵּה כְעֵינֵי עֲבָדִים (123:2).
יוֹמָםyomomle jour—יוֹמָם הַשֶּׁמֶשׁ לֹא יַכֶּכָּה (121:6) : יוֹם, « jour », avec la terminaison ־ָם.
לַיְלָהlaylonuit—בַּלָּיְלָה, « la nuit » (121:6, 136:9), et בַּלֵּילוֹת, « dans les nuits » (92:3).
יַחַדya’hadensembleי־ח־דיַחַד הָרִים יְרַנֵּנוּ (98:8) ; et יַחְדָּו (122:3).
אַףafaussi, même—אַף תִּכּוֹן תֵּבֵל (93:1), et אַף אֵין יֶשׁ רוּחַ (135:17).
Mots qui reviennent : à retenir
Vous rencontrerez ces mots encore et encore dans le siddour.
עוֹלָם olom · monde ; éternité
121:8, 135:13, chaque verset du 136, 93:2 ; et chaque bénédiction : מֶלֶךְ הָעוֹלָם
שָׁלוֹם cholom · paix
122:6-8 ; et la dernière bénédiction de la Amida : שִׂים שָׁלוֹם
יְרוּשָׁלַיִם Yerouchalayim · Jérusalem
122:2-3, 122:6, 135:21 ; et la Amida de la semaine, et le Birkat HaMazone
מֶלֶךְ mèlè’kh · roi
98:6, 135:11, 136:19-20 ; et מָלָךְ, 93:1 ; et chaque bénédiction
עֵזֶר ézèr · secours
עֶזְרִי, 121:1-2 ; עֶזְרֵנוּ, 124:8 ; et la Amida : מֶלֶךְ עוֹזֵר וּמוֹשִׁיעַ וּמָגֵן
שָׁמַיִם וָאָרֶץ chomayim vo’orèts · le ciel et la terre
121:2, 124:8 (et 135:6) ; une paire (§G14)
6Révisionחֲזָרָה
  1. Dans notre siddour, quels psaumes de cette leçon viennent avant Baroukh Chéomar, et lesquels après ? Que dit le Arizal dans le Pri Ets ’Haïm ?
  2. Que sont les « montées » des Chir HaMaalot, selon Rachi et la Michna de Middot ? Qui chantait ces chants ?
  3. Selon le Arizal, qui a chanté le psaume 98, et quand ?
  4. Pourquoi le psaume 121 est-il appelé שִׁיר לַמַּעֲלוֹת et non שִׁיר הַמַּעֲלוֹת ? Combien de fois le mot « garder » y apparaît-il ?
  5. Que disaient les gens près de David, qui le réjouissait (Makot 10a) ? Que lui répondit Hachem ?
  6. Trouvez trois mots du psaume 122 où l’on parle à Jérusalem en disant « tu » (féminin). Quelle est la terminaison ? → voir §G53
  7. Psaume 124 : que veut dire לוּלֵי, et quel mot lui répond ? Combien de fois ? → voir §G54
  8. Au psaume 123:4, qu’est-ce qui est écrit, et que lisons-nous ? Trouvez un autre mot de ce genre au psaume 92. → voir §G55
  9. Pourquoi le psaume 136 est-il appelé « le Grand Hallel » ? À quoi correspondent ses vingt-six refrains, selon la Guemara et selon le Arizal ?
  10. Comment HaAdérèt vehaEmouna est-il construit ? Où le Rabbi lui a-t-il donné un nouvel air, et qu’en a-t-il dit ?
  11. Quel psaume les Léviim chantaient-ils le Chabbat, et lequel le vendredi ? Comment la Michna lit-elle le titre « un chant pour le jour du Chabbat » ?
  12. Qui a dit le premier le psaume 92, selon le Midrach, et après quoi ?
  13. Quelle est la différence entre מִזְמוֹר et שִׁיר dans le Likouté Torah ? Que veut dire מִזְמוֹר שִׁיר pour notre Chabbat ? → voir Leçon 3 §G15
  14. Pourquoi le juste est-il comparé à la fois au palmier et au cèdre (Rachi) ?
Que notre semaine s’élève dans le chant du Chabbat, jusqu’au jour qui sera entièrement Chabbat.
Ces leçons sont destinées à l’étude et à la discussion. Pour toute question de halakha pratique, y compris quels psaumes dire et quand, consultez votre rav.