Chema : Écoute, Israël, et le premier paragraphe
Cette leçon se lit sur www.tebeka.com. L’impression est réservée aux utilisateurs connectés. © Rav Haim Tebeka.
Deux fois par jour, le Juif dit six mots qui contiennent toute notre foi : Chema Yisroël. Dans cette leçon je raconte d’où vient le Chema dans la Torah et la Guemara, pourquoi nous nous couvrons les yeux, pourquoi nous disons Baroukh Chem à voix basse, et comment l’Admour Hazaken veut que nous l’entendions : comme la proclamation du Roi, nouvelle chaque jour. Puis nous regardons ce que la ’Hassidout voit dans les deux Noms, dans le mot אֶחָד, et dans l’amour qu’ordonne le premier paragraphe. Comme toujours, chaque mot est décomposé, et la grammaire nouvelle est expliquée à la fin (§G35 à §G38). Les heures du Chema sont une question pratique pour votre rav.
Six versets de la Torah, dits matin et soir
Le Chema et son premier paragraphe ne sont pas une prière composée par les Sages. Ce sont six versets de la Torah elle-même, de la paracha Vaét’hanane (Devarim 6:4-9). Moché Rabbénou les dit au peuple juif, et le verset lui-même nous dit quand les dire : « quand tu te couches et quand tu te lèves ».
Le Talmud tout entier s’ouvre sur cette mitsva. La première Michna de Berakhot demande : « À partir de quand lit-on le Chema le soir ? » Et la Guemara explique pourquoi la Michna peut commencer par une question d’heure, comme si nous savions déjà qu’une telle mitsva existe : le Tana s’appuie sur un verset, « quand tu te couches et quand tu te lèves ».
Dans un passage de Berakhot 21a, la Guemara dit simplement que le Chema est de la Torah, alors que la prière a été fixée par les Sages. Voilà pourquoi nous le disons avec tant de soin : c’est une mitsva de la Torah, deux fois par jour, chaque jour de notre vie. Les heures exactes pour le dire, le matin et le soir, relèvent de la halakha pratique ; demandez-les à votre rav.
מֵאֵימָתַי קוֹרִין אֶת שְׁמַע בָּעֲרָבִין?תַּנָּא אַקְּרָא קָאֵי, דִּכְתִיב: ״בְּשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ״.קְרִיאַת שְׁמַע וּבִרְכַּת הַמָּזוֹן דְּאוֹרָיְיתָא, וּתְפִלָּה דְּרַבָּנַן.
Talmud, Berakhot 2a · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Berakhot.2a
Talmud, Berakhot 21a · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Berakhot.21a
D’abord le Roi, ensuite Ses ordres
Pourquoi le paragraphe du Chema vient-il avant le deuxième, « Vehaya im chamoa » ? Rabbi Yehochoua ben Kor’ha répond dans la Michna (Berakhot 13a) : pour que l’on accepte d’abord sur soi le joug de la royauté du Ciel, et ensuite seulement le joug des mitsvot.
Un serviteur accepte d’abord son maître ; ensuite il demande ce que le maître veut. Le Chema est cette acceptation. C’est pourquoi l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Aroukh, décrit le premier verset comme le lieu où l’on accepte la royauté du Ciel.
כְּדֵי שֶׁיְּקַבֵּל עָלָיו עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם תְּחִלָּה, וְאַחַר כָּךְ מְקַבֵּל עָלָיו עוֹל מִצְוֹת.
Choul’han Aroukh HaRav, Ora’h ’Haïm 63:5 (trad. anglaise du rav Eliyahou Touger et d’Ouri Kaploun, Sichos in English) · paraphrase · chabad.org/…/aid/3292059
« Jusqu’ici, le cœur doit y être »
Quelle partie du Chema demande une vraie concentration ? La Guemara (Berakhot 13b) rapporte que le premier verset demande « l’intention du cœur », selon les mots de Rabbi Méïr, et Rava tranche comme lui. L’Admour Hazaken écrit dans le même esprit que « l’exigence de base de la concentration porte sur le premier verset, qui exprime l’acceptation du Royaume du Ciel » (63:5, traduit de l’anglais), et il y joint Baroukh Chem. Que faire si on l’a dit sans concentration : c’est une question pour votre rav.
La même page montre comment les Sages disaient ce verset. Rabbi passait les mains sur son visage, et à ce moment acceptait le joug de la royauté du Ciel. Et ainsi, écrit l’Admour Hazaken, « on a [aussi] coutume de se couvrir le visage de la main en récitant le premier verset, afin de ne rien regarder qui puisse empêcher la concentration » (61:5, traduit de l’anglais) ; et on a coutume de dire le premier verset à voix haute, pour éveiller la concentration.
Soum’hos enseigne là que celui qui prolonge le mot אֶחָד se voit accorder de longs jours et de longues années. Rav A’ha bar Yaakov ajoute : sur le ד ; et Rav Achi avertit : à condition de ne pas avaler le ח. Et quand Rabbi Yirmeyah le prolongeait beaucoup, Rabbi ’Hiya bar Abba lui dit qu’une fois qu’il avait couronné Hachem en haut, en bas et aux quatre directions des cieux, il n’en fallait pas plus. L’Admour Hazaken explique la mesure : le ח représente les sept cieux et la terre, et en disant le ד on pense qu’Hachem est seul dans Son monde et règne aux quatre directions (61:6).
עַד כָּאן צְרִיכָה כַּוָּונַת הַלֵּב, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר.בְּשָׁעָה שֶׁמַּעֲבִיר יָדָיו עַל פָּנָיו, מְקַבֵּל עָלָיו עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם.נוֹהֲגִין לִקְרוֹת פָּסוּק רִאשׁוֹן בְּקוֹל רָם כְּדֵי לְעוֹרֵר הַכַּוָּנָה.סוֹמְכוֹס אוֹמֵר: כָּל הַמַּאֲרִיךְ בְּ״אֶחָד״, מַאֲרִיכִין לוֹ יָמָיו וּשְׁנוֹתָיו.כֵּיוָן דְּאַמְלֵיכְתֵּיהּ לְמַעְלָה וּלְמַטָּה וּלְאַרְבַּע רוּחוֹת הַשָּׁמַיִם — תּוּ לָא צְרִיכַתְּ.שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא יָחִיד בְּעוֹלָמוֹ וּמוֹשֵׁל בְּד' רוּחוֹת הָעוֹלָם
Choul’han Aroukh HaRav, Ora’h ’Haïm 63:5 (trad. anglaise du rav Eliyahou Touger et d’Ouri Kaploun, Sichos in English) · cité (traduit de l’anglais) · chabad.org/…/aid/3292059
Choul’han Aroukh HaRav, Ora’h ’Haïm 61:5–6 (trad. anglaise du rav Eliyahou Touger et d’Ouri Kaploun, Sichos in English) · hébreu et anglais cités (traduit de l’anglais) · chabad.org/…/aid/3292057

Une proclamation du Roi, nouvelle chaque jour
L’Admour Hazaken ouvre les lois du Chema (Choul’han Aroukh HaRav 61:1) par une image. Quand un roi envoie une proclamation, ses sujets la lisent avec crainte et tremblement. De même, « le Chema est la proclamation du Saint, béni soit-Il, envoyée à Son peuple, les Juifs » (traduit de l’anglais).
Et il poursuit (61:2) : on doit la voir comme une proclamation jamais entendue auparavant, et le verset y fait allusion quand il dit « que Je te commande aujourd’hui » : « Chaque jour, on doit considérer ses mots comme nouveaux, non comme une chose entendue bien des fois et qui n’est plus aussi précieuse qu’au début » (traduit de l’anglais).
וּקְרִיאַת שְׁמַע הִיא פְּרוּטְגְמָא שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְעַמּוֹ יִשְׂרָאֵלכְּלוֹמַר בְּכָל יוֹם יִהְיוּ בְּעֵינֶיךָ כַּחֲדָשִׁים

Baroukh Chem : les mots de Yaakov, dits à voix basse
Après le premier verset, nous disons בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד à voix basse. Ces mots ne sont pas dans le passage de la Torah ; d’où viennent-ils ? La Guemara (Pessa’him 56a) raconte. Avant de quitter ce monde, Yaakov Avinou voulut révéler à ses fils la fin des jours, et la Chekhina se retira de lui. Il craignit que l’un de ses fils ne soit pas digne. Ses fils lui répondirent : « Chema Yisroël », Yisroël étant leur père : de même que dans ton cœur il n’y a qu’Un, dans notre cœur il n’y a qu’Un. Et Yaakov répondit : « Boroukh chèm kevod mal’housso le’olom vo’èd. »
Alors les Sages demandèrent : que faire ? Le dire, Moché Rabbénou ne l’a pas dit ; ne pas le dire, Yaakov l’a dit. Ils instituèrent donc de le dire à voix basse. La Guemara donne une parabole : une fille de roi sentit l’odeur d’un plat épicé ; si elle le demande, c’est une honte pour elle ; si elle ne le demande pas, elle souffre. Ses serviteurs se mirent donc à le lui apporter discrètement.
L’Admour Hazaken rapporte tout cela comme halakha (61:13) : « Ils instituèrent donc de le dire à voix basse » (traduit de l’anglais). Il établit aussi (61:14) que l’on marque une pause entre Baroukh Chem et Veohavto : les deux premiers sont des mots d’acceptation, nous acceptons Sa divinité et Sa royauté, alors que Veohavto est un ordre.
בִּיקֵּשׁ יַעֲקֹב לְגַלּוֹת לְבָנָיו קֵץ הַיָּמִין, וְנִסְתַּלְּקָה מִמֶּנּוּ שְׁכִינָה.כְּשֵׁם שֶׁאֵין בְּלִבְּךָ אֶלָּא אֶחָד, כָּךְ אֵין בְּלִבֵּנוּ אֶלָּא אֶחָד.הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ אוֹמְרִים אוֹתוֹ בַּחֲשַׁאי.מָשָׁל לְבַת מֶלֶךְ שֶׁהֵרִיחָה צִיקֵי קְדֵירָה. אִם תֹּאמַר — יֵשׁ לָהּ גְּנַאי. לֹא תֹּאמַר — יֵשׁ לָהּ צַעַר. הִתְחִילוּ עֲבָדֶיהָ לְהָבִיא בַּחֲשַׁאי.כִּי "שְׁמַע יִשְׂרָאֵל" וּ"בָרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד" הוּא לְשׁוֹן קַבָּלָה, שֶׁאֲנַחְנוּ מְקַבְּלִים אֱלֹהוּתוֹ וּמַלְכוּתוֹ, "וְאָהַבְתָּ" הוּא לְשׁוֹן צַוָּאָה.
Choul’han Aroukh HaRav, Ora’h ’Haïm 61:13–14 (trad. anglaise du rav Eliyahou Touger et d’Ouri Kaploun, Sichos in English) · anglais et hébreu cités (traduit de l’anglais) · chabad.org/…/aid/3292057

Des pauses, et des mots dits avec soin
Parce que le Chema est la proclamation du Roi, chaque mot doit être entendu en entier. L’Admour Hazaken demande de petites pauses pour que le sens soit juste : une pause entre הַיּוֹם et עַל לְבָבֶךָ (61:15), pour que personne n’entende « aujourd’hui sur ton cœur », comme si c’était pour aujourd’hui seulement ; et une pause avant Veohavto, entre l’acceptation et l’ordre (61:14). Il demande aussi de séparer les lettres qui, sinon, se fondraient l’une dans l’autre. Tout cela est expliqué dans la partie grammaire (§G38).
Et l’heure ? Le verset dit « quand tu te couches et quand tu te lèves », et l’Admour Hazaken explique (63:1) qu’il s’agit du moment où les gens se couchent et se lèvent, non de la position : on peut le dire assis, debout ou en marchant. Les heures exactes du Chema du matin et du soir changent au cours de l’année ; demandez à votre rav.
Choul’han Aroukh HaRav, Ora’h ’Haïm 63:1 (trad. anglaise du rav Eliyahou Touger et d’Ouri Kaploun, Sichos in English) · paraphrase · chabad.org/…/aid/3292059
« Hachem est notre D.ieu » : de nouveau les deux Noms
Dans la leçon 3 (« Les deux Noms »), nous avons appris les deux Noms qui ouvrent chaque bénédiction : Havayah, Celui qui fait exister toute chose, maintenant, et Elokim, le Nom qui voile et permet de recevoir la lumière. Dans le premier verset du Chema, ils se tiennent côte à côte : « Havayah est notre Elokim ».
Le commentaire de notre siddour explique, en citant le Séfer HaMaamarim Kountrèssim, qu’Elokim a la même valeur numérique que הַטֶּבַע, « la nature », la force naturelle de toute créature ; et en disant Havayah Elokéinou, nous déclarons que notre force est enracinée dans Havayah, un niveau de divinité au-dessus de la nature (cité d’après le commentaire).
Et pourquoi « notre D.ieu » ? Le commentaire le compare à « le D.ieu d’Avraham ». Avraham a atteint son lien avec Hachem par un dur travail ; pour nous, « le lien avec la Torah nous est donné comme un héritage spirituel » (traduit de l’anglais). L’Admour Hazaken l’écrit dans le Tanya (ch. 47, cité dans la note hébraïque du commentaire) : pour nous, c’est un héritage et un don, qu’Il nous a donné Sa Torah.
אבל אנחנו ירושה ומתנה היא לנו שנתן לנו את תורתו
Tanya, Likouté Amarim, ch. 47 · cité d’après une note hébraïque du commentaire ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles
אֶחָד, et non יָחִיד
Pourquoi le verset dit-il è’hod, « un », et non ya’hid, « unique, seul » ? Le commentaire explique : ya’hid décrirait une unité bien au-dessus de tout. È’hod, c’est le « un » en tête des nombres, ou un tout fait de plusieurs parties. La Torah a choisi è’hod « pour souligner que l’unité de D.ieu pénètre chaque dimension de l’existence » (traduit de l’anglais) : même là où d’autres choses semblent exister, elles sont incluses dans Son unité.
Le commentaire lit ainsi les lettres du mot : le א, c’est Aloufo chel olam, le Maître du monde ; le ח, huit, ce sont les sept cieux et la terre ; le ד, quatre, ce sont les quatre directions. En disant è’hod lentement, nous plaçons Hachem dans chaque coin du monde.
Et pourquoi le premier verset se dit-il avec tant de force ? L’Admour Hazaken écrit dans le Tanya (ch. 25, cité dans la note hébraïque du commentaire) qu’on dit le Chema deux fois par jour pour accepter la royauté du Ciel avec messirout nèfèch. Le commentaire ajoute que cela veut dire, plus que mourir pour Hachem, « vivre sans cesse pour la sanctification du Nom de D.ieu » (traduit de l’anglais).
לקרות ק״ש פעמים בכל יום לקבל עליו מלכות שמים במסירת נפש
Tanya, Likouté Amarim, ch. 25 · cité d’après une note hébraïque du commentaire ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles
Deux grandes lettres : un témoin
Le ע de שְׁמַע et le ד de אֶחָד s’écrivent en grandes lettres. Ensemble, ils forment עֵד, « témoin ». Le commentaire explique : Hachem dit au peuple juif « Vous êtes Mes témoins » ; notre mission est de faire connaître Sa présence dans le monde. On a besoin d’un témoin pour ce qui est caché : la lumière qui remplit le monde peut être ressentie par la méditation, mais la lumière qui est au-dessus du monde ne se saisit que par la foi, et c’est d’elle que le Juif témoigne.
Lues dans l’autre sens, les deux lettres forment דַּע, « sache ! ». La foi seule ne suffit pas, dit le commentaire en citant le Kéter Chem Tov : nous devons aussi « connaître » la part de l’âme qui témoigne de l’unité d’Hachem.
Et le mot Chema lui-même ? Outre « écoute », le commentaire en donne deux autres sens, cités du Likouté Torah, des Imré Bina et de l’Admour Haèmtsahi : « rassembler », comme dans « Chaoul rassembla le peuple » (I Chemouel 15:4), rassembler les étincelles de l’âme dispersées dans les plaisirs du monde ; et « comprendre en profondeur », méditer et prendre à cœur l’unité d’Hachem.
Deux niveaux d’unité : Chema et Baroukh Chem
L’Admour Hazaken a construit tout un traité du Tanya, Chaar HaYi’houd VehaÈmouna, autour de ces deux versets. Sa première ligne (ch. 1) cite le Zohar : le verset Chema Yisroël est yi’houda ila’a, « l’unité supérieure », et Baroukh Chem est yi’houda tata’a, « l’unité inférieure ».
Pour l’expliquer, il part de l’enseignement du Baal Chem Tov sur « Pour toujours, Hachem, Ta parole se tient dans les cieux » : les mots mêmes de « Qu’il y ait un firmament » se tiennent pour toujours dans les cieux, « ces mots et ces lettres mêmes par lesquels les cieux furent créés se tiennent pour toujours dans le firmament et sont pour toujours revêtus dans tous les cieux pour leur donner la vie » (traduit de l’anglais). S’ils se retiraient un seul instant, les cieux retourneraient au néant. Vu d’En haut, rien n’existe que Lui : c’est l’unité supérieure du Chema.
Au chapitre 7, il explique l’unité inférieure. Hachem Se cache pour que le monde semble exister par lui-même, parce qu’« il n’y a pas de roi sans peuple », et le mot עָם, « peuple », est apparenté à עוֹמְמוֹת, des choses éloignées et séparées. Un roi règne sur d’autres, pas seulement sur ses propres enfants. Lessons in Tanya explique : le but est « qu’Il règne sur des créatures humbles, qui se perçoivent comme existant indépendamment de Lui, pour qu’elles aussi s’humilient et s’annulent devant Lui » (traduit de l’anglais). C’est Baroukh Chem : Sa royauté, acceptée ici-bas. Et l’Admour Hazaken note que וָעֶד, c’est אֶחָד aux lettres échangées : la même unité, un degré plus bas.
לְהָבִין מְעַט מִזְּעֵר מַה שֶּׁכָּתוּב בַּזֹּהַר, דִּ"שְׁמַע יִשְׂרָאֵל כוּ'" – הוּא "יִחוּדָא עִילָּאָה", וּ"בָרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד" – הוּא "יִחוּדָא תַּתָּאָה":תֵּיבוֹת וְאוֹתִיּוֹת אֵלּוּ, הֵן נִצָּבוֹת וְעוֹמְדוֹת לְעוֹלָם בְּתוֹךְ רְקִיעַ הַשָּׁמַיִם,דְּ"אֵין מֶלֶךְ בְּלֹא עָם",פֵּירוּשׁ "עָם" – מִלְּשׁוֹן "עוֹמְמוֹת",כִּי "וָעֶד" הוּא "אֶחָד" בְּחִלּוּפֵי אַתְוָון.
Tanya, Chaar HaYi’houd VehaÈmouna, ch. 7 (Lessons in Tanya, Kehot, sur Chabad.org) · texte hébreu et explication anglaise ; cité (traduit de l’anglais) · chabad.org/…/aid/7993
Chabad.org, Online Siddur with Commentary (Siddur Illuminated by Chassidus, Sichos in English) : Baruch Sheim Kevod · commentaire sur l’unité supérieure et l’unité inférieure ; paraphrase · chabad.org/torah-texts/1536044
Pourquoi Baroukh Chem vient avant Veohavto
Le commentaire sur Baroukh Chem rapporte un enseignement de l’Admour Hazaken dans le Likouté Torah (Vaét’hanane 11c, cité dans sa note hébraïque). À l’époque du premier Beth HaMikdach, quand des âmes élevées descendaient dans le monde, on pouvait atteindre l’amour de Veohavto par la seule méditation : Chema Yisroël, puis Veohavto. Après la destruction, on ne peut atteindre Veohavto que par Baroukh Chem, qui est l’acceptation du joug du Ciel. D’abord nous nous inclinons, ensuite nous pouvons aimer.
הנה קודם החורבן בית ראשון שהיו נשמות גבוהות היו יכולים להגיע לואהבת ע״י התבוננות לבד שמע ישראל כו׳ ואהבת. אבל אחר החורבן אינו יכול להגיע לואהבת אלא על ידי בשכמל״ו שהוא קבלת עול מ״ש.
Veohavto : un ordre et une promesse
Peut-on ordonner un sentiment ? Le commentaire répond, d’après le Séfer HaMaamarim 5699 (cité d’après le commentaire) : « Il n’y a pas de bouton sur lequel appuyer pour faire aimer » (traduit de l’anglais). Mais on peut penser à ce qui éveille l’amour, et alors l’amour grandit dans le cœur. Voilà pourquoi Veohavto vient juste après le Chema : l’ordre est de méditer.
L’Admour Hazaken écrit dans le Torah Or (cité dans la note hébraïque du commentaire) : dans Veohavto il y a deux sens, un ordre, « aime-Le », et un futur, « l’amour viendra de lui-même ». L’ordre nous revient : méditer. La promesse vient d’Hachem : un amour d’En haut que personne ne peut fabriquer, donné à celui qui se fait réceptacle pour lui. Remarquez la grammaire : וְאָהַבְתָּ ressemble à un passé, « tu as aimé », mais le vav en fait un futur, « tu aimeras » (§G32, §G35).
Le Rabbi rapporte dans une note (Dérè’h Mitsvotè’ha, p. 420, cité d’après le commentaire) un enseignement transmis du Baal Chem Tov au Maguid puis à l’Admour Hazaken : la mitsva d’aimer Hachem consiste à plonger sa pensée dans ce qui éveille l’amour ; les sentiments qui en résultent ne sont pas l’essentiel de la mitsva.
והנה בואהבת יש ב׳ פירושים. אחד לשון צווי שתאהוב אותו. וא׳ לשון עתיד שתבא האהבה ממילא.
Torah Or, Ki Tissa 86c-d · cité d’après une note hébraïque du commentaire ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles
Avec les deux cœurs, de toute ton âme, de tout ton pouvoir
לְבָבְךָ s’écrit avec deux ב. Nos Sages en apprennent, explique le commentaire, que nous aimons Hachem avec « nos deux cœurs », le bon penchant et aussi le mauvais. L’Admour Hazaken l’écrit dans le Tanya (ch. 9, cité dans la note du commentaire) : « comme il est écrit : de tout ton cœur, avec tes deux penchants ». La part de nous qui veut le plaisir du monde n’est pas écrasée mais réorientée : le Torah Or, cité d’après le commentaire, dit que le feu naturel du cœur devient une soif brûlante d’Hachem ; et le commentaire rapporte le verset « Abondante est la récolte par la force du bœuf ».
Puis « de toute ton âme » : jusqu’à donner sa vie, « même s’Il prend ton âme », comme disent nos Sages. Et « de tout ton pouvoir », בְּכָל מְאֹדֶךָ, littéralement « de tout ton beaucoup » : au-delà de ses propres limites, depuis le point le plus profond de l’âme. Le commentaire rapporte aussi la lecture de nos Sages « de tout ton argent » : donner la tsedaka avec l’argent gagné par le corps et l’âme.
Dans le Tanya (ch. 49, cité dans la note du commentaire), l’Admour Hazaken ajoute que « ton cœur » inclut la femme et les enfants, auxquels le cœur de l’homme est attaché ; et « ton âme et ton pouvoir », ce sont sa vie et sa subsistance.
כמ״ש בכל לבבך בשני יצריךולבבך הן האשה וילדיה
Tanya, Likouté Amarim, ch. 9 et ch. 49 · cité d’après une note hébraïque du commentaire ; cité tel qu’imprimé, sans voyelles

« Que Je te commande aujourd’hui »
Le commentaire s’attarde sur אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם. Anokhi, « Je », comme le Anokhi des Dix Commandements, désigne l’Essence même d’Hachem. מְצַוְּךָ, « te commande », partage ses lettres avec צוותא, « lien » : par la Torah et ses mitsvot, le Juif est lié à l’Essence d’Hachem, car, comme disent nos Sages, « le Saint, béni soit-Il, ne possède dans ce monde que les quatre coudées de la halakha » (traduit de l’anglais).
Et הַיּוֹם, « aujourd’hui », c’est ce monde : « “Aujourd’hui” … pour les accomplir, et “demain” … pour en recevoir la récompense » (traduit de l’anglais). Le commentaire explique que c’est seulement dans ce monde matériel, en accomplissant les mitsvot, que l’on peut se lier à Son Essence.
Voilà pourquoi le paragraphe passe, dit le commentaire (citant le Likouté Torah), de l’amour aux actes : Veohavto est l’élan vers le haut, ratso ; « ces paroles … enseigne-les, attache-les, écris-les » est le retour, chov, vers ce monde, pour dire des paroles de Torah, mettre les téfilines, fixer une mezouza.
L’unité là où tout est divisé
Lequel est le plus grand, le Chema ou Baroukh Chem ? Dans une si’ha (Likouté Si’hot, vol. 36, p. 151, citée dans une note hébraïque du commentaire), le Rabbi explique que le Chema, matin et soir, est l’unité supérieure, l’unité telle qu’elle est vue d’En haut. Baroukh Chem est l’unité inférieure : dans notre service, c’est l’homme qui ne ressent pas encore d’élan vers la divinité et doit se contraindre, l’esprit dominant le cœur.
Et pourtant, dit le Rabbi, cette unité inférieure a un avantage. Les fils de Yaakov dirent : « de même que dans ton cœur il n’y a qu’Un, dans notre cœur il n’y a qu’Un » : ils font descendre l’unité dans le lieu de la division, le monde où tout semble séparé. Par là se fait une unité plus haute encore que l’unité supérieure prise seule. Selon les mots du Rabbi : « ils font descendre l’unité même dans le lieu de la division, le monde de la séparation » (traduit de l’hébreu). Lessons in Tanya exprime la même idée dans la langue du Chaar HaYi’houd VehaÈmouna, ch. 7 :
« Ce n’est que sur des étrangers que la souveraineté peut s’exercer. Il en est de même En haut : le but ultime de la révélation de la Royauté divine s’exprime dans Son règne sur des créatures humbles, qui se perçoivent comme existant indépendamment de Lui, pour qu’elles aussi s’humilient et s’annulent devant Lui. » (traduit de l’anglais)
« D.ieu, qui transcende le temps et l’espace, Se trouve aussi dans le temps et l’espace. » (traduit de l’anglais)
— Lessons in Tanya (rav Yossef Wineberg, Kehot, sur Chabad.org), sur le Chaar HaYi’houd VehaÈmouna, ch. 7
Tanya, Chaar HaYi’houd VehaÈmouna, ch. 7 (Lessons in Tanya, Kehot, sur Chabad.org) · texte hébreu et explication anglaise ; cité (traduit de l’anglais) · chabad.org/…/aid/7993
Des liens que je propose
Ces liens sont les miens ; ce ne sont pas les mots de la si’ha.
Toute la journée ordinaire. Le premier paragraphe ne reste pas dans les cieux. Il nomme la maison, la route, le coucher et le lever, le bras, le montant de la porte et le portail. Ce sont justement les lieux où la vie semble divisée et affairée. Le Chema y envoie son unité.
Un murmure qui n’est pas petit. Nous disons Baroukh Chem à voix basse, comme la fille du roi à qui ses serviteurs apportent ce qu’elle désire. Peut-être le murmure convient-il à l’unité inférieure : l’unité apportée dans le monde discrètement, par de petits actes, sans s’annoncer.
Aujourd’hui. L’Admour Hazaken nous demande d’entendre le Chema chaque jour comme une proclamation nouvelle, et le commentaire lit « aujourd’hui » comme ce monde. Les deux vont dans le même sens : l’unité n’est pas un souvenir mais la tâche d’aujourd’hui, ici.
Talmud, Pessa’him 56a · texte de la Guemara via Sefaria ; cité · sefaria.org/Pesachim.56a
Choul’han Aroukh HaRav, Ora’h ’Haïm 61:2 (trad. anglaise du rav Eliyahou Touger et d’Ouri Kaploun, Sichos in English) · paraphrase · chabad.org/…/aid/3292057
Le Chema et Veohavto, ligne par ligne
| Hébreu | Translittération | Sens |
|---|---|---|
| שְׁמַע יִשְׂרָאֵל, יְיָ אֱלֹהֵינוּ, יְיָ | אֶחָד׃ | Chema Yisroël, Ado-noï Èlo-kéinou, Ado-noï è’hod. | Écoute, Israël : Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un. |
| בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד׃ | Boroukh chèm kevod mal’housso le’olom vo’èd. | Béni soit le Nom de la gloire de Sa royauté pour toujours et à jamais. |
| וְאָהַבְתָּ אֵת יְיָ אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל | לְבָבְךָ, וּבְכָל נַפְשְׁךָ, וּבְכָל מְאֹדֶךָ׃ | Veohavto éss Ado-noï Èlo-kèkho, bekhol levovekho, ouvekhol nafchekho, ouvekhol meodèkho. | Et tu aimeras Hachem ton D.ieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. |
| וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם, עַל | לְבָבֶךָ׃ | Vehoyou hadevorim ho’éllè achèr onokhi metsavekho hayom, al levovèkho. | Et ces paroles que Je te commande aujourd’hui seront sur ton cœur. |
| וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ, וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ, וּבְקוּמֶךָ׃ | Vechinantom levonèkho vedibarto bom, bechivtekho bevéssèkho, ouvelekhtekho vadèrèkh, ouvechokhbekho, ouvekoumèkho. | Tu les enseigneras à tes enfants et tu en parleras, quand tu es assis dans ta maison et quand tu marches en chemin, quand tu te couches et quand tu te lèves. |
| וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת עַל יָדֶךָ, וְהָיוּ לְטֹטָפֹת בֵּין עֵינֶיךָ׃ | Oukechartom leoss al yodèkho, vehoyou letotofoss béne énèkho. | Tu les attacheras comme signe sur ta main, et ils seront des totafot entre tes yeux. |
| וּכְתַבְתָּם עַל מְזֻזוֹת בֵּיתֶךָ, וּבִשְׁעָרֶיךָ׃ | Oukhessavtom al mezouzoss béssèkho, ouvich’orèkho. | Et tu les écriras sur les montants de ta maison et sur tes portes. |
Par rapport au texte de la Torah de Devarim 6:4-9, le siddour ajoute les virgules, les traits verticaux (pessik) pour les pauses, et la ligne Baroukh Chem, qui n’est pas dans le passage de la Torah. Dans la Torah, un petit trait (makaf) relie certaines paires de mots, comme dans עַל לְבָבֶךָ et dans בְּכָל לְבָבְךָ ; le siddour les imprime séparés. Le commentaire dit que le ע de שְׁמַע et le ד de אֶחָד s’écrivent en grand ; dans le texte en ligne que j’ai vérifié, ils ne sont pas marqués. Le Nom est imprimé dans le siddour par deux yod.
Devarim 6:4-9 · texte hébreu via Sefaria ; comparé · sefaria.org/Deuteronomy.6.4-9
Chema Yisroël
Six mots. Les deux Noms sont expliqués dans la leçon 3 (« Les deux Noms ») ; ici nous prenons les trois autres.
שְׁמַע יִשְׂרָאֵל, יְיָ אֱלֹהֵינוּ, יְיָ | אֶחָד׃
| שְׁמַע | = | שְׁמַע |
| chema écoute ! | écouter |
| יִשְׂרָאֵל | = | יִשְׂרָאֵל |
| Yisroël Israël | Israël |
| אֶחָד | = | אֶחָד |
| è’hod Un | un |
Baroukh Chem
Six mots aussi. בָּרוּךְ, nous le connaissons de chaque bénédiction (§G13) ; le reste est une chaîne de trois noms, puis « pour toujours et à jamais ».
בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד׃
| שֵׁם | = | שֵׁם |
| chèm le nom de | nom |
| כְּבוֹד | = | כְּבוֹד |
| kevod la gloire de | kevod, gloire |
| מַלְכוּתוֹ | = | ◌וֹ | + | מַלְכוּת |
| mal’housso Sa royauté | Sa | mal’hout, royauté |
| לְעוֹלָם | = | עוֹלָם | + | לְ |
| le’olom pour toujours | olam, monde, éternité | pour |
| וָעֶד | = | עֶד | + | וָ |
| vo’èd et à jamais | ad, à jamais | et |
« Et tu aimeras … sur ton cœur »
Presque chaque nom se termine par « ton » : la Torah parle à chacun de nous personnellement (§G4).
וְאָהַבְתָּ אֵת יְיָ אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל | לְבָבְךָ, וּבְכָל נַפְשְׁךָ, וּבְכָל מְאֹדֶךָ׃וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם, עַל | לְבָבֶךָ׃
| וְאָהַבְתָּ | = | ◌תָּ | + | אָהַבְ | + | וְ |
| veohavto et tu aimeras | tu (as) | aimer | et |
| אֵת | = | אֵת |
| éss (marque du complément) | la marque du complément |
| לְבָבְךָ | = | ◌ךָ | + | לְבָבְ |
| levovekho ton cœur | ton, ta | levov, cœur |
| וּבְכָל | = | כָל | + | בְ | + | וּ |
| ouvekhol et de tout | tout | avec | et |
| נַפְשְׁךָ | = | ◌ךָ | + | נַפְשְׁ |
| nafchekho ton âme | ton, ta | nèfèch, âme |
| מְאֹדֶךָ | = | ◌ךָ | + | מְאֹדֶ |
| meodèkho ton pouvoir | ton, ta | meod, beaucoup |
| וְהָיוּ | = | ◌וּ | + | הָי | + | וְ |
| vehoyou et ils seront | ils (furent) | être | et |
| הַדְּבָרִים | = | ◌ים | + | דְּבָרִ | + | הַ |
| hadevorim les paroles | pluriel | devar, parole | le, la, les |
| הָאֵלֶּה | = | אֵלֶּה | + | הָ |
| ho’éllè ces | ces | le, la, les |
| אָנֹכִי | = | אָנֹכִי |
| onokhi Je | je |
| מְצַוְּךָ | = | ◌ךָ | + | מְצַוְּ |
| metsavekho te commande | te | ordonnant |
| הַיּוֹם | = | יּוֹם | + | הַ |
| hayom aujourd’hui | yom, jour | le, la, les |
| לְבָבֶךָ | = | ◌ךָ | + | לְבָבֶ |
| levovèkho ton cœur | ton, ta | cœur |
« Enseigne-les … sur tes portes »
Quatre ordres, chacun un passé changé en futur, et trois d’entre eux se terminant par « les » : enseigne-les, attache-les, écris-les (§G35). Entre eux, toute la journée : assis, en marche, couché, levé (§G36).
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ, וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ, וּבְקוּמֶךָ׃וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת עַל יָדֶךָ, וְהָיוּ לְטֹטָפֹת בֵּין עֵינֶיךָ׃וּכְתַבְתָּם עַל מְזֻזוֹת בֵּיתֶךָ, וּבִשְׁעָרֶיךָ׃
| וְשִׁנַּנְתָּם | = | ◌ם | + | ◌תָּ | + | שִׁנַּנְ | + | וְ |
| vechinantom tu les enseigneras | les | tu | aiguiser | et |
| לְבָנֶיךָ | = | ◌יךָ | + | בָנֶ | + | לְ |
| levonèkho à tes enfants | tes | bon-, fils | à |
| וְדִבַּרְתָּ | = | ◌תָּ | + | דִבַּרְ | + | וְ |
| vedibarto et tu parleras | tu | parler | et |
| בָּם | = | ◌ם | + | בָּ |
| bom d’eux | eux | dans, de |
| בְּשִׁבְתְּךָ | = | ◌ךָ | + | שִׁבְתְּ | + | בְּ |
| bechivtekho quand tu es assis | ton, ta | être assis | dans, quand |
| בְּבֵיתֶךָ | = | ◌ךָ | + | בֵיתֶ | + | בְּ |
| bevéssèkho dans ta maison | ton, ta | bayit, maison | dans |
| וּבְלֶכְתְּךָ | = | ◌ךָ | + | לֶכְתְּ | + | בְ | + | וּ |
| ouvelekhtekho et quand tu marches | ton, ta | marcher | dans, quand | et |
| בַדֶּרֶךְ | = | דֶּרֶךְ | + | בַ |
| vadèrèkh en chemin | chemin | sur le |
| וּבְשָׁכְבְּךָ | = | ◌ךָ | + | שָׁכְבְּ | + | בְ | + | וּ |
| ouvechokhbekho et quand tu te couches | ton, ta | se coucher | dans, quand | et |
| וּבְקוּמֶךָ | = | ◌ךָ | + | קוּמֶ | + | בְ | + | וּ |
| ouvekoumèkho et quand tu te lèves | ton, ta | se lever | dans, quand | et |
| וּקְשַׁרְתָּם | = | ◌ם | + | ◌תָּ | + | קְשַׁרְ | + | וּ |
| oukechartom tu les attacheras | les | tu | attacher | et |
| לְאוֹת | = | אוֹת | + | לְ |
| leoss comme signe | ot, signe | comme, pour |
| יָדֶךָ | = | ◌ךָ | + | יָדֶ |
| yodèkho ta main | ton, ta | yad, main |
| לְטֹטָפֹת | = | טֹטָפֹת | + | לְ |
| letotofoss comme totafot | totafot | comme |
| בֵּין | = | בֵּין |
| béne entre | entre |
| עֵינֶיךָ | = | ◌יךָ | + | עֵינֶ |
| énèkho tes yeux | tes (paire) | ayin, œil |
| וּכְתַבְתָּם | = | ◌ם | + | ◌תָּ | + | כְתַבְ | + | וּ |
| oukhessavtom et tu les écriras | les | tu | écrire | et |
| מְזֻזוֹת | = | ◌וֹת | + | מְזֻז |
| mezouzoss les montants de | pluriel, « de » | mezouza, montant |
| בֵּיתֶךָ | = | ◌ךָ | + | בֵּיתֶ |
| béssèkho ta maison | ton, ta | maison |
| וּבִשְׁעָרֶיךָ | = | ◌יךָ | + | שְׁעָרֶ | + | בִ | + | וּ |
| ouvich’orèkho et sur tes portes | tes | cha’ar, porte | sur, dans | et |
- Leçon 1 §G1 · La racine et le mot en trois parties : la plupart des mots reposent sur une racine de trois lettres ; un mot = préfixe + radical + terminaison
- Leçon 1 §G2 · Les lettres cachées de la racine : le youd, le vav et le hé peuvent changer de forme ou tomber ; un daguech peut marquer une lettre fondue
- Leçon 1 §G3 · Les préfixes d’une lettre : ve- et, be- dans/avec, le- à, mi- de, ché- que : écrits collés au mot suivant
- Leçon 1 §G4 · Les pronoms : isolés et attachés : ani je, Ato Tu ; terminaisons -i mon/moi, -’ho/-è’ho ton, -éinou notre, -o/-ov son
- Leçon 1 §G5 · Les noms : masculin, féminin, pluriel : féminin -a, qui devient -at/-ot devant une terminaison ; pluriels -im et -ot ; les voyelles s’abrègent quand le mot s’allonge
- Leçon 1 §G6 · Les adjectifs, et les phrases sans « est » : l’adjectif suit son nom et s’accorde avec lui ; placé en tête, il forme une phrase sans mot pour « est »
- Leçon 1 §G8 · Présent et passé : qui parle : le présent (participe) varie en genre et en nombre ; le passé ajoute des terminaisons de personne : -ti je, -to tu, -nou nous
- Leçon 2 §G9 · L’article : « le, la » : ha- plus un daguech dans la lettre suivante ; ho- devant aleph, ayin, rech ; caché dans be-, le-, ke-
- Leçon 2 §G10 · L’état construit : « X de Y » : deux noms côte à côte signifient « X de Y » ; l’article va sur le second ; le féminin -a devient -at
- Leçon 2 §G11 · Le pi’el : la lettre du milieu redoublée : le pi’el redouble la lettre médiane de la racine par un daguech ; passé ki-, présent me-
- Leçon 2 §G13 · Le participe passif : boroukh : le schème kotouv (kamats, puis ou avant la dernière lettre) signifie « -é » : boroukh béni
- Leçon 2 §G14 · Le duel : les paires : ce qui va par paires prend -ayim (-oyim à la pause) : yadayim mains
- Leçon 3 §G15 · Le participe actif : « Celui qui fait » : le présent du kal a un o après la première lettre de la racine et un é sous la deuxième : pokéa’h, zokèf ; il décrit une action qui continue
- Leçon 3 §G18 · « Me » et « mon » : -ni et -i : sur un verbe, -ni signifie « me » (assani, « m’a fait ») ; sur un nom, -i signifie « mon » (tsorki) ; sur un nom pluriel ou duel, -aï (éinaï, éinoï à la pause)
- Leçon 3 §G19 · Deux petits signes : le pata’h furtif et la lettre douce : un pata’h sous un ח ou un ע final se lit avant la lettre (koa’h) ; בּ כּ פּ perdent leur daguech après une voyelle (vino, govèr)
- Leçon 4 §G23 · L’infinitif : « faire » : l’infinitif nomme l’action elle-même et prend en général le- : la’assoss faire, la’amod se tenir, lehav’hin distinguer, lehiskayém survivre
- Leçon 4 §G24 · אֶת : le signe du complément défini : אֶת (ès) ne se traduit pas : il se place devant le complément d’objet d’un verbe quand ce complément est défini (avec « le », un nom propre, ou « mon/ton ») ; un complément indéfini n’a pas de אֶת
- Leçon 6 §G31 · Ordres et demandes : l’impératif, et נָא : l’impératif est le futur sans sa lettre de tête : tedabèr → dabèr parle ! ; une forme qui nomme l’action peut aussi ordonner (omor) ; נָא fait une demande : vehaarèv no, rends doux, s’il Te plaît
- Leçon 6 §G32 · Le vav qui renverse : vaydabèr, « et Il parla » : va- devant une forme du futur la change en passé : vaydabèr et Il parla ; ve- devant une forme du passé peut la changer en futur : vessomou et ils placeront
- Leçon 6 §G34 · « Eux » et « nous tous » : les terminaisons de « ils », et כֹּל avec terminaisons : « eux, leur » est -hèm après une préposition (lohèm), -éhèm après un nom pluriel (pérosséhèm), -èm/-om sur un verbe ou un mot court (avorekhèm, koulom) ; כֹּל + terminaison : koulonou nous tous, koulom eux tous
Le premier paragraphe du Chéma est une chaîne d’ordres, et presque chaque ordre est construit de la même façon. Prenez וְאָהַבְתָּ (veohavto), « et tu aimeras ». Sans le וְ, c’est אָהַבְתָּ, « tu as aimé » : une forme du passé avec la terminaison ־ְתָּ (-to), « tu » (§G8). Avec le וְ devant, elle continue le discours d’ordre et regarde vers l’avenir : « tu aimeras » (§G32). De même pour וְדִבַּרְתָּ (vedibarto), « et tu parleras », un pi’el avec sa lettre médiane redoublée (§G11).
Quand le vav change le passé en ordre, l’accent passe à la fin : on lit veohavTO, et non veoHAVto. C’est sur la terminaison qu’on appuie.
Ajoutez maintenant une terminaison de plus. Sur un verbe au passé en ־תָּ, un ם final ajouté après lui signifie « les », et on lit -tom :
- וְשִׁנַּנְתָּם (vechinantom), « et tu les enseigneras », un pi’el de שׁ־נ־ן, « aiguiser » : enseigne-les pour qu’elles soient nettes dans ta bouche ;
- וּקְשַׁרְתָּם (oukechartom), « et tu les attacheras », de ק־שׁ־ר ;
- וּכְתַבְתָּם (oukhessavtom), « et tu les écriras », de כ־ת־ב.
« Les », ce sont « ces paroles » du verset précédent. Un seul mot hébreu contient quatre pièces : « et » + la racine + « tu » + « les ». Comme le ק et le כ portent un chva, le וְ devant eux devient וּ, ou- (§G3).
Un petit mot du même verset dit « elles » à lui seul : בָּם (bom), « en elles », dans וְדִבַּרְתָּ בָּם, « et tu en parleras » (§G34).
| וְאָהַבְתָּ | veohavto | et tu aimeras | ve- + passé « tu » = ordre |
| וְדִבַּרְתָּ | vedibarto | et tu parleras | pi’el, même schéma |
| וְשִׁנַּנְתָּם | vechinantom | et tu les enseigneras | ־תָּ + ם « les » |
| וּקְשַׁרְתָּם | oukechartom | et tu les attacheras | וּ devant un chva |
| וּכְתַבְתָּם | oukhessavtom | et tu les écriras | ת doux après une voyelle, s |
Dans la leçon 4, nous avons rencontré l’infinitif avec לְ, « faire » (§G23). Le Chéma emploie la même forme avec un autre préfixe et y ajoute une terminaison. On obtient toute une proposition en un mot :
- בְּשִׁבְתְּךָ (bechivtekho), « quand tu es assis », mot à mot « dans ton être-assis » ;
- וּבְלֶכְתְּךָ (ouvelekhtekho), « et quand tu marches » ;
- וּבְשָׁכְבְּךָ (ouvechokhbekho), « et quand tu te couches » ;
- וּבְקוּמֶךָ (ouvekoumèkho), « et quand tu te lèves ».
Comment cela marche. Le préfixe בְּ, « dans », devant un infinitif signifie « au moment de ». La terminaison ־ךָ, « ton » (§G4), dit de qui est l’action : « ton être-assis », c’est-à-dire « quand tu es assis ».
Encore des lettres de racine cachées (§G2). שִׁבְתְּ vient de י־שׁ־ב, « s’asseoir, habiter » : le youd est tombé et un ת s’est ajouté à la fin. לֶכְתְּ vient de ה־ל־ך, « marcher », qui se comporte de la même façon : le ה tombe et un ת s’ajoute. Vous connaissez ce ת dans לָלֶכֶת, « aller ». Dans שָׁכְבְּ, de שׁ־כ־ב, les trois lettres restent. Dans קוּם, de ק־ו־ם, la lettre du milieu est la voyelle וּ.
L’Admour Hazaken rapporte que les mots « quand tu te couches et quand tu te lèves » indiquent le moment du Chéma, la nuit et le matin, et non une position du corps (Choul’han Aroukh HaRav 63:1). La grammaire dit la même chose : בְּ + infinitif est un mot de temps.
| בְּשִׁבְתְּךָ | bechivtekho | quand tu es assis | י־שׁ־ב : le youd tombe, ת ajouté |
| וּבְלֶכְתְּךָ | ouvelekhtekho | et quand tu marches | ה־ל־ך : le ה tombe, ת ajouté |
| וּבְשָׁכְבְּךָ | ouvechokhbekho | et quand tu te couches | שׁ־כ־ב : les trois lettres |
| וּבְקוּמֶךָ | ouvekoumèkho | et quand tu te lèves | ק־ו־ם : lettre médiane devenue voyelle |
Dans la leçon 1 nous avons appris אֲנִי (ani), « je » (§G4). Le Chéma emploie l’autre mot pour « je », אָנֹכִי (onokhi) : אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם, « que Je te commande aujourd’hui ». Les deux signifient « je » ; אָנֹכִי est la forme pleine et solennelle. C’est le premier mot des Dix Commandements, אָנֹכִי ה׳ אֱלֹהֶיךָ. La ’Hassidout, citée dans le commentaire de notre siddour, lit le אָנֹכִי du Chéma comme celui du Sinaï : l’Essence même d’Hachem.
Une terminaison sur un présent. מְצַוְּךָ (metsavekho) est le présent du pi’el (§G11, §G15) de צ־ו־ה, « commander », avec la terminaison ־ךָ, « te » : « te commandant ». Deux choses se passent quand on ajoute la terminaison :
- la dernière lettre de la racine, ה, tombe, comme dans צִוָּנוּ, « Il nous a ordonné » (§G2, §G12) ;
- la lettre médiane redoublée du pi’el garde son daguech, comme dans מְצַוְּךָ.
Ainsi מְצַוֶּה (metsavè), « commandant », devient מְצַוְּךָ, « te commandant ». Les terminaisons que nous avons vues sur les verbes au passé et au futur (§G12, §G30) peuvent aussi se placer sur le présent.
| אֲנִי | ani | je | le mot courant |
| אָנֹכִי | onokhi | Je | forme pleine ; premier mot des Dix Commandements |
| מְצַוֶּה | metsavè | commandant | présent du pi’el |
| מְצַוְּךָ | metsavekho | te commandant | le ה tombe devant ־ךָ |
Parce que chaque Juif dit le Chéma deux fois par jour, l’Admour Hazaken explique dans son Choul’han Aroukh comment le lire avec soin, et ajoute que le même soin vaut pour Pessouké Dezimra, l’Amida et la lecture de la Torah (Choul’han Aroukh HaRav 61:21). Notre siddour aide par quelques signes.
Le pessik (|). Un trait vertical entre deux mots est un pessik, une courte pause (nous l’avons vu dans la Birkat Kohanim). Dans cette leçon il se trouve à trois endroits : d’abord יְיָ | אֶחָד, puis בְּכָל | לְבָבְךָ, et enfin עַל | לְבָבֶךָ.
Deux lettres semblables. Dans les deux derniers, un mot finit par ל et le suivant commence par ל. L’Admour Hazaken tranche qu’on fait une pause entre ces mots, « pour qu’aucune des deux ne soit avalée » ; et dans בְּכָל לְבָבְךָ la pause est courte, mais « le son du lamed doit être nettement séparé » (61:19, traduit de l’anglais). De même, il demande une petite pause entre un mot qui finit par ם et un mot qui commence par א (61:20). Le pessik de notre siddour marque l’endroit.
Daguech et chva. Il demande aussi qu’une lettre avec daguech soit lue dure, une lettre sans daguech douce (§G19), et qu’un chva soit prononcé ou muet comme il se doit (61:22). Toutes ces finesses, ajoute-t-il, ne sont exigées « qu’a priori » (61:22, traduit de l’anglais).
Les grandes lettres. Le commentaire de notre siddour parle du ע agrandi de שְׁמַע et du ד agrandi de אֶחָד. Ensemble ils forment עֵד, « témoin ». Dans le texte en ligne que j’ai vérifié, elles ne sont pas marquées. Pour le sens, voyez la partie « sens profond » de cette leçon.
| יְיָ | אֶחָד | Ado-noï | è’hod | Hachem est Un | pessik : courte pause |
| בְּכָל | לְבָבְךָ | bekhol | levovekho | de tout ton cœur | ל … ל : garder les deux |
| עַל | לְבָבֶךָ | al | levovèkho | sur ton cœur | ל … ל : garder les deux |
| עֵד | éd | témoin | le grand ע et le grand ד |
Petits mots du Chema
| Mot | Translittération | Sens | Racine | Grammaire |
|---|---|---|---|---|
| אֵת | éss | (marque du complément) | — | Devant un complément défini : « aime éss Hachem » (§G24). |
| אֲשֶׁר | achèr | que, qui | — | Relie une proposition : « que Je te commande ». |
| עַל | al | sur | — | « Sur ton cœur », « sur ta main », « sur les montants ». |
| בָּם | bom | en eux, d’eux | — | בְּ + « eux » (§G34). |
| בֵּין | béne | entre | — | « Entre tes yeux. » |
| כָּל / כֹּל | kol / ’hol | tout | כ־ל־ל | « De tout ton cœur » ; après un préfixe le כ est doux (§G19, §G34). |
| שְׁמַע chema · écoute Chema Kolénou dans l’Amida | אֶחָד è’hod · un la fin d’Alénou : « en ce jour Hachem sera Un » |
| מַלְכוּת mal’hout · royauté Alénou, et les bénédictions de Roch Hachana | לְעוֹלָם וָעֶד le’olom vo’èd · pour toujours et à jamais beaucoup de bénédictions et de Psaumes |
| לֵבָב / לֵב lévov / lév · cœur Elokaï Netsor, et le deuxième paragraphe du Chema | הַיּוֹם hayom · aujourd’hui le deuxième paragraphe du Chema, et le Chir chel Yom |
- Comment la Michna de Berakhot 2a apprend-elle du verset les heures du Chema du soir ? Quels mots de notre paragraphe utilise-t-elle ?
- Qu’enseigne Berakhot 13a sur l’ordre des paragraphes : pourquoi le Chema vient-il avant « Vehaya im chamo’a » ?
- Berakhot 13b : jusqu’où faut-il avoir l’intention, selon les différents Sages ? Que tranche l’Admour Hazaken en 63:5 et 61:5 ?
- Racontez l’histoire de Yaakov et de ses fils d’après Pessa’him 56a. Pourquoi alors disons-nous Baroukh Chem à voix basse ? Utilisez la parabole de la fille du roi.
- Pourquoi l’Admour Hazaken compare-t-il le Chema à une proclamation royale (61:1-2) ? Qu’ajoute « aujourd’hui » ?
- Chaar HaYi’houd, chapitre 7 : quelle différence entre l’« unité supérieure » du Chema et l’« unité inférieure » de Baroukh Chem ? Quel lien entre וָעֶד et אֶחָד ?
- Pourquoi אֶחָד dit-il plus que יָחִיד ? À quoi fait allusion chacune de ses trois lettres ?
- « De tout ton cœur » : pourquoi לְבָבְךָ s’écrit-il avec deux ב, selon la Guemara citée dans le Tanya ch. 9 ?
- Découpez וְשִׁנַּנְתָּם et וּקְשַׁרְתָּם en leurs parties. Que nous dit chaque terminaison, et où tombe l’accent ? → voir §G35, Leçon 6 §G32
- Trouvez les quatre mots « quand tu es assis … et quand tu te lèves ». Qu’ont-ils en commun, et quelle lettre de la racine manque dans בְּשִׁבְתְּךָ et dans וּבְלֶכְתְּךָ ? → voir §G36, Leçon 4 §G23
- Expliquez אָנֹכִי מְצַוְּךָ mot à mot. Pourquoi le commentaire voit-il l’Essence dans אָנֹכִי, et le lien dans מְצַוְּךָ ? → voir §G37, Leçon 3 §G15
- Où sont les pauses que demande l’Admour Hazaken dans le premier paragraphe, et où faut-il séparer deux lettres semblables ? Donnez trois exemples. → voir §G38
Connectez-vous pour télécharger le PDF
Les PDF des leçons sont réservés aux utilisateurs connectés.