Table de Chabbat

Parshat Vayeira

פרשת וירא
Vendredi 30 – samedi 31 octobre 2026
20 ’Hechvan 5787◆כ׳ חשון תשפ״ז
Torah : Béréchit 18,1 – 22,24 · Haftara : Melakhim II 4,1-37
Compilé par le Rabbin Haim Tebeka
Sources : Chabad.org · Rav Haïm Dynovisz (YouTube) · Rabbi YY Jacobson · Rabbi Manis Friedman · Rabbi Reuven Wolf (cours sur YouTube) · Rav Yitzchak Ginsburgh (inner.org) · Rav Shalom Arouch (Breslev.com) · Rabbi Simon Jacobson
Note pour les parents : cette feuille raconte les récits de la Torah en entier. Lisez-la d’abord et choisissez ce que vous partagez avec les plus jeunes enfants.

Un souffle de Hachem, et la lumière qu’il doit montrer

1. Une étincelle de Hachem en nous

Quand Hachem (D.ieu) forma Adam, Il ne le fit pas naître d’une parole, comme Il l’avait fait pour la lumière ou les mers. « Il insuffla dans ses narines une âme de vie » (Béréchit 2, 7). L’Alter Rabbi (Rabbi Chnéour Zalman de Liadi, fondateur de ’Habad et auteur du Tanya, le texte de base de la ’Hassidout ’Habad) enseigne que cette âme est « véritablement une parcelle de D.ieu d’en haut », ’hélek Eloka mimaal mamach (Tanya, ch. 2). Je l’explique depuis longtemps ainsi : parce que Hachem a insufflé en nous une part de Lui-même, nous avons ’hokhma, bina et daat (sagesse, compréhension et connaissance), et nous pouvons donc, nous aussi, faire naître du nouveau à partir de rien, une pensée ou une idée qui n’existait pas auparavant, comme Hachem crée à partir du néant. L’intelligence artificielle, malgré tout son brio, tire quelque chose de quelque chose : elle construit du neuf à partir de ce qui existe déjà. C’est très précieux, mais c’est une autre manière de créer.

Il en découle une chose. Une âme qui est une part de Hachem cherchera toujours sa Source, comme une flamme s’élève toujours vers le haut. Avraham fut le premier à le montrer. Le Rambam (Maïmonide, le sage du XIIe siècle, auteur du Michné Torah) le décrit comme un enfant qui se mit à réfléchir, et il souligne : « Il n’avait ni maître ni personne pour l’instruire. » Il parvint seul à la vérité, et « Avraham avait quarante ans lorsqu’il reconnut son Créateur » (Hilkhot Avoda Zara 1, 3). La Guemara (le Talmud) va plus loin : « Avraham reconnut son Créateur à l’âge de trois ans » (Nedarim 32a). Rabbi YY Jacobson ajoute une pensée frappante. Avant même qu’Avraham ne trouve la vérité, sa quête était déjà sainte : « Sous l’idolâtrie ardente d’Avraham se trouvait une âme qui aspirait au seul D.ieu vivant » (theyeshiva.net, essai sur Ki Tissa).

Et si ce désir était assez fort pour mener Avraham jusqu’à Hachem, nous devons nous demander ce qui lui barre la route, à nous autres.

2. Quand l’ego devient une idole

Ce désir est en chacun de nous. Mais l’ego et le yetser hara (le mauvais penchant) peuvent prendre ce même élan et le diriger ailleurs, vers une idole à la place de Hachem. Aujourd’hui, cette attirance n’a fait que grandir. Nous avons tendance à croire que notre réussite est notre œuvre, ou celle de nos études et de nos beaux diplômes. La Torah nous a prévenus il y a bien longtemps : « et tu diras en ton cœur : “Ma force et la puissance de ma main m’ont acquis cette richesse.” Mais tu te souviendras de l’Éternel ton D.ieu, car c’est Lui qui te donne la force d’acquérir la richesse » (Devarim 8, 17-18). Le Rav Haïm Dynovisz le dit sans détour : « l’idolâtrie c’est quoi c’est l’homme qui se prosterne devant sa propre réussite ». C’est « le culte de l’ego ». Avraham nous montre la sortie, ici même dans notre paracha : plaidant pour Sedom, il dit « bien que je ne sois que poussière et cendre », véanokhi afar vaéfer (Béréchit 18, 27). Le Rav Yitzchak Ginsburgh le dit ainsi : « Nous voulons naturellement nous sentir importants. Pourtant, l’un des états spirituels les plus profonds est de faire l’expérience de soi-même comme poussière. Quand l’ego devient petit, nous devenons plus connectés à la Source dont tout provient » (X, 28 octobre 2026, https://x.com/RabbiGinsburgh/status/2115512924848476357). Il le relie aux mots que nous demandons à la fin de chaque Amida, « que mon âme soit comme la poussière envers tous », et explique : « quand je fais l’expérience de moi-même comme étant réellement poussière… je me relie par là à la source de la création et au but de la création. » C’est l’exact opposé du ko’hi véotsem yadi : celui qui se sent poussière sait que la force de réussir vient d’Hachem. Et nos Sages enseignent qu’en récompense de ces mots, « moi qui ne suis que poussière et cendre », les enfants d’Avraham ont mérité deux mitsvot : la cendre de la vache rousse et la poussière de la Sota (Sota 17a). L’ego peut se glisser même quand nous faisons le bien. Le Rabbin Manis Friedman raconte qu’un père lui a dit : « Je suis tellement occupé à m’occuper de mes enfants que je n’ai pas de temps pour mes enfants », et il répond : « Ne sois pas un bon père, car alors tout tourne autour de toi. Sois simplement un père. » J’ajouterais : sois simplement un père… qui fait le bien. Comme le dit le Rabbin Friedman : « Ne le deviens pas, fais-le. »

Comment savoir quand cela nous arrive ? Je crois que le signe le plus clair est la colère. La Guemara dit que celui qui déchire ses vêtements, brise sa vaisselle ou jette son argent sous l’effet de la colère « doit être à tes yeux comme un idolâtre, car tel est le métier du mauvais penchant » (Chabbat 105b). Le Rambam tranche : « Quiconque se met en colère est comme celui qui sert les idoles » (Hilkhot Déot 2, 3). Et l’Alter Rabbi explique pourquoi : « au moment de sa colère, la foi l’a quitté. Car s’il croyait que ce qui lui est arrivé vient de l’Éternel, il ne se mettrait pas du tout en colère » (Iguéret HaKodech, la section des lettres du Tanya, 25). Le Rabbin Manis Friedman le dit simplement : « en nous laissant aller à la colère, nous omettons de reconnaître que tout vient de D.ieu » (chabad.org, « Humility and Anger »). Le Rav Dynovisz arrive au même endroit par son propre chemin : « l’idolâtrie et la colère sont liés ». C’est le point que je tiens le plus à ce que nous emportions avec nous. Si tout vient de Hachem, alors tout est, par définition, pour notre bien, même quand cela nous paraît mauvais. Nos Sages parlent du Or HaGanouz, la lumière cachée du premier jour, que Hachem « cacha » et réserva « pour les justes dans l’avenir » (‘Haguiga 12a ; Rachi, le grand commentateur de la Torah et du Talmud, sur Béréchit 1, 4). Je la comprends comme une lumière si intense qu’elle aveugle, et c’est pourquoi tant d’événements, dans nos vies et dans le monde, paraissent négatifs alors qu’ils sont en vérité positifs : le bien est caché à l’intérieur de ce qui semble mauvais. L’Alter Rabbi dit exactement cela : « aucun mal ne descend d’en haut et tout est bien, mais cela n’est pas perçu, à cause de l’immensité et de l’abondance de sa bonté » (Iguéret HaKodech 11). C’est pourquoi le sage du Talmud Na’houm Ich Gamzou disait de tout ce qui lui arrivait : « Cela aussi est pour le bien » (Taanit 21a). La colère, c’est le moment où nous oublions tout cela.

Est-ce seulement une belle idée ? Ouvrons notre paracha et voyons le bien caché à l’œuvre.

3. Quatre mains pour quatre personnes

Nous pouvons voir ce bien caché dans notre paracha même, au cœur de son récit le plus dur, la destruction de Sedom (Sodome). Comme Loth s’attardait, « les hommes saisirent sa main, la main de sa femme et la main de ses deux filles, par la pitié de l’Éternel envers lui, et ils le firent sortir et le déposèrent hors de la ville » (Béréchit 19, 16). Je me suis toujours demandé : deux anges n’ont que quatre mains, comment ont-ils pu tenir quatre personnes ? Regardez bien : la Torah dit yad, une main, chaque fois, même « la main de ses deux filles ». Le ’Hibba Yetéra (Rav Yéhouda Herzl Henkin, commentateur orthodoxe contemporain) le compte exactement : «ארבע ידים לארבעתם», quatre mains pour les quatre. Le Birkat Acher (Rav Acher Wassertheil, lui aussi commentateur orthodoxe contemporain) explique qu’un ange tenait Loth et sa femme, et l’autre les deux filles. Le Malbim (le commentateur de la Torah du XIXe siècle) voit la chose autrement : ils le firent sortir «בדרך הפלא», de manière miraculeuse, si bien qu’en un instant il se trouva hors de la ville.

Cela soulève une deuxième question, et voici ma propre réponse. Rachi enseigne qu’un ange n’accomplit jamais deux missions (Rachi, Béréchit 18, 2), et le Midrach (les enseignements des Sages sur la Torah) les nomme : Gavriel fut envoyé pour renverser Sedom et Refaël pour sauver Loth (Béréchit Rabba 50, 2). Seul l’ange sauveur aurait donc dû les faire sortir, à moins que les faire sortir ne fût en soi une étape nécessaire pour détruire Sedom. Et c’était le cas. L’ange dit à Loth : « Hâte-toi, fuis là-bas, car je ne pourrai rien faire avant que tu n’y sois arrivé » (Béréchit 19, 22). C’est la ligne du Midrach et de Rachi, et les Tossafot (les commentateurs médiévaux du Talmud, Baba Metsia 86b), l’Or Ha’Haïm (Rabbi ’Haïm ibn Attar) et le Gour Aryé (le commentaire du Maharal de Prague sur Rachi) le disent explicitement : les deux anges firent sortir la famille de la ville, mais un seul était le sauveur. C’est pourquoi, note Rachi, la Torah dit ensuite « et il dit : Fuis… », et non « et ils dirent » (Rachi, Béréchit 19, 16). Le Tour HaAroukh (le commentaire de la Torah de Rabbi Yaakov ben Acher) en donne la raison : puisque le destructeur ne pouvait rien faire avant que Loth ne soit sauvé, le sauvetage était nécessaire à la destruction elle-même. La mission même qui détruisait sauvait aussi. Et pour qui ? « D.ieu se souvint d’Avraham, et Il fit sortir Loth du milieu du bouleversement » (Béréchit 19, 29). Comme le dit Rachi : « c’est par le mérite d’Avraham que tu es sauvé » (Rachi, Béréchit 19, 17). Même au cœur du jugement, la bonté de Hachem était là, pour l’amour d’Avraham.

Qu’est-ce qui donnait une telle force au mérite d’Avraham ? Je crois que c’est ce qu’Hachem a placé en chacun de nous : une âme capable de se tourner vraiment vers Lui et vers l’autre.

4. Une âme, pas une machine

Cette semaine, le Rav Ginsburgh, parlant de l’IA, a mis des mots sur ce qui nous rend différents : « L’être humain est un sujet. Il n’est pas un objet. L’IA est une tentative de rendre un objet subjectif. Mais elle n’y parviendra pas en fin de compte. » L’IA, dit-il, devrait nous apprendre « que le sujet ultime, c’est-à-dire la capacité de se relier vraiment à l’autre et de se relier vraiment à notre Créateur, à D.ieu, est propre à l’âme humaine ». L’ego et la colère sont précisément ce qui recouvre cette capacité.

Quelle est donc notre tâche ? À mes yeux, la mission d’Avraham, et celle du peuple juif après lui, est de révéler la lumière de Hachem, et de chasser l’obscurité en montrant la lumière plutôt qu’en la combattant. Le Rav Ginsburgh, lisant les premiers versets de la Torah, décrit comment le monde nous apparaît d’abord : « l’obscurité était sur la face de l’abîme ». Puis vient l’espoir, et ensuite : « La lumière, c’est la capacité de voir, de reconnaître que tout est pour le bien (et D.ieu vit que la lumière était bonne), pour l’individu et pour tous ; que la lumière soit pour tous, et la lumière fut pour chaque individu. » C’est la lumière qu’Avraham est venu révéler, la lumière cachée qui sort au grand jour : derrière nos réussites comme derrière nos revers se tient Hachem, et tout cela est pour le bien.

Mais révéler cette lumière demande plus que de bons vœux. Il faut de l’équilibre, et Avraham nous montre comment.

5. Une bonté qui tient debout

Mais montrer la lumière ne veut pas dire souhaiter que l’obscurité disparaisse d’elle-même. Quand le monde nous montre un visage cruel, nous sommes naturellement tentés de vivre comme si nous étions déjà dans le Monde futur, un monde « de dessin animé » où chaque loup est déjà un agneau. À mes yeux, c’est brûler les étapes, vouloir l’atteindre trop tôt, avant que la nature humaine ne soit guérie ; et une bonté qui n’est pas équilibrée ne tient pas. Notre paracha nous l’enseigne. Avraham était le ’hessed (la bonté) même, et pourtant le Zohar (le texte classique de la Kabbale) dit de l’Akéda (la ligature de Yits’hak) : « Jusqu’ici, Avraham n’était pas complet. Maintenant, l’eau s’est mêlée au feu » (Zohar I, 119b). Sa bonté a pris de la guevoura (la force disciplinée), et l’ange a enfin pu dire : « Maintenant Je sais que tu crains D.ieu » (Béréchit 22, 12). Yits’hak, l’homme de la guevoura, creusa ensuite des puits d’eau vive. Chacun portait la midda (le trait de caractère) de l’autre. Et je crois même que c’est la guevoura de Yits’hak envers Yichmaël qui a aidé Yichmaël à grandir : au décès d’Avraham, Yichmaël « se repentit de sa mauvaise conduite… et céda la préséance à Yits’hak » lors de l’enterrement (Rachi, Béréchit 25, 9 ; Baba Batra 16b).

J’ai remarqué autre chose dans notre paracha, que je veux partager avec vous. Sarah est enlevée par Avimélekh (Béréchit 20), revient intacte, et aussitôt « l’Éternel se souvint de Sarah » (21:1), exactement comme la sota innocente (une épouse injustement soupçonnée, qui buvait les « eaux amères » pour être lavée du soupçon), à qui il est promis : « elle sera disculpée et concevra une descendance » (Bamidbar 5:28). Puis j’ai découvert que Rabbi Yits’hak, dans le Midrach, l’avait déjà enseigné bien avant moi : « Celle-ci, qui est entrée dans la maison de Pharaon et dans la maison d’Avimélekh et en est sortie pure, n’est-il pas juste qu’elle soit visitée ? » (Béréchit Rabba 53:6). Un avis y ajoute que Yits’hak naquit à neuf mois, « pour qu’on ne dise pas : il a été tiré de la maison d’Avimélekh ». ’Hizkouni, le Kitsour Baal HaTourim, Lé’ka’h Tov et Sifté Cohen (sur 21:1) le confirment. ’Hizkouni : « Sarah a été isolée et n’a pas été souillée. » Pourquoi Pharaon ne compte-t-il pas ? Le Kitsour Baal HaTourim explique que seul Avimélekh a réellement tendu la main pour la toucher. L’Or Ha’Haïm (12:13) va plus loin : Avraham l’avait voulu. Comme ’Hanna, prête à passer par l’épreuve de la sota, car « Tu ne rendras pas Ta Torah mensongère » (Bérakhot 31b ; savoir si une femme stérile conçoit alors fait l’objet d’une discussion entre Tannaïm), « Avraham pensa que, par l’isolement de la femme avec l’homme alors qu’elle est innocente, l’Éternel la visiterait en lui donnant des enfants ». Cela a réussi « avec Avimélekh, et non cette fois-là avec Pharaon ».

Avimélekh offrit à Sarah une kessout einayim, « un voile pour les yeux », preuve publique de son innocence : « ils sauront que je t’ai rendue malgré moi, et par un miracle » (Rachi 20:16). Et Avraham pria pour la maison d’Avimélekh : « quiconque implore la miséricorde pour son prochain alors qu’il a lui-même besoin de la même chose est exaucé en premier » (Rachi 21:1 ; Baba Kama 92a). Pour moi, c’est la bonté qui tient debout dans toute sa clarté : la guevoura de la dure épreuve de la sota, et de l’isolement de Sarah, donne naissance au ’hessed, un enfant. Et voyez quel enfant : Yits’hak, dont la midda (trait de caractère) propre est la guevoura, le « Pa’had Yits’hak » (la « Crainte de Yits’hak », Béréchit 31:42), dont l’Alter Rabbi (Rabbi Chnéour Zalman de Liadi, auteur du Tanya) écrit : « dans la midda de Yits’hak, la crainte est à l’état révélé, et l’amour est caché, à l’état d’occultation et de dissimulation » (Tanya, Iguéret HaKodech 13). Ce rebondissement est de moi : la guevoura a donné naissance au ’hessed, et ce ’hessed est venu au monde en homme de guevoura. Le Rabbi enseigne que l’humble « je ne suis que poussière et cendre » d’Avraham (18:27), comme nous l’avons vu, a valu « la poussière de la sota » : là, même les eaux amères, la guevoura (rigueur), « accomplissent un acte de ’hessed (bonté) : “elle sera disculpée et concevra une descendance” » (Likouté Si’hot vol. 25, Vayéra 2). (Citations traduites de l’hébreu.)

Et cela nous ramène droit à l’ego. L’Alter Rabbi explique que le ’hessed saint se manifeste par l’humilité, comme Avraham disant, comme nous l’avons vu, anokhi afar vaéfer (« je ne suis que poussière et cendre »), tandis que le ’hessed déséquilibré a sa contrefaçon. Yichmaël est « le “’hessed de la kelipa” : plus on lui témoigne de bonté, plus il grandit en orgueil, en arrogance et en autosatisfaction » (Tanya, Iguéret HaKodech 2), la kelipa étant l’écorce qui cache la sainteté. Nos Sages avertissent : « Quiconque se montre miséricordieux quand il faudrait être cruel finira par être cruel quand il faudrait être miséricordieux » (Kohélet Rabba 7, 16). Et le Rambam nous rappelle que même aux jours du Machia’h (le Messie), « le monde suivra son cours habituel », et que le loup qui habite avec l’agneau est « une métaphore et une parabole » (Rambam, Hilkhot Melakhim 12, 1). Ce n’est que « dans l’avenir, à la fin des temps, que D.ieu amènera le mauvais penchant et l’égorgera » (Soucca 52a). Alors nous ne faisons pas semblant. « Aujourd’hui pour les accomplir » (Erouvin 22a) : aujourd’hui est le temps de la Torah, des mitsvot (commandements) et d’une bonté qui a de la colonne vertébrale. Israël est allé aux urnes cette semaine, les résultats définitifs étant attendus le 4 novembre, et l’Amérique vote le 3 novembre. En regardant les élections de cette saison, en Israël, ici et ailleurs, je vois combien les gens aspirent profondément à ce monde meilleur. Cette aspiration est sainte ; qu’elle mette nos mains en mouvement, sans brouiller notre regard.

Et pendant que nous attendons ce jour et que nous y travaillons, il y a une chose que nous avons le droit de demander.

6. Un bien visible

Je veux ajouter une chose qui me tient à cœur. Même si nous comprenons que tout est bien, nous n’avons pas à demander le bien caché. Nous prions pour ne connaître que le bien révélé, tov haniré véhaniglé, un bien que nous pouvons voir de nos propres yeux. Nous n’avons pas besoin de traverser la dureté du monde pour y parvenir. Le Rabbi (le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson) en a parlé bien des fois. Il enseignait que lorsque nous reconnaissons les épreuves comme une bonté cachée, « la vérité intérieure et la source ultime de ce qui apparaît comme des épreuves se révéleront dès à présent, et D.ieu nous accordera à tous un bien révélé », et que lors de la Délivrance, « de nos propres yeux, nous verrons la bonté de D.ieu en un bien révélé et manifeste », selon les propres mots du Rabbi bétov haniré véhaniglé (Likouté Si’hot, les causeries réunies du Rabbi, vol. 19, Réé 1).

On me demande parfois quel chemin difficile les prophètes décrivent avant la Délivrance, et je veux partager ici une idée qui m’est propre. La semaine dernière, nous avons lu la guerre d’Avraham contre les quatre rois (Béréchit 14), et nos Sages y voient un avant-goût de la fin de l’histoire. Le Ramban écrit : « Cet événement est arrivé à Avraham pour nous enseigner que quatre royaumes se lèveront pour dominer le monde, et qu’à la fin ses enfants l’emporteront sur eux » (Ramban, Béréchit 14, 1). Et le Midrach enseigne : « Si tu vois des royaumes s’affronter les uns les autres, attends les pas du Machia’h. Sache qu’il en est ainsi, car aux jours d’Avraham, parce que les royaumes s’affrontaient les uns les autres, la délivrance vint à Avraham » (Béréchit Rabba 42, 4). Notre paracha ajoute un lien. Pour la fin des temps, le prophète Yé’hezkel (Ézéchiel) annonce la guerre de Gog et Magog : Gog, roi du pays de Magog, montant contre le peuple juif en terre d’Israël (Yé’hezkel 38-39). Le « feu et soufre » qu’Hachem fit pleuvoir sur Sedom (Béréchit 19, 24) sont les mots mêmes que Yé’hezkel emploie pour Gog : « je ferai pleuvoir du feu et du soufre sur lui et sur ses troupes » (Yé’hezkel 38, 22). Et le Midrach dit que Gog et Magog monteront contre Yerouchalayim trois fois (Midrach Tehilim 118, 12).

Mettons maintenant deux « trois » côte à côte. Nos Sages relient les trois Batei HaMikdach (les Temples ; au singulier, Beit HaMikdach) à nos trois Avot (Patriarches) : Avraham appela ce lieu har, une montagne ; Yits’hak, sadé, un champ ; et Yaakov, bayit, une maison (Pessa’him 88a). Le Rabbi explique : « le premier Beit HaMikdach représente Avraham ; le deuxième Beit HaMikdach est lié à Yits’hak ; et le troisième Beit HaMikdach correspond à Yaakov… l’attribut de Yaakov est la vérité, et la vérité ne sera jamais interrompue ni changée » (Kountrass Chabbat Matot-Massé 5722, Séfer HaMaamarim Meloukat IV). C’est ma propre idée : de même qu’il y a trois Batei HaMikdach, je vois trois grandes guerres qui ébranlent le monde entier, la troisième étant Gog et Magog, comme le chemin qui mène au troisième Temple, éternel. Je ne l’ai trouvée en ces termes dans aucune source ; je la propose comme un remez (une allusion), non comme une prédiction. Le Ramban, sur les trois puits de Yits’hak, va dans le même sens : le premier puits fait allusion au « premier Temple, au sujet duquel les nations se sont querellées avec nous et nous ont fait querelles et guerres jusqu’à le détruire », et le troisième, Re’hovot, « au Temple futur, qui sera bâti bientôt de nos jours, et il le sera sans querelle ni dispute » (Ramban, Béréchit 26, 20).

Mais je veux être prudent, comme le sont nos Sages. Le Rambam enseigne au sujet de la guerre de Gog et Magog : « toutes ces choses et leurs semblables, nul ne saura comment elles seront avant qu’elles n’arrivent » (Hilkhot Melakhim 12, 2), et nous ne devons pas calculer la fin. Ce que nous savons, c’est comment le Rabbi a fait face aux temps qui font peur. En 5751 (1990-91), quand beaucoup avaient peur, il a donné « la plus large publicité possible » aux paroles du Yalkout Chimoni (Yechayahou 499) : « Mes enfants, n’ayez pas peur. Tout ce que J’ai fait, Je ne l’ai fait que pour vous. Pourquoi avez-vous peur ? N’ayez pas peur : le temps de votre délivrance est arrivé ! » Et nos Sages donnent à chacun de nous un bouclier à sa propre table : « Quiconque accomplit les trois repas du Chabbat est sauvé de trois châtiments… et de la guerre de Gog et Magog » (Chabbat 118a). Voilà donc ce que je demande : non pas la guerre, mais le troisième Temple, la maison de vérité de Yaakov, bâtie « sans querelle ni dispute », dans un bien que nous pouvons voir.

C’est là que mène toute l’histoire. La Guemara s’interroge sur le verset « en ce jour-là, l’Éternel sera Un et Son Nom sera Un », les mots que nous disons à la fin du Alénou (la prière qui clôt chaque office) : « Est-ce à dire qu’aujourd’hui Il n’est pas Un ? » Et elle répond : « Dans ce monde, sur une bonne nouvelle on récite : Béni… Qui est bon et fait le bien, et sur une mauvaise nouvelle on récite : Béni… le Juge de vérité. Dans le Monde futur, on récitera toujours : Béni… Qui est bon et fait le bien » (Pessa’him 50a). Rachi lit le Chéma (notre déclaration quotidienne de l’Unité de Hachem) de la même manière : « L’Éternel qui est maintenant notre D.ieu… sera dans l’avenir l’Éternel Un (seul) » (Rachi, Devarim 6, 4). Alors le Chéma sera pleinement révélé, et Hachem E’had ouChmo E’had (Hachem est Un et Son Nom est Un) sera vrai aux yeux de tous. La Torah promet : « Et l’Éternel ton D.ieu circoncira ton cœur » (Devarim 30, 6). Le Ramban (Na’hmanide, le commentateur de la Torah du XIIIe siècle) explique que « la convoitise et le désir sont le “prépuce” du cœur », et qu’« aux jours du Messie, le choix de leur [vrai] bien leur sera naturel ». Tel que je le comprends, un cœur circoncis est un cœur dont l’ego a été apprivoisé, si bien que plus rien ne se tient entre nous et le bien, et que tous le voient. Telle était la vision ultime d’Avraham, son but. Ici même, dans notre paracha (la section de la Torah de cette semaine), il planta son échel, son lieu d’hospitalité : selon un avis de la Guemara, c’était un verger pour fournir des fruits à ses invités, et selon l’autre une auberge pour les loger (Rachi, Béréchit 21, 33). Là, il amenait ses invités à bénir Hachem, et la Guemara dit que par lui « Avraham notre père fit proclamer le Nom du Saint, béni soit-Il, par la bouche de tous les passants » (Sota 10a-b, sur Béréchit 21, 33).

Nos maîtres complètent le tableau cette semaine. Ce Chabbat est ’Haf ’Hechvan, l’anniversaire du Rabbi Rachab (Rabbi Chalom Dovber, cinquième Rabbi de Loubavitch), qui, tout petit, pleura parce que Hachem s’était révélé à Avraham et non à lui. Le Rabbin Reuven Wolf, dans la ligne de ce même enseignement du Rabbi, explique que la douleur d’Avraham après sa brit mila était une aspiration au niveau le plus élevé, la cinquantième porte, et que par Sa visite « Hachem illumine en fait l’âme [d’Avraham Avinou] du cinquantième niveau, et c’est cela la guérison » (traduction libre). Le Rav Shalom Arouch nous rappelle que « là où sont les yeux de l’homme, c’est là qu’est l’homme », et qu’« être avare, c’est être l’opposé de Hachem », même avec les paroles (traduction libre). Et le Rabbin Simon Jacobson, enseignant le Tanya ch. 37, appelle chaque mitsva « une pierre de construction » de la Guéoula (la Délivrance) : « Nous ne sommes pas des spectateurs » (traduction libre). Hagar l’a appris près du puits : l’eau était là depuis toujours, et il lui suffisait de lever les yeux pour la voir.

Puissions-nous attribuer chaque réussite à Celui qui nous en donne la force, accueillir chaque frustration avec la foi plutôt qu’avec la colère, et ainsi ajouter de la lumière dans nos foyers et dans le monde. Que Hachem ne nous montre que du bien que nous puissions voir, un bien révélé et visible ; qu’Il circoncise nos cœurs pour que l’ego ne cache plus la lumière ; et puissions-nous voir s’accomplir le but d’Avraham, quand Hachem sera Un et Son Nom Un, avec la venue du Machia’h, bientôt et de nos jours.

Les citations de sources anglaises sont données en traduction libre ; celles de l’hébreu sont traduites par nos soins.

— Haïm
À table : Pensez à un moment de cette semaine où vous avez été fier de ce que vous aviez fait, et à un moment où vous vous êtes mis en colère. Dans chacun de ces moments, où était Hachem dans le tableau, et qu’est-ce qui aurait changé si vous vous étiez souvenu que tout venait de Lui, pour votre bien ?

Le puits de Hagar : l’eau était déjà là

Pour la table familiale · Chabad.org

Hagar et Yichmaël sont perdus dans le désert, l’eau est épuisée, et elle s’assoit à une portée d’arc pour ne pas voir mourir son fils. Alors D.ieu « lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau » (Béréchit 21, 19). Rav Eliezer Shemtov fait remarquer que la Torah ne dit pas qu’un puits est apparu. Elle a vu celui qui était là depuis toujours, et ce qui a changé, c’est son regard. L’ange lui avait dit : « Lève-toi, soulève l’enfant et tiens-le par la main » (21, 18). Autrement dit, relève les yeux et ne t’arrête pas à l’outre vide. Comme le dit Rav Shemtov : « Le succès dépend de D.ieu ; l’effort dépend de toi. » (Citations traduites de l’anglais.)

À table : Quand as-tu trouvé un « puits » qui était là depuis toujours, simplement en regardant de nouveau ?
SourceRav Eliezer Shemtov, Chabad.org (en anglais) · Béréchit 21, 18-19 · chabad.org/7558015
1Le Rabbi

La route d’Avraham va dans les deux sens

Des maamarim du Rabbi · 5737 (1976)

Hachem dit d’Avraham : « Je l’ai aimé, car il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie d’Hachem, en pratiquant la charité et la justice » (Béréchit 18, 19). Dans un maamar prononcé pour l’anniversaire du Rabbi Rachab, le Chabbat Vayéra 5737, le Rabbi compare « la voie d’Hachem » à la route du roi : « par l’intermédiaire de la route, un lien et une attache se créent entre les coins les plus reculés du pays et le lieu où réside le roi » (notre traduction). Et une vraie route va dans les deux sens. Quand nous étudions la Torah, la sagesse d’Hachem descend vers nous ; quand nous accomplissons les mitsvot, surtout les plus difficiles, nous montons.

Même le don a sa règle : « il faut juger ce qui est en trop pour soi, considérer ce qui est nécessaire à sa vie, et donner le reste à la tsédaka » (notre traduction). Cet effort venu d’en bas, c’était la marque d’Avraham : « à Avraham fut révélé ce niveau, grâce à son travail sur le mode de la lumière réfléchie (Or ’Hozer), d’en bas vers en haut » (notre traduction). Et cela n’est pas resté avec lui : l’ordre d’Avraham « est une force particulière … donnée à chaque Juif pour ces deux sortes de service » (notre traduction).

À table : Ce Chabbat est le 20 ’Hechvan, anniversaire du Rabbi Rachab. Quelle « route » prenez-vous le plus, celle où vous recevez (l’étude) ou celle où vous donnez (l’action) ? Quelle mitsva, cette semaine, vous ferait prendre l’autre sens ?
SourceLe Rabbi, Séfer HaMaamarim 5737, maamar « Hamé’hassé Ani MéAvraham », Chabbat Vayéra, 20 Mar’hechvan 5737, dans The Teachings of The Rebbe 5737, vol. 1, trad. anglaise A. et Y. Markel (Neirot Foundation, 2026) · discours 8, p. 188, 193, 197–198 (l’en-tête du livre porte par erreur « Va’era ») ; citations : notre traduction de l’anglais · neirot.com

Malade d’amour : pourquoi Avraham souffrait après la brit

Si’ha du Chabbat Vayéra, 20 ’Hechvan 5750 (1989)

Rachi dit que D.ieu est venu « visiter le malade » le troisième jour après la brit d’Avraham (Béréchit 18, 1). Mais une mitsva doit mener l’homme à la perfection : pourquoi l’a-t-elle rendu malade ? Le Rabbi cite le Tséma’h Tsédek (le troisième Rabbi de Loubavitch) : « la source de la maladie, c’est l’âme malade d’amour, par désir de s’attacher à D.ieu. [Le mot hébreu pour malade, חולה, vaut 49. Il y a “50 portes de compréhension dans le monde”. Celui qui n’en a acquis que 49 tombe malade, assoiffé de la perfection qui lui manque.] Le remède à cette maladie est la révélation de la Divinité. » Avraham avait atteint ce qu’« une créature peut atteindre par ses propres efforts » ; la cinquantième porte, seul D.ieu peut la donner, et c’est la visite de vayéra élav, « D.ieu lui apparut ». C’est aussi pourquoi le Rabbi Rachab, à cinq ans, a pleuré : le même mal d’amour. La directive du Rabbi pour un Chabbat Vayéra qui tombe le 20 ’Hechvan, comme celui-ci : « chacun de nous doit méditer l’histoire des pleurs du Rabbi Rachab et comprendre que, quel que soit le niveau déjà atteint, il doit s’efforcer de monter encore plus haut. » (Citations : notre traduction de l’anglais.)

SourceLe Rabbi, Chabbat Vayéra, 20 Mar’hechvan 5750, Sichos in English, Chabad.org (en anglais) · chabad.org

L’échel : une bonté au-delà de la raison

Likouté Si’hot vol. 3 (discours pour Tomkhei Temimim, ’Hechvan 5719)

« Avraham planta un échel » (Béréchit 21, 33) : un arbre, un verger, une auberge avec nourriture, boisson et gîte pour de parfaits inconnus (Béréchit Rabba 54, 6). « Dans le cœur de chaque Juif ont été implantés l’attribut de la charité et le désir d’accomplir des actes de bonté. C’est notre héritage d’Avraham notre père : non seulement fournir aux autres le strict nécessaire, mais leur permettre d’en tirer du plaisir. » Et juste après l’échel vient l’Akéda, car « la force de messirout néfech [don de soi] qui a poussé Avraham et Yitz’hak à accomplir l’Akéda venait de l’échel qu’Avraham avait planté, c’est-à-dire de sa volonté de faire le bien et de répandre la bonté d’une manière qui dépasse la logique et la raison. » (Notre traduction de l’anglais.)

SourceLe Rabbi, « Vayeira: A Heritage of Generosity », Likouté Si’hot vol. 3, p. 769 et suiv., Chabad.org (en anglais) · § 9 · chabad.org

Avraham a ouvert le canal

Likouté Si’hot vol. 20, Vayéra 3

Pourquoi est-ce l’Akéda, et non les risques précédents d’Avraham, qui est la racine de tout don de soi juif ? Parce que personne ne l’a vue, et qu’aux yeux de la logique elle détruisait l’œuvre de sa vie : « Le don de soi de l’Akéda n’avait aucune base logique. Il n’était motivé que par l’engagement d’Avraham à accomplir la volonté de D.ieu. C’est l’expression complète du bitoul [l’effacement de soi]. » Ainsi « il a donné à chaque Juif le potentiel d’une messirout néfech vraie et totale, faisant d’elle la volonté profonde de chaque Juif ». Pour chacun de nous : « Chaque fois qu’un Juif peine à vaincre ses désirs personnels et accomplit un acte au service de D.ieu, c’est comme si Avraham le conduisait à l’Akéda. » (Notre traduction de l’anglais.)

SourceLe Rabbi, « What Makes a Jewish Martyr Unique », Likouté Si’hot vol. 20, p. 73 et suiv., Chabad.org (en anglais) · §§ 6, 8 · chabad.org
2Rav Haïm Dynovisz
D’après plusieurs de ses cours sur YouTube (détails dans chaque source). Les citations sont reprises telles quelles des sous-titres automatiques, erreurs de reconnaissance comprises ; minutage approximatif (±30 s). Ses vues, telles qu’il les exprime.

Le ’hessed, c’est faire le premier pas tout seul (28:40–33:02; 51:19)

Tout le monde « sait » qu’Avraham est l’homme du ’hessed (la bonté). Rav Dynovisz entreprend de redéfinir le mot. D’abord : « Il n’y a pas un acte de récède plus grand que d’être le premier et le seul à faire quelque chose qui va bouleverser l’humanité tout entière. » (les sous-titres entendent ’hessed comme « récède » ou « recette »). Et : « Le recette, c’est être capable de faire le premier pas tout seul. » Yitz’hak avait Avraham derrière lui, et Yaakov deux générations ; Avraham n’avait personne. D’où, sur olam ’hessed yibané, « le monde est bâti sur la bonté » (Téhilim 89, 3) : « le monde se construira grâce à tous ceux et à toutes celles qui ont le courage la foi d’être les premiers et peut-être même souvent les seuls »

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « 04 Vayéra - Avraham, le Premier et le Seul… Modèle d´un vrai révolutionnaire », YouTube · mis en ligne le 6 nov. 2025; ~00:28:40–00:33:02; 00:51:19 · youtu.be/JQHr8UTPNek

Ne jamais désespérer de l’homme (43:14–49:42)

Deuxième définition. Le modèle de Noa’h, c’était que les justes sont sauvés et que les méchants périssent ; Avraham ne l’accepte pas : « dans chaque homme se cache véritablement une lumière qu’il faut simplement dévoiler ». « Le monde n’a pas été créé pour les justes uniquement. Le monde a été créé pour tout le monde ». « Abraham est le premier homme qui ne se désespère pas des hommes. Et ça c’est le récède. » « Le récède encore une fois c’est la confiance en l’homme. Ne jamais se désespérer de l’homme, y croire jusqu’au bout. » Sa preuve, c’est Eliézer, selon la tradition fils de Nimrod, devenu le fidèle serviteur d’Avraham : « il montre qu’on peut sortir l’étincelle divine de partout ».

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « 04 Vayéra - Avraham, le Premier et le Seul… Modèle d´un vrai révolutionnaire », YouTube · mis en ligne le 6 nov. 2025; ~00:43:14–00:49:42 · youtu.be/JQHr8UTPNek

Le « marchandage » pour Sedom est un code (52:00–01:04:23)

La prière d’Avraham pour Sedom, de cinquante tsaddikim (justes) jusqu’à dix (Béréchit 18, 24-32), se lit selon lui comme un code. Cinquante, c’est ha-adam, l’homme véritable : « Abraham dit à Hashem, fais-le pour l’homme. » Quarante-cinq, un simple être humain ; quarante, les jours où se forme l’embryon, des gens qui pourraient encore devenir des hommes ; trente, c’est le lamed, l’étude, des gens qui changeraient si on les enseignait ; vingt fait allusion au Kéter, l’étincelle indestructible ; et dix, c’est le youd, première lettre du Nom : « fais-le pour Toi ». (Sa lecture, résumée.) Et cela a marché, avec le temps. De Sedom sont sortis Loth, puis Moav, Ruth, David et le Machia’h : « Il a réussi dans sa prière. Il a tout réussi. » Sur « J’ai trouvé David Mon serviteur » (Téhilim 89, 21) : « L’âme du Messie était perdue à cedomme et là-bas, elle a été récupérée. Ce dire que même de la poubelle du monde est sortie la lumière du monde. » (« cedomme » : Sedom, selon les sous-titres.) Sa conclusion personnelle : « Mais ne jamais se désespérer de la globalité. »

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « 04 Vayéra - Avraham, le Premier et le Seul… Modèle d´un vrai révolutionnaire », YouTube · mis en ligne le 6 nov. 2025; ~00:53:36; 01:00:34; 01:03:21; 01:04:23 · youtu.be/JQHr8UTPNek

Un sourire pour la table

Béréchit 18, 32
Dessin : Heimish Humor (transmis par le Rabbin Haim Tebeka ; texte traduit en français)

Avraham demande d’épargner Sedom même pour dix tsaddikim (Béréchit 18, 32). Heimish Humor imagine la même question aujourd’hui.

D.ieu veut qu’on L’aide à changer Son monde (57:43; 1:12:44)

Dans un cours plus ancien sur le même dialogue, Rav Dynovisz y entend le souhait de D.ieu Lui-même : « D.ieu ne veut plus détruire D.ieu veut qu’on l’aide à changer son monde ». Et la réponse de D.ieu à Avraham : « il ne faut pas se décourager de mon monde parce que mon monde est fondamentalement bon et le projet réussira » ; « l’histoire ne se fait pas à court terme l’histoire se fait à long terme ».

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « 04 Vayéra - Ce que le vrai judaïsme apporte », YouTube · mis en ligne le 30 oct. 2023; ~00:57:43; 01:12:44 · youtu.be/tyTYm1oDzU0

Ne pose pas de limite entre toi et le bien (41:37–58:48)

Pourquoi D.ieu envoie-t-Il les anges le troisième jour après la brit mila (circoncision), à quatre-vingt-dix-neuf ans, dans la chaleur, sans personne sur la route ? Parce que c’était « la première fois qu’Abraham n’a aucune bonne raison de le faire ». « quand il pratique le bien il le pratique sans limite », alors que « nous conditionnons le bien que nous faisons à nos propres limite ». Et quand aucun invité ne vient : « quand il est pas sollicité il crée la sollicitation chez lui », donc « ne pose pas de limite entre toi et le bien ». Même envers Sedom, dont toute l’idéologie punissait l’hospitalité, « il ne voit plus ceux qui sont différents de lui il voit des hommes qu’il faut sauver ». La leçon : « ne pose pas de limite dans le bien que tu veux faire et là tu peux espérer voir un jour le bien descendre jusque dans ta semence ».

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « Être ce que l’on pense », YouTube · mis en ligne le 31 oct. 2023; ~00:41:37–00:52:44; 00:58:48 · youtu.be/F-ZYnamgf80

Recoudre le ciel et la terre (10:48–38:24)

Après l’Akéda (la ligature d’Yitz’hak), la bénédiction semble répéter la première, avec un seul changement : « au début béni en lui à la fin béni en sa semence » (Béréchit 12, 3 ; 22, 18). Depuis la faute d’Adam, l’âme et le corps, le ciel et la terre, se séparent ; Avraham, qui appelait Hachem koné chamayim vaarets, « Maître du ciel et de la terre » (14, 19), a commencé à les réunir, vers le jour où « il n’y a plus de séparation entre l’âme et le corps il n’y a plus de séparation entre le monde spirituel et le monde matériel ». Son image : « Abraham ressemble à quelqu’un qui a pris deux morceaux d’un tissu qui avait été déchiré et qui a commencé à le recoudre », jusqu’au dernier point, que coudra le Machia’h lui-même.

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « Être ce que l’on pense », YouTube · mis en ligne le 31 oct. 2023; ~00:10:48; 00:24:49; 00:38:24 · youtu.be/F-ZYnamgf80

L’ego, l’idole qui n’est jamais partie (13:37–27:13; 06:26–07:08)

Le deuxième chapitre du chiour s’appuie ici sur Rav Dynovisz. Dans un cours sur le livre de Daniel : « l’idolâtrie c’est quoi mais c’est le culte de la puissance tout simplement » ; « l’idolâtrie c’est quoi c’est l’homme qui se prosterne devant sa propre réussite c’est pour ça que l’idolâtrie n’a pas disparu aujourd’hui » ; « c’est le culte de l’ego je suis le plus riche je suis le plus puissant je suis le meilleur ». Ce que d’autres appellent le yétser hara (le mauvais penchant), « moi j’appelle ça l’ego l’ego c’est-à-dire le culte de soi ». Et dans un cours de Chavouot : « toute définition de ma force en défendent est hors de moi l’éternel s’appelle dans la torah l’idolâtrie » (sous-titres automatiques, tels quels), le « ma force et la puissance de ma main » de Dévarim 8, 17.

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « LE COMBAT ENTRE L’EGO ET LA VERITE COURS FABULEUX - Rav Dynovisz livre de Daniel », YouTube · mis en ligne le 9 nov. 2020; ~00:13:37–00:15:11; 00:27:13 · youtu.be/QRSWdjbhCBY
Rav ‘Haïm Dynovisz, « Rav ’Haïm Dynovisz - Chavouot - L’idolâtrie moderne », YouTube · mis en ligne le 29 mai 2022; ~00:07:08 · youtu.be/Ta1qFxlhj24

La colère, signe d’une idole cachée (22:26–25:21; 51:08–51:20)

Pourquoi la Torah lie-t-elle la colère à l’idolâtrie ? « l’idolâtrie et la colère sont liés » : quand je suis enfermé dans un système que je me suis fait et que la réalité ne s’y plie pas, soit je disparais, soit je me mets en colère. « mais si tu te mets en colère c’est la preuve que ce n’est ni la justice ni la paix ni la bonté que tu voulais ». Dans un autre cours : « il y a pas de colère sans perte tu te mets en colère tu as perdu ». Quand un grand don est décrété pour quelqu’un mais qu’une accusation pèse sur lui, Hachem lui envoie quelque chose qui pourrait le mettre en colère : « si il surmonte la colère il mérite ce qu’on veut lui donner si il sombre dans la colère il perd tout ». Comparez le Tanya : s’il avait cru que cela venait de Hachem, « il ne se mettrait pas du tout en colère » (Iguéret HaKodech 25, notre traduction).

SourceRav ‘Haïm Dynovisz, « Rav ’Haïm Dynovisz - 12 Haftara Vayé’hi - La colère fait exploser l’âme », YouTube · mis en ligne le 13 déc. 2021; ~00:22:26; 00:25:21 · youtu.be/6N5kCEvl3VM
Rav ‘Haïm Dynovisz, « Rav ’Haïm Dynovisz - 12 Vayé’hi - La colère empêche le Machia’h de se dévoiler », YouTube · mis en ligne le 27 déc. 2023; ~00:51:08–00:51:20 · youtu.be/S9dVERCiWVY
Tanya, Iguéret HaKodech 25 · chabad.org
3Rabbi YY Jacobson
Cours de Vayéra pour femmes, Beth Midrach Ohr Chaim, Monsey · citations d’après les sous-titres

Pourquoi rien n’était caché à Avraham (21:30–24:22)

« Vais-Je cacher à Avraham ce que Je fais ? » (Béréchit 18, 17). Nulle part ailleurs D.ieu ne délibère pour savoir s’il faut dire quelque chose à un prophète. Rabbi YY Jacobson enseigne la réponse du ’Hatam Sofer (en résumé) : la prophétie demande une longue préparation et un calme intérieur, et Avraham était toujours au milieu des gens, à enseigner pas à pas des débutants ; selon les règles habituelles, sa prophétie aurait dû être limitée. D.ieu dit non : « il serait totalement faux de lui couvrir ou de lui cacher quoi que ce soit… il a consacré sa vie à répandre la vérité dans le monde, ce que Je veux. Et c’est pour Moi qu’il a jeté son âme pour changer le monde. » Donc « Je vais lui révéler tous les secrets qu’un prophète peut recevoir, et rien ne lui sera caché », car « le but ultime de la création n’était pas seulement d’être un prophète… D.ieu voulait que tu changes le monde. Et c’est ce qu’il fait. » (Notre traduction de l’anglais.) C’est la même réponse que le maamar du Rabbi sur ce verset, plus haut : Avraham a atteint le niveau caché par son travail d’en bas (rapprochement de notre part).

À table : Avraham a tout appris parce qu’il s’occupait des gens. Quelle personne pourriez-vous enseigner ou aider cette semaine, même si cela vous coûte un peu de calme ?
SourceLe ’Hatam Sofer, enseigné par Rabbi YY Jacobson, « Is It Possible that Your Soul Signed Off on Everything that Goes Down in Your Life? », TheYeshiva.net (en anglais) · YouTube ; ~00:21:30–00:24:22 · youtu.be/ODzkPEZck0I
Page du cours · theyeshiva.net/jewish/9476
4Rabbi Manis Friedman
Citations d’après les sous-titres de ses vidéos

À l’Akéda, c’est la cause elle-même qui allait mourir (12:52–21:32)

L’instinct de conservation ne protège pas seulement le corps, mais aussi les idéaux. À Our Kasdim, Avraham a risqué sa vie ; à l’Akéda, il a renoncé à sa cause : « Ici, son fils représentait tout ce qu’il défendait » ; « si personne ne continue d’enseigner D.ieu au monde, tous les efforts d’Avraham seraient réduits à néant. » À Our Kasdim, un observateur pouvait y voir le dévouement à un projet, « car ici, c’est la cause elle-même qui va mourir ». Depuis, des Juifs ordinaires ont donné leur vie pour une mitsva, parce qu’« il a ouvert cette porte du possible ; maintenant qu’il l’a ouverte, d’autres peuvent suivre plus facilement » : « Avraham a été le père de tout le désintéressement qui a suivi dans l’histoire. » (Notre traduction de l’anglais.) Rabbi Friedman renvoie aux discours du Rabbi ; voir Likouté Si’hot vol. 20, plus haut.

SourceRabbi Manis Friedman, « The Binding of Isaac & TRUE Sacrifice », YouTube (en anglais) · 11 nov. 2022 ; ~00:12:52–00:21:32 (sous-titres) · youtu.be/LINb3_tK_us

Un sourire pour la table

Béréchit 22, 13
Dessin : Heimish Humor (transmis par le Rabbin Haim Tebeka ; texte traduit en français)

« Avraham leva les yeux et vit : voici un bélier, pris dans le buisson par ses cornes » (Béréchit 22, 13).

Ne sois pas un bon père, sois un père (0:00–0:32)

« Un père m’a dit, c’était génial : “Je suis tellement occupé à m’occuper de mes enfants que je n’ai pas de temps pour mes enfants.” … Arrête de t’occuper de tes enfants et sois simplement un père. Ne sois pas un bon père, parce qu’alors tout tourne autour de toi. Sois un père. Tu es capable de produire beaucoup de bonnes choses : vas-y. Ne le deviens pas, fais-le. Et alors il n’y a plus de conflit. Tu ne sacrifies rien dans le monde de D.ieu. » (Notre traduction de l’anglais.) Avraham, « père d’une multitude de nations » (Béréchit 17, 5), courait vers ses invités sans faire de sa bonté une affaire personnelle (rapprochement de notre part).

SourceRabbi Manis Friedman, X (en anglais) · 27 oct. 2026 · x.com/ManisFriedman/status/2115170576717197703

Ce que demande le mariage : l’humilité (0:00–0:24)

« Le mariage demande beaucoup d’humilité, au sens où je ne suis pas bon tout seul. Avec toi, je suis bon. Sans toi, je ne le suis pas. … Je n’ai pas besoin d’avoir raison, cela n’a pas à se passer à ma façon. C’est l’humilité. C’est aussi la santé mentale. Si tout doit se passer à ma façon, je suis narcissique et je ne serai jamais heureux. Le mariage demande une certaine dose de don, d’une générosité qui vient de l’humilité. » (Notre traduction de l’anglais.) Dans notre paracha, le plus grand des donneurs dit : « Je ne suis que poussière et cendre » (Béréchit 18, 27) : une générosité qui vient de l’humilité (rapprochement de notre part).

SourceRabbi Manis Friedman, X (en anglais) · 26 oct. 2026 · x.com/ManisFriedman/status/2114753858320683302
5Rabbi Reuven Wolf
« Vayeira – A Healing Touch » (2018) · citations d’après les sous-titres

La visite qui guérit (08:46; 36:49–55:16)

Le cours de Rabbi Wolf suit pas à pas les questions de la si’ha du Rabbi de 5750, plus haut (le rapprochement est de nous ; il ne la nomme pas). Bikour ’holim, la visite aux malades, est une vraie médecine : « quand tu rends visite au malade, tu participes réellement à sa guérison ». La maladie d’Avraham, c’était le mal d’amour de ’holé = 49 : avec la brit, il atteint la 49e porte, et « la 50e porte le taquine maintenant » ; « si D.ieu n’avait pas eu pitié de lui, il aurait pu mourir de cette maladie ». Alors « dans cette visite, Hachem illumine l’âme d’Avraham Avinou de la 50e porte, et c’est cela la guérison ». (Notre traduction de l’anglais.)

SourceRabbi Reuven Wolf, « Vayeira – A Healing Touch », YouTube (en anglais) · 23 oct. 2018 ; ~00:08:46; 00:36:49–00:55:16 (sous-titres) · youtu.be/baSYpARWVzA

Le Don de la Torah personnel d’Avraham (1:00:11–1:04:24)

Nous comptons quarante-neuf jours jusqu’à Chavouot, et le cinquantième, « ce niveau-là, on ne peut pas le compter » : il est donné. La brit, la seule mitsva qu’Avraham a accomplie parce qu’il en avait reçu l’ordre, a été son Matan Torah (Don de la Torah) personnel. Et élav, « à lui » : contrairement aux prophètes qui s’évanouissaient, Avraham « a pu absorber cette révélation et la faire entrer dans chaque fibre de son être ». (Notre traduction de l’anglais.)

SourceRabbi Reuven Wolf, « Vayeira – A Healing Touch », YouTube (en anglais) · 23 oct. 2018 ; ~01:00:11–01:04:24 (sous-titres) · youtu.be/baSYpARWVzA

Le faire descendre dans la vie de tous les jours (1:10:17; 1:17:00)

La leçon de Vayéra, c’est « un désir, une soif inextinguible, une aspiration à la vérité absolue ». Mais « l’idéal du Juif n’est pas l’aspiration transcendante et le lien là-haut… la beauté du Juif, c’est qu’il peut faire descendre tout cela dans la vie normale de tous les jours », le chemin qui mène à ’Hayé Sarah. (Notre traduction de l’anglais.)

À table : Où votre désir de Hachem pourrait-il, cette semaine, devenir un petit geste ordinaire ?
SourceRabbi Reuven Wolf, « Vayeira – A Healing Touch », YouTube (en anglais) · 23 oct. 2018 ; ~01:10:17; 01:17:00 (sous-titres) · youtu.be/baSYpARWVzA
6Rav Yitzchak Ginsburgh
Gal Einai (inner.org) et ses publications de la semaine

Avraham, Avraham : les deux « je » (Béréchit 22, 11)

« L’âme animale et l’âme divine de l’homme possèdent chacune un ego et un surmoi, tous deux appelés “je”. La différence, c’est que l’ego et le surmoi de l’âme animale sont égocentriques, alors que ceux de l’âme divine ne le sont pas du tout. En hébreu, le “je” de l’ego et celui du surmoi ont deux noms : ani et anokhi. » À l’Akéda, l’ange appelle « Avraham, Avraham », deux fois : une fois son ani divin, une fois son anokhi divin. « Avraham-ani, Avraham-anokhi = 638 = Avraham-Yitz’hak-Yaakov : les trois patriarches dans Avraham (le “tu” et le “il” dans le “je”) ! » (Notre traduction de l’anglais. Vérification : אברהם 248 + אני 61 + אברהם 248 + אנכי 81 = 638 = אברהם 248 + יצחק 208 + יעקב 182.)

SourceRav Yitzchak Ginsburgh, X (en anglais) · 26 oct. 2026 · x.com/RabbiGinsburgh/status/2114744264467120468

Il, Tu, Je : Torah, prière, bonté

« Quand nous étudions la Torah, nous nous adressons à D.ieu, Celui qui donne la Torah, comme “Il”, à la troisième personne… Quand nous prions D.ieu, nous Lui disons “Tu”, à la deuxième personne… Quand nous nous consacrons à des actes de bonté, nous imitons D.ieu Lui-même, au point que Son “Je” entre et se fond dans notre “je” : j’agis comme l’envoyé de D.ieu… “Je” est le pronom d’Avraham, le premier père, le pilier de la bonté. » (Notre traduction de l’anglais.) Ce sont les trois piliers sur lesquels le monde repose : la Torah, la avoda (la prière) et la guémilout ’hassadim (la bonté) (Pirké Avot 1, 2).

SourceRav Yitzchak Ginsburgh, X (en anglais) · 26 oct. 2026 · x.com/RabbiGinsburgh/status/2114784109889261683

Le tsaddik tient les quatre côtés

« Un vrai tsaddik n’a pas besoin d’effacer un côté pour révéler l’autre. Il peut tenir ensemble les contraires, parce qu’il est relié à un point plus haut que les deux. » « En hébreu, le mot pour côté est tsad » ; ce sont « le début, les deux lettres essentielles du mot tsaddik », et les initiales des quatre directions, צפון, דרום, ים, קדם, forment צדיק. Le tsaddik est ainsi « le paradoxe vivant qui unit tous les côtés de la réalité, tous les côtés de l’humanité ». (Notre traduction de l’anglais.) Avraham, tout ’hessed, a aussi porté la guévoura (la rigueur) de l’Akéda (rapprochement de notre part).

SourceRav Yitzchak Ginsburgh, X (en anglais) · 25 oct. 2026 ; vidéo ~00:00–01:01 · x.com/RabbiGinsburgh/status/2114409872921932233

Avraham s’écrit « viens vite »

Avraham était assis dans la chaleur, sans voyageur sur la route, « mais Avraham ne désespère pas » : « Trois anges viennent à Avraham, trois anges nouveaux, créés à l’instant même par la force du désir d’Avraham d’accomplir la mitsva de recevoir des invités. » Puis il court et se hâte : « Si l’on réarrange les lettres du nom Avraham, אברהם, on obtient בא מהר, “viens vite”. » Avec zérizim makdimim lemitsvot (les gens zélés se hâtent d’accomplir les mitsvot) : « Ceux qui agissent avec empressement font avancer la venue du Libérateur et lui disent : בא מהר, “Viens vite !” » (Notre traduction de l’anglais.) Rav Dynovisz dit la même chose des invités, plus haut : quand personne ne demandait, Avraham créait la demande.

SourceRav Yitzchak Ginsburgh, « Vayeirah: New Creation », Gal Einai (en anglais) · 8 nov. 2022 · inner.org

L’échel : « demande »

L’échel du Rabbi, plus haut, est un don sans limite ; celui de Rav Ginsburgh est une demande sans limite. Échel (אשל) a les mêmes lettres que chéal (שאל), « demande ». « Quand Avraham a planté l’échel, il plantait ce sentiment intime que nous pouvons tout demander à D.ieu, et que rien ne peut L’empêcher d’exaucer notre demande. Quand les invités finissaient leur repas à l’échel (l’auberge) d’Avraham, il leur demandait de remercier D.ieu pour la nourriture qu’ils avaient mangée. » (Notre traduction de l’anglais.) C’est l’ordre même de la prière : louange, demande, remerciement (Bérakhot 34a).

SourceRav Yitzchak Ginsburgh, « Abraham’s Eshel: Asking Questions About G‑d », Gal Einai (Ma’ayan Ganim, en anglais) · 14 nov. 2019 · inner.org
7Rav Shalom Arouch
Extraits de Breslev.com, sous-titres anglais

Là où sont tes yeux, là tu es (0:03–2:06)

« Là où sont les yeux de la personne, c’est là qu’est la personne » : « on peut être à la maison d’étude et être dans la rue, parce que ses yeux sont dans la rue. Et on peut être dans la rue et être à la maison d’étude, parce qu’on ne pense qu’à Hachem. » C’est pourquoi David HaMélekh dit : « Vaani tamid imakh », « Et moi, je suis toujours avec Toi » (Téhilim 73, 23). Et sur les bénédictions : « son ami qui n’est pas content de sa part perd sa part. Qui la prend ? Celui qui a un bon œil. » « Réjouis-toi vraiment pour les autres, et honore chacun. » (Traduit des sous-titres anglais.) La Michna en fait la marque des disciples d’Avraham, un bon œil (Pirké Avot 5, 19), et dans notre paracha Avraham court vers des inconnus et plaide même pour Sedom (rapprochement de notre part).

SourceRav Shalom Arouch, « The Secret to Receiving Blessings », X (Breslev.com, sous-titres anglais) · 25 oct. 2026 ; 0:03–2:06 · x.com/ShalomArushEN/status/2114469433561534524

Ne soyez pas avares, surtout de paroles

Rav Shalom Arouch enseigne qu’« être avare, c’est être l’opposé de Hachem », car « Hachem n’est que don, et l’avare ne fait que prendre » (trad.). « On nous demande d’imiter Hachem : alors ne soyez pas avares ! Si c’est vrai pour l’argent, c’est d’autant plus vrai pour les PAROLES » (trad.). Donc « encouragez votre conjoint, vos enfants et vos amis » et « veillez à donner bien plus de positif que de critiques ! » (trad.). Dans Vayéra, D.ieu Lui-même rend visite à Avraham après sa brit mila, et la Guemara en tire : « D.ieu visite les malades, comme il est écrit : “D.ieu lui apparut dans les plaines de Mamré” ; toi aussi, visite les malades » (Sota 14a, trad. d’après Chabad.org).

À table : Ne soyez pas avares de bonnes paroles : que chacun dise un mot d’encouragement à quelqu’un d’autre autour de la table.
SourceRav Shalom Arouch, X (Breslev.com, en anglais) · 28 oct. 2026 · x.com/ShalomArushEN/status/2115585442443911596
Sota 14a, Parshah In Depth, Chabad.org (en anglais) · chabad.org

Un sourire pour la table

Béréchit 19, 26
Dessin : Heimish Humor (transmis par le Rabbin Haim Tebeka ; texte traduit en français)

Dans Sedom, l’avarice allait jusqu’au sel. Rachi sur 19, 26 : « Elle a fauté par le sel, et elle a été punie par le sel. Il lui dit : “Donne un peu de sel à ces invités.” Elle répondit : “Cette mauvaise coutume aussi, tu veux l’introduire ici ?” » (Notre traduction.)

8La Torah et l’actualité

L’IA et l’âme

Rav Yitzchak Ginsburgh

Rav Ginsburgh sur l’actualité technologique de la semaine : « Toutes les révolutions technologiques précédentes ont changé les objets autour de nous. L’IA est différente : elle tente de faire d’un objet un sujet. Mais la capacité de vraiment entrer en relation avec autrui et avec D.ieu reste propre à l’âme humaine. » (Notre traduction de l’anglais.) Le quatrième chapitre du chiour s’appuie sur sa réponse en vidéo : D.ieu « insuffla dans ses narines un souffle de vie » (Béréchit 2, 7), et Onkelos l’appelle roua’h memalela, « un esprit qui parle ».

SourceRav Yitzchak Ginsburgh, X (en anglais) · 27 oct. 2026 · x.com/RabbiGinsburgh/status/2115150033486254309

Poignardé dans la 47e rue, de retour le lendemain

New York, 21-24 oct. 2026

Le mercredi soir 21 octobre, un jeune rabbin, Yossef, 26 ans, de Crown Heights, a été poignardé dans le bas du dos, apparemment avec une grosse seringue, dans la 47e rue Ouest à Manhattan, là où il aide des Juifs à mettre les téfilines. Soigné à Bellevue, il était de retour dès le jeudi aux mêmes coins de rue. À la sortie de Chabbat, les Shomrim ont annoncé qu’une suspecte était en garde à vue. Ses mots : « Je pense sans cesse à mes grands-parents. Ils ont survécu à la Shoah, ont connu le pire de la haine, et ont quand même bâti une famille juive fière. … Leur réponse à la haine, c’était plus de vie juive. La mienne le sera aussi. Nous ne reculerons jamais. Nous continuerons simplement à répandre plus de lumière. » Le Rabbi écrivait en 5713 (1952) : « אין להסתפק שיהי’ עובד השי”ת היום כמו אתמול … ולכן מוכרח בכל יום להתוסף עוד אור », « il ne suffit pas de servir Hachem aujourd’hui comme hier… c’est pourquoi il faut ajouter chaque jour encore de la lumière ». Et, selon les mots du Rabbi plus haut, « c’est comme si Avraham le conduisait à l’Akéda ». (Traductions : les nôtres.)

SourceTzali Reicher, « A Day After Midtown Stabbing, Young Rabbi Is Back in Diamond District », Chabad.org (en anglais) · 22 oct. 2026 · chabad.org
COLlive (arrestation) · 24 oct. 2026
Le Rabbi, Igrot Kodech vol. 7, n° 2057, 23 Kislev 5713 · torahrecordings.com

Deux mille invités, des centaines de maisons ouvertes

Crown Heights, 22-25 oct. 2026

Le week-end dernier, « près de 2 000 participants » venus de 160 universités de six pays sont arrivés à Crown Heights pour le Chabbaton Péguicha de Chabad on Campus, et « les participants ont été accueillis dans les foyers de centaines de familles de Crown Heights pour le repas du vendredi soir ». C’est la tente d’Avraham, ouverte sur les quatre côtés (Avot deRabbi Natan 7). Le Rambam : « Telle est la règle qu’Avraham a instituée et le chemin de bonté qu’il a suivi : donner à manger et à boire aux voyageurs et les raccompagner. [En effet,] recevoir des invités dépasse le fait d’accueillir la Présence divine » (Hilkhot Evel 14, 2). Le Rabbi ajoute qu’Avraham « nous a donné à chacun la force d’offrir l’hospitalité d’une manière qui dépasse l’accueil de la Présence divine ». (Notre traduction de l’anglais.)

Source« Made for This: Nearly 2,000 Participants Fill Crown Heights for Pegisha », CrownHeights.info (en anglais) · 28 oct. 2026 · crownheights.info
Le Rabbi, « Avraham’s Heritage of Kindness » (Si’hot Érev Roch Hachana 5723), Chabad.org (en anglais) · chabad.org

Un sourire pour la table

Béréchit 19, 30
Dessin : Heimish Humor (transmis par le Rabbin Haim Tebeka ; texte traduit en français)

Un peu d’humour noir sur les lieux où les Juifs se sentent en sécurité aujourd’hui.

9Machia’h et Guéoula

De Sedom au Machia’h

Pour la table familiale · Chabad.org

Après la destruction de Sedom, Loth et ses deux filles, seuls survivants de leur famille, se cachent dans une grotte de la montagne. Les filles croient que le monde entier a été détruit, comme au Déluge, et qu’elles sont les dernières personnes restantes (Béréchit Rabba 51, 8). Leur mère n’est plus, et tout espoir de mari a disparu. L’aînée dit : « Notre père est âgé, et il n’y a plus d’homme sur la terre pour nous épouser selon l’usage de toute la terre » (Béréchit 19, 31). Deux nuits de suite, elles font boire du vin à Loth, et chacune conçoit de lui un enfant. L’aînée appelle son fils Moav, « du père », et la cadette appelle le sien Ben-Ami, « fils de mon peuple » : les ancêtres de Moav et d’Amon (Béréchit 19, 37-38).

À qui la faute ? La plupart de nos Sages jugent les filles favorablement et blâment Loth. Le Midrach lit « celui qui s’isole recherche la convoitise » (Michlé 18, 1) comme parlant de Loth (Béréchit Rabba 51, 9). C’est lui qui avait choisi Sedom, et même après avoir compris ce qui s’était passé la première nuit, il a bu de nouveau la seconde (Béréchit Rabba 51, 9 ; Midrach Tan’houma, Vayéra 12). La Guemara leur applique un verset : aux filles, qui le voulaient pour une mitsva, « les justes y marcheront », et à Loth, « les fautifs y trébucheront » (Horayot 10b, sur Hochéa 14, 10). Avraham s’est éloigné aussitôt après, explique Rachi, pour se tenir loin de la honte de Loth (Rachi, Béréchit 20, 1).

Pourquoi les filles sont honorées. Elles croyaient devoir assurer la survie du genre humain. C’est pourquoi l’interdiction de la Torah d’épouser des Moabites et des Ammonites (Dévarim 23, 4) ne s’applique qu’aux hommes et non aux femmes, en l’honneur de l’intention des mères (Pessikta Rabbati 42). L’aînée a agi la première, et sa lignée a rejoint le peuple juif quatre générations plus tôt (Baba Kama 38b).

La lumière cachée dans l’obscurité. De Moav est venue Ruth, arrière-grand-mère du roi David. D’Amon est venue Naama, épouse du roi Chlomo et mère de Ré’havam, dont descend le Machia’h (Béréchit Rabba 51, 8). Le Midrach dit que le vin de la grotte était apparu par miracle, un avant-goût des temps du Machia’h (Béréchit Rabba 51, 8). Sur le verset « J’ai trouvé David Mon serviteur » (Téhilim 89, 21), il demande : « Où l’a-t-Il trouvé ? À Sedom ! » (Béréchit Rabba 41, 4).

Pourquoi la plus grande âme passerait-elle par un lieu si bas ? Rabbi Meir de Premishlan donnait une parabole : un marchand qui fait passer des marchandises précieuses à la douane les couvre de saleté, pour que personne ne soupçonne leur valeur. De même, Hachem a fait descendre les âmes de David et du Machia’h par des unions qui semblent indignes, pour que les forces du mal n’essaient pas de les arrêter (cf. Siftei Kohen, Béréchit 38, 1). Le Tséma’h Tsédek, troisième Rabbi de Loubavitch, explique que la royauté de David vient d’une source si élevée qu’elle ne pouvait être tirée que du plus profond de l’abîme (Dére’h Mitsvoté’ha, p. 58).

Une histoire. En 1921, à Luban, un érudit en Torah tomba mortellement malade d’un étrange gonflement de la langue. Il raconta à son rav, Rav Moché Feinstein, que la semaine précédente il avait prêché durement contre les filles de Loth. Deux très vieilles femmes lui étaient apparues en rêve, s’étaient présentées comme les filles de Loth, et lui avaient dit qu’il était puni par sa langue. Elles avaient cru être les dernières vivantes. Elles avaient rendu l’histoire publique exprès, par les noms de leurs fils, afin qu’aucune génération future ne puisse jamais prétendre qu’un enfant était né sans père et bâtir là-dessus un faux messie. Pour cela, dirent-elles, elles avaient mérité que le vrai Machia’h vienne d’elles. Il finit de raconter le rêve et rendit l’âme (Iguerot Moché, vol. 8, introduction).

À table : Avez-vous déjà vu quelque chose de bon sortir de ce qui ressemblait à une catastrophe ? Et pourquoi la Torah nous raconte-t-elle cette histoire ouvertement au lieu de la cacher ?
SourceMendel Braun, « The Untold Story of Lot and His Daughters », Chabad.org (en anglais ; adaptation française de notre part) · chabad.org/7558016

L’enfant qui pleurait pour voir D.ieu, et ses soldats

Le 20 ’Hechvan, anniversaire du Rabbi Rachab

Ce Chabbat est le 20 ’Hechvan, anniversaire du Rabbi Rachab (Rabbi Chalom DovBer, cinquième Rabbi de Loubavitch, né en 5621/1860). À quatre ou cinq ans, « il vint chez son grand-père, le Tséma’h Tsédek, le Chabbat Vayéra, et se mit à pleurer : “Pourquoi D.ieu S’est-Il révélé à Avraham, et ne Se révèle-t-Il pas à nous ?” » La réponse : « Quand un Juif tsaddik décide à quatre-vingt-dix-neuf ans qu’il doit se circoncire, il mérite que D.ieu Se révèle à lui. » Cet enfant a fondé la yéchiva Tomkhei Temimim (5657/1897) : « Le Rabbi Rachab expliquait que le but de la Maison de David est d’amener le Machia’h… les Temimim sont les “soldats” dont la mission est de combattre pour la révélation du Machia’h… (Aujourd’hui, bien sûr, chacun est encouragé à aider aussi.) » Et les larmes désignent la Guéoula elle-même : « l’essence de l’ère de la Délivrance sera la révélation directe de D.ieu ; “ton Maître ne se cachera plus, et tes yeux verront ton Maître”. Au seuil de cette ère, la soif intérieure se fait sentir plus fort. » En 5750, le Rabbi disait que le cri « Ad matai » (« Jusqu’à quand ? ») « exprime le grand désir de Divinité, qui sera comblé par les révélations de l’ère messianique. Que ce soit maintenant, immédiatement. » (Traductions : les nôtres, de l’anglais.)

Note Note : cette semaine marquait aussi le départ du Rabbi Rachab de Loubavitch en 1915. Le calendrier de Chabad.org donne le 16 ’Hechvan (un dimanche, 24 octobre 1915) ; la biographie de Chabad.org donne le 17 ’Hechvan. Nous suivons le calendrier.
SourceHayom Yom, 9 ’Hechvan, Chabad.org · chabad.org
« Rabbi Sholom DovBer Schneersohn », Chabad.org (en anglais) · chabad.org
Le Rabbi, « Seeing Truth », In the Garden of the Torah, Vayeira, Chabad.org (en anglais) · chabad.org
Le Rabbi, Chabbat Vayéra 5750, Chabad.org (en anglais) · chabad.org

Les pierres de la Guéoula (09:47–23:40)

Rabbi Simon Jacobson sur le chapitre 37 du Tanya : le but, d’après le Rambam, est que « l’occupation du monde ne sera que de connaître D.ieu ». Ce n’est pas donné de l’extérieur : « ce sont nos actions qui amènent le dévoilement de l’Infini (Guilouï Ein Sof) dans ce monde », et à chaque mitsva « tu dévoiles un petit morceau de Machia’h et de Guéoula ». Chaque bonne action depuis le début des temps « est une pierre du dévoilement de l’Essence. Et quand ces pierres s’accumulent, c’est le Machia’h et la Guéoula. » Les « valeurs qu’Avraham Avinou a inaugurées » sont devenues avec le temps la norme de notre monde. Donc : « Nous ne sommes pas des spectateurs. » (Notre traduction de l’anglais.)

SourceRabbi Simon Jacobson, « What Is the Age of Moshiach and How Does it Arrive », MyLife: Chassidus Applied, YouTube (en anglais) · 25 oct. 2026 ; ~00:09:47–00:18:16 (sous-titres) · youtu.be/jgPHQrn525k
Sources et références

Torah et commentateurs

Talmud et Midrach

Rambam et décisionnaires

’Hassidout et le Rabbi

Enseignants et sources en ligne

Également cités dans cette feuille

  • Le Rabbi, Séfer HaMaamarim 5737, maamar « Hamé’hassé Ani MéAvraham », Chabbat Vayéra, 20 Mar’hechvan 5737, dans The Teachings of The Rebbe 5737, vol. 1, trad. anglaise A. et Y. Markel (Neirot Foundation, 2026) · discours 8, p. 188, 193, 197–198 (l’en-tête du livre porte par erreur « Va’era ») ; citations : notre traduction de l’anglais · neirot.com
  • Le Rabbi, Chabbat Vayéra, 20 Mar’hechvan 5750, Sichos in English, Chabad.org (en anglais) · chabad.org
  • Le Rabbi, « Vayeira: A Heritage of Generosity », Likouté Si’hot vol. 3, p. 769 et suiv., Chabad.org (en anglais) · § 9 · chabad.org
  • Le Rabbi, « What Makes a Jewish Martyr Unique », Likouté Si’hot vol. 20, p. 73 et suiv., Chabad.org (en anglais) · §§ 6, 8 · chabad.org
  • Rav ‘Haïm Dynovisz, « 04 Vayéra - Avraham, le Premier et le Seul… Modèle d´un vrai révolutionnaire », YouTube · mis en ligne le 6 nov. 2025; ~00:28:40–00:33:02; 00:51:19 · youtu.be/JQHr8UTPNek
  • Heimish Humor (dessin) · Béréchit 18, 32
  • Rav ‘Haïm Dynovisz, « 04 Vayéra - Ce que le vrai judaïsme apporte », YouTube · mis en ligne le 30 oct. 2023; ~00:57:43; 01:12:44 · youtu.be/tyTYm1oDzU0
  • Rav ‘Haïm Dynovisz, « Être ce que l’on pense », YouTube · mis en ligne le 31 oct. 2023; ~00:41:37–00:52:44; 00:58:48 · youtu.be/F-ZYnamgf80
  • Rav ‘Haïm Dynovisz, « Rav ’Haïm Dynovisz - Chavouot - L’idolâtrie moderne », YouTube · mis en ligne le 29 mai 2022; ~00:07:08 · youtu.be/Ta1qFxlhj24
  • Rav ‘Haïm Dynovisz, « Rav ’Haïm Dynovisz - 12 Vayé’hi - La colère empêche le Machia’h de se dévoiler », YouTube · mis en ligne le 27 déc. 2023; ~00:51:08–00:51:20 · youtu.be/S9dVERCiWVY
  • Le ’Hatam Sofer, enseigné par Rabbi YY Jacobson, « Is It Possible that Your Soul Signed Off on Everything that Goes Down in Your Life? », TheYeshiva.net (en anglais) · YouTube ; ~00:21:30–00:24:22 · youtu.be/ODzkPEZck0I
  • Page du cours · theyeshiva.net/jewish/9476
  • Rabbi Manis Friedman, « The Binding of Isaac & TRUE Sacrifice », YouTube (en anglais) · 11 nov. 2022 ; ~00:12:52–00:21:32 (sous-titres) · youtu.be/LINb3_tK_us
  • Rabbi Reuven Wolf, « Vayeira – A Healing Touch », YouTube (en anglais) · 23 oct. 2018 ; ~00:08:46; 00:36:49–00:55:16 (sous-titres) · youtu.be/baSYpARWVzA
  • Rav Yitzchak Ginsburgh, X (en anglais) · 26 oct. 2026 · x.com/RabbiGinsburgh/status/2114744264467120468
  • Rav Yitzchak Ginsburgh, X (en anglais) · 26 oct. 2026 · x.com/RabbiGinsburgh/status/2114784109889261683
  • Rav Yitzchak Ginsburgh, X (en anglais) · 25 oct. 2026 ; vidéo ~00:00–01:01 · x.com/RabbiGinsburgh/status/2114409872921932233
  • Rav Yitzchak Ginsburgh, « Vayeirah: New Creation », Gal Einai (en anglais) · 8 nov. 2022 · inner.org
  • Rav Yitzchak Ginsburgh, « Abraham’s Eshel: Asking Questions About G‑d », Gal Einai (Ma’ayan Ganim, en anglais) · 14 nov. 2019 · inner.org
  • Rachi, Béréchit 19, 26 (Béréchit Rabba 50, 4) · chabad.org
  • Tzali Reicher, « A Day After Midtown Stabbing, Young Rabbi Is Back in Diamond District », Chabad.org (en anglais) · 22 oct. 2026 · chabad.org
  • COLlive (arrestation) · 24 oct. 2026
  • Le Rabbi, Igrot Kodech vol. 7, n° 2057, 23 Kislev 5713 · torahrecordings.com
  • « Made for This: Nearly 2,000 Participants Fill Crown Heights for Pegisha », CrownHeights.info (en anglais) · 28 oct. 2026 · crownheights.info
  • Le Rabbi, « Avraham’s Heritage of Kindness » (Si’hot Érev Roch Hachana 5723), Chabad.org (en anglais) · chabad.org
  • Hayom Yom, 9 ’Hechvan, Chabad.org · chabad.org
  • « Rabbi Sholom DovBer Schneersohn », Chabad.org (en anglais) · chabad.org
  • Le Rabbi, « Seeing Truth », In the Garden of the Torah, Vayeira, Chabad.org (en anglais) · chabad.org
  • Rabbi Simon Jacobson, « What Is the Age of Moshiach and How Does it Arrive », MyLife: Chassidus Applied, YouTube (en anglais) · 25 oct. 2026 ; ~00:09:47–00:18:16 (sous-titres) · youtu.be/jgPHQrn525k
שבת שלום
Ces notes sont destinées à l’étude et à la discussion à la table du Chabbat. Pour toute question de halakha pratique, consultez votre rav.
La semaine prochaine : paracha ’Hayé Sarah

Chabbat 7 novembre 2026 · 27 ’Hechvan 5787 · Chabbat Mévarkhim Kislev (le Chabbat où l’on bénit le mois qui vient). Torah : Béréchit 23, 1 – 25, 18 · Haftara : Melakhim I 1, 1-31. Roch ’Hodech Kislev tombe mardi et mercredi 10-11 novembre ; le molad est lundi soir, 22 h 27 et 3 ’halakim (Hebcal).

Allumage des bougies
BougiesFin de Chabbat
Israël
Jérusalemven. avant 16 h 11sam. 17 h 28
Tel Avivven. avant 16 h 32sam. 17 h 29
Haïfaven. avant 16 h 20sam. 17 h 28
Netanyaven. avant 16 h 32sam. 17 h 29
Herzliyaven. avant 16 h 32sam. 17 h 29
Modiinven. avant 16 h 32sam. 17 h 28
BougiesFin de Chabbat
États-Unis
Las Vegas (Summerlin)ven. avant 17 h 28sam. 18 h 25
Palo Altoven. avant 17 h 54sam. 18 h 51
New Yorkven. avant 17 h 36sam. 18 h 35
Los Angelesven. avant 17 h 43sam. 18 h 39
Miamiven. avant 18 h 22sam. 19 h 15
Chicagoven. avant 17 h 29sam. 18 h 29
BougiesFin de Chabbat
Europe
Parisven. avant 17 h 15sam. 18 h 21
Lyonven. avant 17 h 12sam. 18 h 14
Marseilleven. avant 17 h 14sam. 18 h 15
Londresven. avant 16 h 19sam. 17 h 27
Anversven. avant 17 h 01sam. 18 h 09
Horaires Hebcal.com : bougies 18 min avant le coucher du soleil (Jérusalem 40, Haïfa 30, autres villes d’Israël 20) ; fin à la tombée de la nuit (8,5°). « avant » = allumer au plus tard à cette heure ; « après » = allumer seulement après cette heure (la nuit tombée), à partir d’une flamme existante. Vérifiez avec votre rav ou calendrier local.