Un vase d’argile qui prend forme sur un tour de potier, dans une lumière chaude
Leçon de Siddour 4

Achèr Yatsar : qui a formé l’homme avec sagesse

אֲשֶׁר יָצַר
Mardi 3 novembre 2026
23 ’Hechvan 5787◆כ״ג חשון תשפ״ז
Siddour Tehilat Hachem (Noussa’h Ari Zal) · Achèr Yatsar
Compilé par Rabbi Haim Tebeka
Sources : Siddour Tehilat Hachem · Talmud Berakhot · Choul’han Aroukh et Rema · Choul’han Aroukh HaRav · Torah Or · Igrot Kodech · Chabad.org

Après l’ablution des mains, la première chose pour laquelle nous louons Hachem est le corps, et son travail le plus humble. Achèr Yatsar Le remercie pour chaque orifice et chaque cavité qu’Il a faits en nous avec sagesse, et pour les garder exactement comme il le faut. Dans cette leçon je raconte d’où vient la bénédiction et pourquoi nous la disons chaque matin ; puis nous voyons son sens profond dans le Choul’han Aroukh, dans le Torah Or et dans les lettres du Rabbi ; puis nous la lisons ligne par ligne et mot à mot, avec six nouvelles notions de grammaire.

1Histoire : de la Guemara à notre siddourמְקוֹר הַבְּרָכָה

D’où vient la bénédiction : en sortant des toilettes

La source d’Achèr Yatsar est la Guemara de Berakhot (60b), dans le passage même qui donne les bénédictions du matin de la leçon 3. Elle enseigne ce que l’on dit en sortant après avoir fait ses besoins : une bénédiction qui remercie Hachem pour le corps, ses orifices et ses cavités, et pour le fait qu’ils fonctionnent.

La Guemara donne d’abord des paroles à dire avant d’entrer, adressées aux saints anges qui accompagnent l’homme, pour leur demander de s’écarter et d’attendre. Abayé s’y est opposé : on ne doit pas parler ainsi, de peur qu’ils ne le quittent pour de bon. Il a enseigné à la place une demande plus humble : « Gardez-moi, gardez-moi ; aidez-moi, aidez-moi ; soutenez-moi, soutenez-moi ; attendez-moi, attendez-moi, jusqu’à ce que j’entre et que je sorte, car telle est la manière des hommes. » Puis, en sortant, vient la bénédiction que nous disons.

Les Sages ont ainsi placé l’une des plus belles louanges du siddour au moment le plus ordinaire de la journée. Rien dans le corps d’un Juif n’est trop bas pour être une raison de bénir Hachem.

אֶלָּא לֵימָא: ״שִׁמְרוּנִי שִׁמְרוּנִי, עִזְרוּנִי עִזְרוּנִי, סִמְכוּנִי סִמְכוּנִי, הַמְתִּינוּ לִי הַמְתִּינוּ לִי עַד שֶׁאֶכָּנֵס וְאֵצֵא, שֶׁכֵּן דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם״.
כִּי נָפֵיק, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם בְּחׇכְמָה, וּבָרָא בּוֹ נְקָבִים נְקָבִים, חֲלָלִים חֲלָלִים, גָּלוּי וְיָדוּעַ לִפְנֵי כִּסֵּא כְּבוֹדֶךָ שֶׁאִם יִפָּתֵחַ אֶחָד מֵהֶם אוֹ אִם יִסָּתֵם אֶחָד מֵהֶם אִי אֶפְשָׁר לַעֲמוֹד לְפָנֶיךָ״.
SourceTalmud, Berakhot 60b · texte de la Guemara via Sefaria · sefaria.org/Berakhot.60b
Un volume du Talmud ouvert sur une table d’étude, près d’une bougie et d’une plume
Berakhot 60b : une bénédiction pour le moment le plus ordinaire de la journée.

Comment la conclure ? Quatre Sages et une seule conclusion

La Guemara demande ensuite : « Quelle est sa conclusion ? », c’est-à-dire quels mots suivent le second Boroukh Ato Ado-noï.

  • Rav a dit : Rofé ’holim, « qui guérit les malades ».
  • Chmouel a objecté : « Abba a rendu le monde entier malade ! » (Abba est le nom de Rav.) Un homme en bonne santé qui remercie Hachem parce que son corps fonctionne n’est pas un malade. Donc : Rofé ’hol bossor, « qui guérit toute chair ».
  • Rav Chéchèt a dit : Mafli la’assoss, « qui agit de façon merveilleuse ».
  • Rav Papa a conclu : disons donc les deux, Rofé ’hol bossor oumafli la’assoss.

C’est la conclusion que nous disons chaque jour. Elle réunit deux pensées : Hachem guérit tout corps, en permanence, même celui qui n’est pas malade ; et la manière dont Il le fait est une merveille.

מַאי חָתֵים? אָמַר רַב: ״רוֹפֵא חוֹלִים״. אָמַר שְׁמוּאֵל: קָא שַׁוִּינְהוּ אַבָּא לְכוּלֵּי עָלְמָא קְצִירֵי. אֶלָּא: ״רוֹפֵא כׇל בָּשָׂר״. רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: ״מַפְלִיא לַעֲשׂוֹת״. אָמַר רַב פָּפָּא: הִלְכָּךְ נֵמְרִינְהוּ לְתַרְוַיְיהוּ — ״רוֹפֵא כׇל בָּשָׂר וּמַפְלִיא לַעֲשׂוֹת״.
SourceTalmud, Berakhot 60b · texte de la Guemara via Sefaria · sefaria.org/Berakhot.60b

De la Guemara à notre siddour

Si l’on place les mots de la Guemara à côté de notre siddour, trois petites différences apparaissent :

  • la Guemara dit חֲלָלִים (’hololim), notre siddour חֲלוּלִים (’haloulim), « cavités » ;
  • la Guemara dit « si l’un d’eux s’ouvre ou si l’un d’eux se ferme » ; notre siddour met « se ferme » en premier ;
  • la Guemara conclut « il serait impossible de se tenir devant Toi » ; notre siddour dit « il serait impossible de survivre même une heure ».

La formulation de notre siddour est celle qu’explique le Choul’han Aroukh (Ora’h ’Haïm 6:1). Son explication lit חֲלוּלִים, parle d’abord d’un orifice qui se fermerait puis d’un organe creux qui s’ouvrirait, et emploie deux fois les mots « il serait impossible de survivre même une heure ». Notre siddour, Tehilat Hachem, l’imprime exactement comme vous le trouverez plus bas dans la section « Le texte ».

SourceTalmud, Berakhot 60b · texte de la Guemara via Sefaria · sefaria.org/Berakhot.60b
Choul’han Aroukh, Ora’h ’Haïm 6:1, avec le Rema · texte hébreu via Sefaria ; paraphrase, le Rema cité · sefaria.org/Shulchan_Arukh,_Orach_Chayim.6.1
Chabad.org, Online Siddur : Asher Yatzar · texte du Siddour Tehilat Hachem ; vérifié mot à mot le 2 novembre 2026 · chabad.org/torah-texts/2349709

Pourquoi chaque matin : « une créature nouvelle »

Selon la loi de la Guemara, Achèr Yatsar ne se dit qu’après avoir fait ses besoins. Pourquoi est-ce alors la deuxième bénédiction de chaque matin, dite juste après Al Netilat Yadayim ? L’Admour Hazaken répond dans son Choul’han Aroukh (Ora’h ’Haïm 6:1) : « la coutume universelle est de réciter cette bénédiction chaque matin, aussitôt après la bénédiction Al netilat yadayim, car chaque jour l’homme devient une créature nouvelle. Il convient donc, chaque jour, de réciter une bénédiction [qui loue D.ieu d’avoir] “formé l’homme avec sagesse” » (traduit de l’anglais). Les traducteurs indiquent sa source, les Responsa du Rachba (vol. 1, § 191).

C’est le fil de toute notre série. Dans Modè Ani (leçon 1) nous avons remercié Hachem de nous rendre l’âme ; dans la leçon 2 nous nous sommes lavé les mains comme un cohen avant son service ; maintenant nous Le remercions pour le corps lui-même, formé de nouveau ce matin, comme pour la première fois.

Sa place dans le siddour de Habad. L’Admour Hazaken qualifie de « coutume souhaitable » le fait de dire ces bénédictions chez soi, juste après l’ablution, car une bénédiction doit être aussi proche que possible de sa mitsva (6:5). Il écrit aussi qu’il est souhaitable de dire Élokaï Nechama juste après Achèr Yatsar, pour que le Boroukh du début d’Achèr Yatsar serve aussi à Élokaï Nechama (6:7). Ce sera la prochaine leçon. Et au cours de la journée, on dit la bénédiction chaque fois après avoir fait ses besoins ; le commentaire du siddour cite les mots de l’Admour Hazaken (Choul’han Aroukh HaRav 7:4) selon lesquels on doit bénir même pour une seule goutte. Pour les détails de votre pratique, par exemple quand on a besoin des toilettes dès le réveil, consultez votre rav.

לְפִי שֶׁבְּכָל יוֹם נַעֲשֶׂה הָאָדָם בְּרִיָּה חֲדָשָׁה
כִּי אֲפִילוּ לְטִיפָּה אַחַת חַיָּיב לְבָרֵךְ, שֶׁאִם יִסָּתֵם הַנֶּקֶב מִלְּהוֹצִיא הַטִּיפָּה הַהִיא הָיָה קָשֶׁה לוֹ וְחַיָּיב לְהוֹדוֹת
SourceChoul’han Aroukh HaRav, Ora’h ’Haïm 6:1, 5, 7 (trad. anglaise du rav Eliyahou Touger et d’Ouri Kaploun, Sichos in English) · 6:1 cité (traduit de l’anglais) et en hébreu ; 6:5 et 6:7 en paraphrase ; le Rachba tel que cité dans la note des traducteurs · chabad.org/…/aid/3268368
Chabad.org, Online Siddur with Commentary (Siddur Illuminated by Chassidus, Sichos in English) : Asher Yatzar · note hébraïque citant le Choul’han Aroukh HaRav 7:4 ; cité tel qu’imprimé, voyelles ajoutées ici pour la lecture · chabad.org/torah-texts/2349709
2Le sens profondפְּנִימִיּוּת

« Avec sagesse » : trois explications, et une merveille

Le Choul’han Aroukh (Ora’h ’Haïm 6:1) explique les mots de la bénédiction un à un.

בְּחָכְמָה, « avec sagesse », a trois explications : la création de l’homme est une sagesse merveilleuse ; ou bien, le corps est comme une outre pleine d’air, et pourtant pleine d’orifices ; ou bien, Hachem a préparé la nourriture d’Adam, le premier homme, et ensuite seulement l’a créé.

Orifices et cavités. Les orifices sont nombreux : la bouche, le nez, et les autres. Les organes creux aussi : le cœur, l’estomac, les intestins. Si un orifice qui doit rester ouvert se fermait, ou si un organe creux qui doit rester fermé s’ouvrait, l’homme ne pourrait pas survivre même une heure. La bouche, par exemple, est fermée tant que l’enfant est dans le ventre de sa mère, et elle s’ouvre quand il sort au monde.

רוֹפֵא כָל בָּשָׂר, « qui guérit toute chair » : par les orifices qu’Il a faits, les déchets de la nourriture sortent, et cette sortie est elle-même une guérison.

וּמַפְלִיא לַעֲשׂוֹת, « et agit de façon merveilleuse » : faites dans une outre pleine d’air un trou de la taille d’une pointe d’aiguille, et l’air s’échappe. L’homme est plein d’orifices, et pourtant son souffle de vie reste en lui. C’est une merveille. Ou bien : le corps trie le bon de la nourriture et en rejette les déchets.

Le Rema ajoute une lecture plus profonde : la merveille est qu’Hachem garde l’esprit de l’homme en lui et relie une chose spirituelle à une chose matérielle ; et tout cela parce qu’Il est le Guérisseur de toute chair, car quand l’homme est en bonne santé, son âme est gardée en lui. Par ces mots, le Rema ouvre la porte d’Élokaï Nechama, la bénédiction sur l’âme, qui suit.

וְעוֹד יֵשׁ לְפָרֵשׁ שֶׁמַּפְלִיא לַעֲשׂוֹת בְּמָה שֶׁשּׁוֹמֵר רוּחַ הָאָדָם בְּקִרְבּוֹ וְקוֹשֵׁר דָּבָר רוּחָנִי בְּדָבָר גַּשְׁמִי, וְהַכֹּל הוּא ע"י שֶׁהוּא רוֹפֵא כָל בָּשָׂר, כִּי אָז הָאָדָם בְּקַו הַבְּרִיאוּת וְנִשְׁמָתוֹ מִשְׁתַּמֶּרֶת בְּקִרְבּוֹ
SourceChoul’han Aroukh, Ora’h ’Haïm 6:1, avec le Rema · texte hébreu via Sefaria ; paraphrase, le Rema cité · sefaria.org/Shulchan_Arukh,_Orach_Chayim.6.1
Une outre de cuir pleine, nouée par une cordelette, près d’une coupe d’argile
« Une outre pleine d’air » : percez-la une fois et l’air s’échappe. L’homme est plein d’orifices, et son souffle reste en lui.

La sagesse et sa limite : une demeure pour Hachem ici-bas

Le commentaire du siddour nous renvoie à un maamar de l’Admour Hazaken dans le Torah Or (Méguilat Esther 92c), où notre bénédiction apparaît au milieu d’une étude kabbalistique.

La lumière de l’Infini, explique l’Admour Hazaken, est appelée sovev kol almin, « qui entoure tous les mondes », parce que les mondes ne peuvent pas la recevoir en eux. Les dix séfirot, dont la première est ’hokhma, sont venues autrement : par le kav, la « ligne » de lumière, après le tsimtsoum, la contraction qui a caché la lumière infinie. C’est une lumière de limite et de mesure, et sa première révélation est dans la ’hokhma. Voilà pourquoi il est dit « Tu les as tous faits avec sagesse » (Tehilim 104:24) : en toute chose du monde il y a de la ’hokhma, « comme achèr yotsar ès ho’odom be’hokhmo », la sagesse de la structure des membres du corps ; la grande sagesse des sphères célestes, dont les astronomes n’ont saisi qu’une infime partie ; et ainsi de suite, vers le haut et vers le bas, sans fin. Même un ver et une mouche ont de la sagesse dans leur création. Et pourtant toute cette sagesse reste une limite par rapport à l’Infini.

Puis il ajoute un point subtil. Ce qui donne à la ’hokhma un réceptacle, une frontière qui dit « jusqu’ici », pour que la séfira suivante puisse commencer, ne vient pas de la ligne ; cela vient de la lumière de sovev, la Volonté suprême, qui donne à chaque niveau la force d’avoir son propre réceptacle qui le limite.

Le commentaire le résume : les deux sortes de lumière sont nécessaires pour que le monde soit « une demeure pour Hachem dans les mondes d’en bas » (Tanya, ch. 36). La lumière qui remplit tous les mondes, memalé kol almin, donne à chaque créature sa propre vie et son propre caractère ; la lumière qui entoure tous les mondes permet à la transcendance d’Hachem d’y résider, et fait du monde Sa demeure.

Une pensée personnelle, pas les mots du Torah Or : notre bénédiction contient les deux. « Qui a formé l’homme avec sagesse », c’est la sagesse à l’intérieur du corps, chaque organe à sa place. « Si l’un d’eux se fermait, ou si l’un d’eux s’ouvrait », c’est la limite : chaque orifice et chaque cavité gardés exactement à leur mesure, jusqu’ici et pas plus loin. Quand je dis Achèr Yatsar, je remercie Hachem pour les deux, et mon corps devient une petite demeure pour Lui.

וְכוּלָּם בְּחָכְמָה עָשִׂיתָ שֶׁבְּכָל הַדְּבָרִים שֶׁבָּעוֹלָם יֵשׁ בְּחִי' חָכְמָה כְּמוֹ אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם בְּחָכְמָה. דְּהַיְינוּ נִתּוּחַ הָאֵבָרִים שֶׁהוּא ע"פ חָכְמַת הַנִּתּוּחַ
כִּי אֲפִי' בְּתוֹלַעַת וּבִזְבוּב יֵשׁ בְּחִי' חָכְמָה בִּבְרִיאָתָם וּמ"מ הִיא בְּחִינַת גְּבוּל לְגַבֵּי א"ס ב"ה
SourceChabad.org, Online Siddur with Commentary (Siddur Illuminated by Chassidus, Sichos in English) : Asher Yatzar · commentaire sur בְּחָכְמָה, en paraphrase, et sa note hébraïque citant le Torah Or, Méguilat Esther 92c (cité tel qu’imprimé, voyelles ajoutées ici pour la lecture ; le reste en paraphrase) ; Tanya ch. 36 tel que cité · chabad.org/torah-texts/2349709
Tehilim 104:24 · texte hébreu via Sefaria · sefaria.org/Psalms.104.24

« Guérisseur de toute chair » : confiance, et jamais de désespoir

Les derniers mots de la bénédiction portent une leçon pour chaque jour, et surtout pour les jours de maladie. Le commentaire du siddour, qui s’appuie sur les lettres du Rabbi, le dit simplement : face à un problème médical, on doit placer sa confiance en Hachem, car la bénédiction le dit clairement, Il est « le Guérisseur de toute chair ». Et il n’y a pas de place pour le désespoir. Puisqu’Hachem est la source de toute guérison, rien ne Lui est impossible : Il « agit de façon merveilleuse », et peut apporter la santé même là où l’ordre naturel ne voit aucune issue.

Cette confiance ne remplace pas le médecin. La Guemara (Berakhot 60a) apprend du verset « et il le fera guérir » (Chemot 21:19) que « permission a été donnée au médecin de guérir ». Le Rabbi réunit les deux dans une lettre : il faut suivre les instructions d’un médecin spécialiste de la maladie, « mais en même temps, sachez clairement que D.ieu est le “Guérisseur de toute chair, qui fait des merveilles” ; le médecin et le médicament ne sont que Ses agents et Ses instruments » (traduit de l’anglais). Dans une autre lettre, en yiddish, citée dans les notes du siddour, il écrit que, comme nous le disons dans les bénédictions du matin, Hachem est le vrai Guérisseur de toute chair, et que les médecins ne sont rien de plus que Ses envoyés.

Ainsi la bénédiction que je dis chaque matin, en bonne santé, est aussi celle qui donne de la force un jour difficile. Pour toute question de santé et de halakha, consultez votre rav, et suivez votre médecin.

״וְרַפֹּא יְרַפֵּא״ — מִכָּאן שֶׁנִּיתְּנָה רְשׁוּת לָרוֹפֵא לְרַפּאוֹת.
SourceChabad.org, Online Siddur with Commentary (Siddur Illuminated by Chassidus, Sichos in English) : Asher Yatzar · commentaire sur רוֹפֵא כָל בָּשָׂר, en paraphrase ; notes citant les Igrot Kodech vol. 5, lettre 1429, et vol. 17, lettre 6210 (yiddish), en paraphrase · chabad.org/torah-texts/2349709
Talmud, Berakhot 60a · texte de la Guemara via Sefaria · sefaria.org/Berakhot.60a
Chemot 21:19 · texte hébreu via Sefaria · sefaria.org/Exodus.21.19
Le Rabbi, Igrot Kodech vol. X, p. 36, en anglais dans « Healthy in Body, Mind & Spirit », vol. 1, ch. 7, compilé par le rav Sholom B. Wineberg (Sichos in English, Chabad.org) · traduit de l’anglais · chabad.org/…/aid/2306901
Un mortier de pierre avec des herbes médicinales et de petites fioles
Le médecin et le remède sont Ses envoyés ; c’est Lui le Guérisseur de toute chair.
Éclairage ’hassidique

« Combien le corps d’un Juif est précieux »

Une petite lampe à huile d’argile qui brûle près d’un bocal de verre, sur un rebord de fenêtre

Dans une lettre à quelqu’un que son médecin venait d’autoriser à rentrer chez lui, le Rabbi écrit que la Torah elle-même a donné au médecin la permission de guérir. Certains disent à tort qu’un homme craignant D.ieu n’a pas à écouter son médecin quand ses instructions semblent gêner sa conduite religieuse ; le Rabbi répond que c’est l’inverse, et cite deux paroles de nos Rebbeim :

« Il y a aussi la parole bien connue du Rabbi Rachab qui, montrant sa sainte main, dit à son fils, mon beau-père le Rabbi : “Vois combien [le corps d’un Juif] est précieux : pour lui, [D.ieu] a répandu tant [de Torah et de mitsvot].” Il y a aussi la parole bien connue de l’Admour Hazaken : “Nous n’avons absolument aucune idée de combien le corps d’un Juif est précieux pour D.ieu.” »

— Le Rabbi, Igrot Kodech vol. X, p. 200 (traduit de l’anglais, Chabad.org)
SourceLe Rabbi, Igrot Kodech vol. X, p. 200, en anglais dans « Healthy in Body, Mind & Spirit », vol. 1, ch. 4, compilé par le rav Sholom B. Wineberg (Sichos in English, Chabad.org) · traduit de l’anglais · chabad.org/…/aid/2306898
Grammaire : « se fermerait … s’ouvrirait », des verbes de ce qui nous arrive → voir §G21
Des liens que je propose

Ces liens sont les miens ; ce ne sont pas les mots des lettres.

La deuxième bénédiction de la journée. Juste après l’ablution des mains, avant toute bénédiction sur la Torah, la toute première chose que nous louons est le corps, et son travail le plus humble. Si l’Admour Hazaken dit que nous ne pouvons pas saisir combien le corps d’un Juif est précieux pour Hachem, c’est dans Achèr Yatsar que nous commençons à l’apprendre, chaque matin.

Un petit trou, un grand trou. Dans une autre lettre, le Rabbi cite la mise en garde du Maguid de Mezritch à son fils, le « Mala’h » : « Un petit trou dans le corps cause un grand trou dans l’âme » (Igrot Kodech vol. XVIII, p. 72, traduit de l’anglais). Notre bénédiction parle des orifices du corps, nekovim nekovim. Le mot du Maguid, un trou, montre à quel point la vie de l’âme en dépend.

Non pas deux choses, mais une. Le Rabbi écrit aussi que « les aspects spirituel et physique du Juif ne sont pas deux entités distinctes et séparées, mais véritablement une ; et l’une dépend de l’autre » (Igrot Kodech vol. VII, p. 19, traduit de l’anglais). C’est la merveille du Rema, une chose spirituelle reliée à une chose matérielle. Et dans le siddour de Habad, la bénédiction sur le corps enchaîne directement sur la bénédiction sur l’âme, Élokaï Nechama.

SourceLe Rabbi, Igrot Kodech vol. XVIII, p. 72, en anglais dans « Healthy in Body, Mind & Spirit », vol. 1, ch. 4, compilé par le rav Sholom B. Wineberg (Sichos in English, Chabad.org) · traduit de l’anglais · chabad.org/…/aid/2306898
Le Rabbi, Igrot Kodech vol. VII, p. 19, en anglais dans « Healthy in Body, Mind & Spirit », vol. 1, ch. 7, compilé par le rav Sholom B. Wineberg (Sichos in English, Chabad.org) · traduit de l’anglais · chabad.org/…/aid/2306901
3Le texteהַנֻּסָּח
Achèr Yatsar
Tel qu’imprimé dans le siddour, dit après l’ablution des mains le matin, et chaque fois que l’on sort des toilettes :
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵֽינוּ מֶֽלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם בְּחָכְמָה, וּבָֽרָא בוֹ נְקָבִים נְקָבִים, חֲלוּלִים חֲלוּלִים, גָּלוּי וְיָדֽוּעַ לִפְנֵי כִסֵּא כְבוֹדֶֽךָ, שֶׁאִם יִסָּתֵם אֶחָד מֵהֶם, אוֹ אִם יִפָּתֵֽחַ אֶחָד מֵהֶם, אִי אֶפְשַׁר לְהִתְקַיֵּם אֲפִילוּ שָׁעָה אֶחָת. בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, רוֹפֵא כָל בָּשָׂר וּמַפְלִיא לַעֲשׂוֹת:
Boroukh Ato Ado-noï, Èlo-kéinou Mèlè’h ha’olom, achèr yotsar ès ho’odom be’hokhmo, ouvoro vo nekovim nekovim, ’haloulim ’haloulim. Golouï veyodoua lifnéi ’hissé ’hevodè’ho, chè’im yissossém è’hod méhèm, o im yipossé’a’h è’hod méhèm, i èfchar lehiskayém afilou cho’o è’hoss. Boroukh Ato Ado-noï, rofé ’hol bossor oumafli la’assoss.
Une seule bénédiction, avec un Boroukh d’ouverture et un Boroukh de conclusion. On la trouve ligne par ligne dans le tableau qui suit. Les Noms se lisent Ado-noï et Èlo-kéinou seulement dans la prière elle-même.
SourceChabad.org, Online Siddur : Asher Yatzar · texte du Siddour Tehilat Hachem ; vérifié mot à mot le 2 novembre 2026 · chabad.org/torah-texts/2349709

Achèr Yatsar, ligne par ligne

HébreuTranslittérationSens
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, אֱלֹהֵֽינוּ מֶֽלֶךְ הָעוֹלָם,Boroukh Ato Ado-noï, Èlo-kéinou Mèlè’h ha’olom,Béni sois-Tu, Hachem, notre D.ieu, Roi du monde,
אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם בְּחָכְמָה, וּבָֽרָא בוֹ נְקָבִים נְקָבִים, חֲלוּלִים חֲלוּלִים,achèr yotsar ès ho’odom be’hokhmo, ouvoro vo nekovim nekovim, ’haloulim ’haloulim.qui a formé l’homme avec sagesse, et a créé en lui de nombreux orifices et de nombreuses cavités.
גָּלוּי וְיָדֽוּעַ לִפְנֵי כִסֵּא כְבוֹדֶֽךָ,Golouï veyodoua lifnéi ’hissé ’hevodè’ho,Il est manifeste et connu devant le trône de Ta gloire
שֶׁאִם יִסָּתֵם אֶחָד מֵהֶם, אוֹ אִם יִפָּתֵֽחַ אֶחָד מֵהֶם,chè’im yissossém è’hod méhèm, o im yipossé’a’h è’hod méhèm,que si l’un d’eux venait à se fermer, ou si l’un d’eux venait à s’ouvrir,
אִי אֶפְשַׁר לְהִתְקַיֵּם אֲפִילוּ שָׁעָה אֶחָת.i èfchar lehiskayém afilou cho’o è’hoss.il serait impossible de subsister même une heure.
בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, רוֹפֵא כָל בָּשָׂר וּמַפְלִיא לַעֲשׂוֹת:Boroukh Ato Ado-noï, rofé ’hol bossor oumafli la’assoss.Béni sois-Tu, Hachem, qui guérit toute chair et agit de façon merveilleuse.

Deux petites choses à remarquer en lisant. Le Boroukh final clôt la bénédiction ; les mots qui précèdent forment une seule longue phrase. Et le dernier mot est אֶחָת, è’hoss, avec un kamats : la forme ordinaire est אַחַת, a’hass, mais en fin de phrase la voyelle s’allonge, le même kamats pausal que dans מֵעֵינָי à la leçon 3 (§G18).

SourceChabad.org, Online Siddur : Asher Yatzar · texte du Siddour Tehilat Hachem ; vérifié mot à mot le 2 novembre 2026 · chabad.org/torah-texts/2349709
4Mot à motמִלָּה בְּמִלָּה
Chaque mot nouveau découpé en préfixe, radical avec les lettres de la racine, et terminaison, avec un renvoi à la notion de grammaire qui l’explique.

Ligne 2 : qui a formé l’homme

Les mots d’ouverture, Boroukh Ato … ha’olom, ont été découpés dans les leçons 1 à 3. Nous commençons par la deuxième ligne.

אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם בְּחָכְמָה, וּבָֽרָא בוֹ נְקָבִים נְקָבִים, חֲלוּלִים חֲלוּלִים,
Code couleur : préfixe / préposition lettres de la racine (choresh) suffixe / terminaisonbleu, cadre tireté = préfixe · bordeaux gras = racine · vert, cadre pointillé = suffixe ; chaque voyelle prend la couleur de sa lettre
אֲשֶׁר= אֲשֶׁר
achèr
qui, que
mot de liaison
Il relie une description à ce qui précède : « Roi du monde, qui a formé… ». Sa forme courte est le préfixe שֶׁ (§G3), que nous rencontrons aux lignes suivantes. → voir Leçon 1 §G3
יָצַר= יָצַר
yotsar
a formé
passé du kal : « il »
Racine : י־צ־ר · La racine nue en o–a : le passé simple pour « il » n’a aucune terminaison (§G8). Un potier forme des vases ; Hachem a formé l’homme. De la même racine vient יֵֽצֶר, le « penchant » rencontré dans Vihi Ratson. → voir Leçon 1 §G1, Leçon 1 §G8
אֶת= אֶת
ès
(signe du complément)
marque du complément
Non traduit : il montre que le mot suivant est le complément défini de יָצַר (§G24). → voir §G24
הָאָדָם= אָדָם+הָ
ho’odom
l’homme
odom, hommele
L’article est הָ avec un kamats, parce que א ne peut pas prendre de daguech (§G9). → voir Leçon 2 §G9
בְּחָכְמָה= ◌ה+חָכְמָ+בְּ
be’hokhmo
avec sagesse
féminin’hokhm-, sagesseavec
Racine : ח־כ־ם · Le premier kamats est un kamats katan, lu o bref dans une syllabe fermée : ’hokh-mo. La terminaison ־ָה marque un nom féminin (§G5). → voir Leçon 1 §G3, Leçon 1 §G5
וּבָֽרָא= בָֽרָא+וּ
ouvoro
et a créé
passé du kal : « il »et
Racine : ב־ר־א · Devant ב, « et » se lit ou- (§G3). Après cette voyelle le ב perd son daguech et devient doux : voro (§G19). → voir Leçon 1 §G3, Leçon 3 §G19
בוֹ= ◌וֹ+ב
vo
en lui
luidans
Le préfixe בְּ avec la terminaison -o, « lui » (§G4). Doux, vo, après la voyelle du mot précédent (§G19). → voir Leçon 1 §G4, Leçon 3 §G19
נְקָבִים= ◌ים+נְקָבִ
nekovim
orifices
plurielnèkèv, orifice
Racine : נ־ק־ב · Un pluriel masculin en ־ִים (§G5), dit deux fois : « de nombreux orifices » (§G25). → voir Leçon 1 §G5, §G25
חֲלוּלִים= ◌ים+חֲלוּל
’haloulim
cavités
pluriel’holoul, creux
Racine : ח־ל־ל · Le ou avant la dernière lettre est le schème de בָּרוּךְ (§G13) : un mot qui décrit, « creusé ». Dit deux fois : de nombreux organes creux (§G25). → voir Leçon 2 §G13, §G25

Ligne 3 : devant Ton trône

Deux mots qui décrivent, et une chaîne de trois : « devant le trône de Ta gloire ».

גָּלוּי וְיָדֽוּעַ לִפְנֵי כִסֵּא כְבוֹדֶֽךָ,
גָּלוּי= גָּלוּי
golouï
manifeste
participe passif
Racine : ג־ל־ה · Le schème de בָּרוּךְ (§G13). La dernière lettre de la racine, ה, est devenue un youd (§G2). → voir Leçon 2 §G13, Leçon 1 §G2
וְיָדֽוּעַ= יָדוּעַ+וְ
veyodoua
et connu
participe passifet
Racine : י־ד־ע · De nouveau le schème de בָּרוּךְ (§G13), avec un pata’h furtif sous le ע : yodou-a (§G19). → voir Leçon 2 §G13, Leçon 3 §G19
לִפְנֵי= פְנֵי+לִ
lifnéi
devant
la face deà
Littéralement « à la face de » : la forme construite de פָּנִים, « face » (§G10). Avec la terminaison « Toi », il devient לְפָנֶיךָ, « devant Toi », comme dans Modè Ani (§G4). → voir Leçon 1 §G3, Leçon 2 §G10, Leçon 1 §G4
כִסֵּא= כִסֵּא
’hissé
trône (de)
trône
כ doux, ’h, après la voyelle de לִפְנֵי (§G19). Premier mot d’un état construit : « le trône de Ta gloire » (§G10). → voir Leçon 3 §G19, Leçon 2 §G10
כְבוֹדֶֽךָ= ◌ךָ+כְבוֹדֶֽ
’hevodè’ho
Ta gloire
Takovod, gloire
Racine : כ־ב־ד · La terminaison ־ךָ, « Ta » (§G4). De nouveau un כ doux après une voyelle (§G19). → voir Leçon 1 §G4, Leçon 3 §G19

Lignes 4 et 5 : si l’un se fermait

Les mots אוֹ, « ou », אִי אֶפְשַׁר, « impossible », אֲפִילוּ, « même », et שָׁעָה אֶחָת, « une heure », sont dans la liste de mots de la section de grammaire.

שֶׁאִם יִסָּתֵם אֶחָד מֵהֶם, אוֹ אִם יִפָּתֵֽחַ אֶחָד מֵהֶם,
אִי אֶפְשַׁר לְהִתְקַיֵּם אֲפִילוּ שָׁעָה אֶחָת.
שֶׁאִם= אִם+שֶׁ
chè’im
que si
sique
La forme courte de אֲשֶׁר jointe à אִם, « si » (§G3). → voir Leçon 1 §G3
יִסָּתֵם= סָּתֵם+יִ
yissossém
venait à se fermer
nif’al : daguech = noun cachéfutur : « il »
Racine : ס־ת־ם · La lettre du futur י devant (§G20), et un daguech dans la première lettre de la racine, où le noun du nif’al s’est fondu (§G21) : « il serait fermé ». → voir §G20, §G21
אֶחָד= אֶחָד
è’hod
un
un
Masculin, parce que נֶקֶב, « orifice », est masculin. Le féminin, אַחַת, termine la phrase (§G5). → voir Leçon 1 §G5
מֵהֶם= הֶם+מֵ
méhèm
d’entre eux
euxde
Le préfixe מִ, « de » (§G3), avec הֶם, « eux » (§G4). Devant ה, il se lit mé-. → voir Leçon 1 §G3, Leçon 1 §G4
יִפָּתֵֽחַ= פָּתֵֽחַ+יִ
yipossé’a’h
venait à s’ouvrir
nif’al : daguech = noun cachéfutur : « il »
Racine : פ־ת־ח · Le jumeau de יִסָּתֵם (§G20, §G21), avec un pata’h furtif sous le ח : yipossé-a’h (§G19). Comparez l’actif פּוֹתֵחַ, « ouvre ». → voir §G20, §G21, Leçon 3 §G19
לְהִתְקַיֵּם= קַיֵּם+הִתְ+לְ
lehiskayém
subsister
kayém : médiane redoubléehitpa’elà
Racine : ק־ו־ם · Le préfixe לְ avec un infinitif (§G23) du hitpa’el, avec הִתְ devant et une lettre médiane redoublée (§G22). Le vav médian de la racine est devenu un youd redoublé (§G2). → voir §G22, §G23, Leçon 1 §G2

Ligne 6 : la conclusion

La conclusion : deux schèmes que vous connaissez déjà, et une forme nouvelle, l’infinitif.

בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ, רוֹפֵא כָל בָּשָׂר וּמַפְלִיא לַעֲשׂוֹת:
רוֹפֵא= רוֹפֵא
rofé
guérit, le Guérisseur de
participe actif
Racine : ר־פ־א · o après la première lettre de la racine et é avant la dernière : le participe actif, « Celui qui guérit », toujours (§G15). → voir Leçon 3 §G15
כָל= כָל
’hol
toute
tout
Kamats katan : ’hol. כ doux après la voyelle de רוֹפֵא (§G19). → voir Leçon 3 §G19
בָּשָׂר= בָּשָׂר
bossor
chair
chair
Racine : ב־שׂ־ר · Un nom masculin. « Toute chair » désigne tout corps vivant. → voir Leçon 1 §G5
וּמַפְלִיא= מַפְלִיא+וּ
oumafli
et fait des merveilles
présent du hif’ilet
Racine : פ־ל־א · Ma- devant et un youd avant la dernière lettre de la racine : le présent du hif’il (§G16), comme מַתִּיר à la leçon 3. « Et » se lit ou- devant מ (§G3). → voir Leçon 3 §G16, Leçon 1 §G3
לַעֲשׂוֹת= עֲשׂוֹת+לַ
la’assoss
faire
infinitif du kalà
Racine : ע־שׂ־ה · L’infinitif (§G23) : le hé de la racine laisse place à ־וֹת (§G2), et לְ devient la- devant le ’hataf pata’h. → voir §G23, Leçon 1 §G2
5Grammaire : ce que vous savez, et ce qui est nouveauדִּקְדּוּק
Les notions déjà expliquées sont rappelées en une ligne, avec l’endroit où elles sont expliquées en détail. Les notions nouvelles d’Achèr Yatsar sont expliquées ici en profondeur (§G20 à §G25).
Déjà expliqué dans les leçons 1 à 3, et utilisé dans Achèr Yatsar
  • Leçon 1 §G1 · La racine et le mot en trois parties : la plupart des mots reposent sur une racine de trois lettres ; un mot = préfixe + radical + terminaison
  • Leçon 1 §G2 · Les lettres cachées de la racine : le youd, le vav et le hé peuvent changer de forme ou tomber ; un daguech peut marquer une lettre fondue
  • Leçon 1 §G3 · Les préfixes d’une lettre : ve- et, be- dans/avec, le- à, mi- de, ché- que : écrits collés au mot suivant
  • Leçon 1 §G4 · Les pronoms : isolés et attachés : ani je, Ato Tu ; terminaisons -i mon/moi, -’ho/-è’ho ton, -éinou notre, -o/-ov son
  • Leçon 1 §G5 · Les noms : masculin, féminin, pluriel : féminin -a, qui devient -at/-ot devant une terminaison ; pluriels -im et -ot ; les voyelles s’abrègent quand le mot s’allonge
  • Leçon 1 §G8 · Présent et passé : qui parle : le présent (participe) varie en genre et en nombre ; le passé ajoute des terminaisons de personne : -ti je, -to tu, -nou nous
  • Leçon 2 §G9 · L’article : « le, la » : ha- plus un daguech dans la lettre suivante ; ho- devant aleph, ayin, rech ; caché dans be-, le-, ke-
  • Leçon 2 §G10 · L’état construit : « X de Y » : deux noms côte à côte signifient « X de Y » ; l’article va sur le second ; le féminin -a devient -at
  • Leçon 2 §G13 · Le participe passif : boroukh : le schème kotouv (kamats, puis ou avant la dernière lettre) signifie « -é » : boroukh béni
  • Leçon 3 §G15 · Le participe actif : « Celui qui fait » : le présent du kal a un o après la première lettre de la racine et un é sous la deuxième : pokéa’h, zokèf ; il décrit une action qui continue
  • Leçon 3 §G16 · Le présent du hif’il : ma- … -i- : le présent du hif’il a ma- (mé-) en tête et un youd avant la dernière lettre de la racine : matir, malbich, hamékhin, hama’avir ; il signifie « fait … »
  • Leçon 3 §G18 · « Me » et « mon » : -ni et -i : sur un verbe, -ni signifie « me » (assani, « m’a fait ») ; sur un nom, -i signifie « mon » (tsorki) ; sur un nom pluriel ou duel, -aï (éinaï, éinoï à la pause)
  • Leçon 3 §G19 · Deux petits signes : le pata’h furtif et la lettre douce : un pata’h sous un ח ou un ע final se lit avant la lettre (koa’h) ; בּ כּ פּ perdent leur daguech après une voyelle (vino, govèr)
§G20 Notion de grammaire Le futur : une lettre devant

Dans la leçon 1 nous avons vu le présent et le passé (§G8). Le passé ajoute des terminaisons après la racine (-ti, -to, -nou). Le futur fait l’inverse : il place une lettre devant la racine. Il y a quatre lettres de ce genre :

  • א pour « je » : dans les mots de la Guemara avant d’entrer, וְאֶעֱשֶׂה (ve’è’èssè), « et je ferai » (Berakhot 60b).
  • ת pour « tu » (et pour « elle ») : dans Vihi Ratson (leçon 3), וְאַל תְּבִיאֵֽנוּ (ve’al tevi’éinou), « ne nous amène pas ».
  • י pour « il » : dans la même prière, וְאַל יִשְׁלוֹט (ve’al yichlot), « qu’il ne domine pas ».
  • נ pour « nous » : au Sinaï notre peuple a dit נַעֲשֶׂה וְנִשְׁמָע (na’assè venichma), « nous ferons et nous entendrons » (Chemot 24:7).

Une terminaison de pluriel peut s’ajouter à la fin (-ou pour « ils »), mais c’est la lettre de tête qu’il faut repérer. Mettez-la de côté : la racine se trouve en général juste derrière.

Dans Achèr Yatsar, le futur est employé après אִם, « si » : שֶׁאִם יִסָּתֵם אֶחָד מֵהֶם, « que si l’un d’eux venait à se fermer ». Ici le futur ne dit pas ce qui va arriver ; il décrit une chose qui, grâce à D.ieu, n’arrive pas, et nous fait sentir ce dont nous remercions. Les deux verbes יִסָּתֵם et יִפָּתֵֽחַ sont aussi passifs ; leur schème est le nif’al (§G21).

וְאֶעֱשֶׂהve’è’èssèet je feraiא = je · Berakhot 60b
תְּבִיאֵֽנוּtevi’éinou(que) Tu nous amènesת = tu · Vihi Ratson
יִשְׁלוֹטyichlot(qu’)il domineי = il · Vihi Ratson
נַעֲשֶׂהna’assènous feronsנ = nous · Chemot 24:7
יִסָּתֵםyissossém(si) il venait à se fermerי + racine ס־ת־ם
§G21 Notion de grammaire Le nif’al : quand l’action est subie par le sujet
A wooden door standing slightly open onto warm light

Chaque binyan rencontré jusqu’ici dit qui fait l’action : le kal (simple), le pi’el (§G11), le hif’il, « faire faire » (§G7, §G16). Le nif’al retourne le verbe simple : le sujet est celui qui subit l’action. פּוֹתֵחַ (possé’a’h) signifie « ouvre », comme dans פּוֹתֵחַ אֶת יָדֶךָ, « Tu ouvres Ta main » (Tehilim 145:16) ; dans Achèr Yatsar, יִפָּתֵֽחַ (yipossé’a’h) signifie « il viendrait à s’ouvrir ».

Comment le reconnaître. Son signe est un noun devant la racine :

  • Au passé et au présent, le noun se voit : נִבְרָא (nivro), « créé », dans « un peuple qui sera créé » (Tehilim 102:19) ; נֶאֱמָן (nè’èmon), « fidèle, digne de confiance », dans la prière de la Guemara avant un soin, « car Tu es un Guérisseur fidèle » (Berakhot 60a).
  • Au futur, le noun est caché. La lettre du futur vient en tête (§G20), le noun se fond dans la première lettre de la racine, et un daguech dans cette lettre en est la trace (comme dans מַתִּיר, §G2, §G16). La voyelle est i sous la lettre du futur et é (tséré) avant la dernière lettre de la racine : יִסָּתֵם (yissossém), de ס־ת־ם, « fermer » ; יִפָּתֵֽחַ, de פ־ת־ח, « ouvrir », avec un pata’h furtif (§G19) ; תִּכָּתֶב (tikossèv, ici avec un ségol), « que ceci soit écrit », de כ־ת־ב (Tehilim 102:19) ; et dans la Guemara, עַד שֶׁאֶכָּנֵס (ad chè’èkonèss), « jusqu’à ce que j’entre », de כ־נ־ס (Berakhot 60b).

Ainsi les deux verbes d’Achèr Yatsar disent exactement ce que nous ne pouvons pas faire nous-mêmes : nous ne fermons ni n’ouvrons nos propres orifices ; ils se ferment et s’ouvrent, et seul Hachem les garde dans leur juste mesure.

פּוֹתֵחַpossé’a’houvrekal : actif
יִפָּתֵֽחַyipossé’a’h(s’)il venait à s’ouvrirfutur du nif’al : daguech dans le פּ
יִסָּתֵםyissossém(s’)il venait à se fermerfutur du nif’al : daguech dans le סּ
תִּכָּתֶבtikossèvque ceci soit écritTehilim 102:19
נִבְרָאnivrocréénif’al : נ devant
נֶאֱמָןnè’èmonfidèleprésent du nif’al · Berakhot 60a
§G22 Notion de grammaire Le hitpa’el : agir sur soi-même

Le dernier mot de la longue phrase d’Achèr Yatsar est לְהִתְקַיֵּם (lehiskayém), « survivre, continuer d’exister ». Il appartient à un binyan qui a deux marques claires :

  • הִתְ (hit-, que nous lisons hiss- : le ת sans daguech est doux, §G19) devant la racine ;
  • une lettre médiane redoublée, avec un daguech, comme au pi’el (§G11).

Son sens est en général réfléchi : le sujet agit sur lui-même ou pour lui-même. Dans la leçon 3 nous en avons rencontré deux : לְהִשְׁתַּעְבֶּד (lehichta’bèd), « se faire serviteur », et, dans un passage du Torah Or, שֶׁתִּתְחַזֵּק (chètiss’hazék), « qu’elle se renforce ». La salutation de la Guemara aux anges emploie l’impératif : הִתְכַּבְּדוּ (hiss’habedou), « soyez honorés » (Berakhot 60b) ; et la Torah dit d’un homme qui s’est rétabli : וְהִתְהַלֵּךְ (vehiss’halékh), « et il se promène » (Chemot 21:19).

Deux choses à surveiller. (1) Quand la racine commence par ס, שׂ ou שׁ, le ת de hit- change de place avec elle : on lit donc לְהִשְׁתַּעְבֶּד, lehich-ta’bèd, avec le ת après le שׁ. (2) Dans לְהִתְקַיֵּם, la racine est ק־ו־ם, « se tenir debout, exister » : son vav médian apparaît comme un youd redoublé, קַיֵּם (§G2).

Ainsi lehiskayém n’est pas seulement « exister » : c’est se maintenir debout, d’instant en instant. C’est ce que le corps ne pourrait pas faire « même une heure » sans les orifices et les cavités qu’Hachem y a faits avec sagesse.

לְהִתְקַיֵּםlehiskayémse maintenir, survivreracine ק־ו־ם ; vav → youd redoublé
הִתְכַּבְּדוּhiss’habedousoyez honorésimpératif · Berakhot 60b
וְהִתְהַלֵּךְvehiss’halékhet il se promèneChemot 21:19
שֶׁתִּתְחַזֵּקchètiss’hazékqu’elle se renforcefutur (§G20) · leçon 3
לְהִשְׁתַּעְבֶּדlehichta’bèdse faire serviteurת et שׁ changent de place
§G23 Notion de grammaire L’infinitif : « faire »

L’infinitif nomme une action sans dire qui la fait ni quand : « faire », « se tenir ». Dans le siddour, il vient presque toujours avec le préfixe לְ (le-, « à, pour », §G3), après des mots comme « impossible », « nous a ordonné » ou « merveilles ». Achèr Yatsar en contient deux :

  • לְהִתְקַיֵּם (lehiskayém), « survivre », infinitif du hitpa’el (§G22), après אִי אֶפְשַׁר, « il est impossible » ;
  • לַעֲשׂוֹת (la’assoss), « faire », infinitif du kal, après מַפְלִיא, « fait des merveilles » : mot à mot « rend merveilleux le faire », c’est-à-dire agit de façon merveilleuse.

L’infinitif du kal a la voyelle o avant la dernière lettre de la racine : dans la version de la Guemara, אִי אֶפְשָׁר לַעֲמוֹד לְפָנֶיךָ, la’amod, « se tenir devant Toi » (Berakhot 60b). Avec une racine dont la dernière lettre est un hé, comme ע־שׂ־ה, le hé tombe et la terminaison ־וֹת (-oss) prend sa place (§G2) : לַעֲשׂוֹת. Pourquoi la- et non le- ? Parce que le ע qui suit porte un ’hataf pata’h, et le préfixe lui emprunte sa voyelle.

Dans les autres binyanim, l’infinitif garde les marques du binyan : hif’il לְהַבְחִין (lehav’hin), « distinguer » (leçon 3, avec le youd du §G16) ; hitpa’el לְהִתְקַיֵּם et לְהִשְׁתַּעְבֶּד (§G22).

לַעֲשׂוֹתla’assossfairekal, racine ע־שׂ־ה : hé → -oss
לַעֲמוֹדla’amodse tenirkal · Berakhot 60b
לְהַבְחִיןlehav’hindistinguerhif’il · leçon 3
לְהִתְקַיֵּםlehiskayémsurvivrehitpa’el
§G24 Notion de grammaire אֶת : le signe du complément défini

Achèr Yatsar commence par אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם, « qui a formé l’homme ». Le petit mot אֶת (ès) n’a pas d’équivalent en français. C’est un panneau indicateur : « ce qui suit est le complément d’objet du verbe », ce qui subit l’action.

On ne l’emploie que lorsque le complément est défini :

  • avec l’article : אֶת הָאָדָם, « l’homme » (§G9) ;
  • avec une terminaison « mon, ton, notre » : וְכוֹף אֶת יִצְרֵֽנוּ, « et plie notre penchant » (Vihi Ratson, leçon 3) ; פּוֹתֵחַ אֶת יָדֶךָ, « Tu ouvres Ta main » (Tehilim 145:16).

Quand le complément est indéfini, il n’y a pas de אֶת. Dans la même phrase : וּבָֽרָא בוֹ נְקָבִים, « et a créé en lui des orifices », sans אֶת devant נְקָבִים.

Dans les ’Houmachim imprimés, il est souvent relié au mot suivant par un makaf, un petit trait d’union, comme dans אֶת־יָדֶךָ, et il porte alors un ségol. Quand il est seul dans un verset, il peut prendre un tséré, אֵת, comme dans le tout premier verset de la Torah : אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ (Béréchit 1:1). Notre siddour imprime אֶת dans Achèr Yatsar.

אֶת הָאָדָםès ho’odoml’hommedéfini : avec l’article
אֶת יִצְרֵֽנוּès yitsréinounotre penchantdéfini : avec « notre »
אֶת־יָדֶךָès yodè’hoTa mainavec makaf · Tehilim 145:16
נְקָבִיםnekovimdes orificesindéfini : pas de אֶת
§G25 Notion de grammaire Un mot dit deux fois

Dans Achèr Yatsar, deux mots sont dits deux fois : נְקָבִים נְקָבִים, חֲלוּלִים חֲלוּלִים. L’hébreu répète souvent un mot au lieu d’ajouter « beaucoup » ou « très ».

  • Beaucoup, de toutes sortes. Le Choul’han Aroukh (Ora’h ’Haïm 6:1) explique נְקָבִים נְקָבִים comme « de nombreux orifices », tels la bouche et le nez, et חֲלוּלִים חֲלוּלִים comme de nombreux organes creux, tels le cœur, l’estomac et les intestins. La répétition les compte tous, chacun avec son propre travail.
  • Très. Quand Yehochoua et Calev sont revenus du pays, ils ont dit : טוֹבָה הָאָרֶץ מְאֹד מְאֹד, « le pays est très, très bon » (Bamidbar 14:7).
  • Insistance. Dans la Guemara, les mots d’Abayé avant d’entrer sont שִׁמְרוּנִי שִׁמְרוּנִי, עִזְרוּנִי עִזְרוּנִי, « gardez-moi, gardez-moi ; aidez-moi, aidez-moi » (Berakhot 60b).

À la lecture, chaque mot de la paire garde ses voyelles et son accent ; seul le sens grandit.

נְקָבִים נְקָבִיםnekovim nekovimde nombreux orificesAchèr Yatsar
חֲלוּלִים חֲלוּלִים’haloulim ’haloulimde nombreuses cavitésAchèr Yatsar
מְאֹד מְאֹדmeod meodtrès, trèsBamidbar 14:7
שִׁמְרוּנִי שִׁמְרוּנִיchimrouni chimrounigardez-moi, gardez-moiBerakhot 60b

Petits mots d’Achèr Yatsar

MotTranslittérationSensRacineGrammaire
אִםimsi—Avec un verbe au futur : « si … venait à » (§G20).
אוֹoou—Relie deux possibilités.
אִי אֶפְשַׁרi èfcharimpossible—אִי, « non », avec אֶפְשַׁר, « possible » ; suivi d’un infinitif (§G23).
אֲפִילוּafiloumême—Souligne le peu : « même une heure ».
שָׁעָהcho’oune heure—Nom féminin (§G5), donc « une » est au féminin : אַחַת.
אֶחָד / אַחַתè’hod / a’hassun / une—Masculin et féminin ; en fin de phrase אֶחָת (è’hoss).
הֶםhèmils, eux—Pronom isolé (§G4) ; avec מִ : מֵהֶם, « d’entre eux ».
כִּסֵּאkissétrône—Commence par un כּ dur ; doux après une voyelle, comme dans notre ligne (§G19).
Mots qui reviennent : à retenir
Ces mots reviennent sans cesse dans le siddour.
אֲשֶׁר achèr · qui, que
dans presque chaque bénédiction sur une mitsva : אֲשֶׁר קִדְּשָֽׁנוּ
אֶת ès · (signe du complément)
presque à chaque page
חָכְמָה ’hokhmo · sagesse
racine ח־כ־ם
כָּבוֹד kovod · gloire, honneur
racine כ־ב־ד
לִפְנֵי lifnéi · devant
לְפָנֶיךָ, « devant Toi »
לַעֲשׂוֹת la’assoss · faire
racine ע־שׂ־ה
6Révisionחֲזָרָה
  1. D’où vient Achèr Yatsar dans la Guemara ? Que disait-on avant d’entrer, et que demanda Abaye de dire à la place ?
  2. Quatre Sages ont proposé une conclusion pour la bénédiction. Laquelle a été retenue, et pourquoi celle de Rav n’a-t-elle pas été gardée ?
  3. Citez les trois différences entre le texte de la Guemara et celui de notre siddour.
  4. Pourquoi dit-on Achèr Yatsar chaque matin, juste après Al Netilat Yadayim, même sans être allé aux toilettes ? Expliquez « une créature nouvelle ».
  5. Donnez les explications du Choul’han Aroukh sur « avec sagesse », et celle du Rema sur « agit de façon merveilleuse ». Comment le Rema mène-t-il à Élokaï Nechama ?
  6. Dans le Torah Or, quelle est la différence entre la sagesse dans la création et le réceptacle qui la limite ? D’où vient chacun ?
  7. Qu’enseigne « Guérisseur de toute chair » sur la confiance en Hachem et sur le recours au médecin ? Utilisez la Guemara et les lettres du Rabbi.
  8. Découpez יִסָּתֵם et יִפָּתֵֽחַ en leurs parties. Que vous dit la lettre de devant, et que cache le daguech ? Pourquoi sont-ils au futur après אִם ? → voir §G20, §G21
  9. Trouvez les deux infinitifs d’Achèr Yatsar. Lequel est un hitpa’el, et comment le savez-vous ? Que sont devenus le vav de ק־ו־ם et le hé de ע־שׂ־ה ? → voir §G22, §G23, Leçon 1 §G2
  10. Pourquoi y a-t-il un אֶת devant הָאָדָם mais aucun devant נְקָבִים ? Et qu’ajoute le fait de dire נְקָבִים deux fois ? → voir §G24, §G25
Hatsla’ha rabba !
Ces leçons sont destinées à l’étude et à la discussion. Pour toute question de halakha pratique, consultez votre rav.